LA PEINTURE MODERNE
tures, Turner a donne a l'Angleterre environ 1 9 000 dessins. Les uns sont des aquarelles ou il a mis en jeu toutes les ressources de son art ; les autres ne sont que des esquisses. On conçoit combien il est difficile de faire un choix dans une pareille masse de tableaux. Les œuvres suivantes toutefois nous semblent plus particulièrement de nature à faire apprécier le
talent de Turner : Kilgarran Castle, a Lord Armstrong ; Conway C asile, au Duc de Westminster ; Pêcheurs, a Lord Iveagh ; Wallon Bridges, a Lady Wantage ; (Mercure el Hersé, aLord Swaythling ; le Déluge, à M. Darell Brown ; Fusées et feux de Bengale, dans la collection Yerkes ; enfin, à la Galerie Nationale : Passage de ruisseau. Rade de Spilhead {{[%. 384) (équipage levant une ancre), Un matin glacé, YEnterrement de Wilkie, le Fighting Téméraire, Ulysse narguant Polypheme (fig. 378), le Soleil de Venise (fig. 385), Pluie, vapeur et vitesse : le Great Eaeslern Railway. Nous aurons, du reste, 1 occasion de reparler de cet artiste.
John Constable complète le triumvirat des grands peintres paysagistes de la fin du XVIII' siècle. Il naquit à East Bergholt, dans le comté de Suffolk, en 1 776. Son père était meunier, et lui-même travailla de cet état dans ses jeunes années. A vingtquatre ans, il entra, comme étudiant, à l'Académie royale.
Constable se maria en 1 8 1 6 ; il fut d'abord associé de l'Académie en 1819, puis membre en 1829, et il mourut en 1837. Constable fut une puissance, avec l'instinct impérieux de l'expression esthétique, réunie à un amour intense des formes simples de la nature et une obstination qui le rendit impopulaire comme homme, en
Fig. 386. — Gildecca. par Turner.
(Au Musée Victoria aud Albert.)
FiG. 387. — Chaumière