TRADUCTION
Très excellent Monsieur Ceccarelh.
Je reçois avec une joie profonde voire très estimsble leltre du 23 courant, par laquelle vous me peignez âvec le pinceau du Ssnzio (mon adoré) ce qai s* est fait dans ma chère viJle de Pesaro pour m' honorer et me lêter S. Ixc Ubaldmo leruzzi^ par une lettre du 21 me faisait part de h munificence royale ^ vous me faites maintenant conmitre^ monsieur, que vous êtes en possession d'une médaille frappée en mon honneur et offerte pana courtoise et généreuse députation Toscane pour m' être envoyée. Toutes ces choses tendent à m' édifier, et, si c'était possible, à m' enorgueillir. Ce sont assurément là de beaux et flatteurs encouragements dont Je suis très reconnaissant
Je tiens cependant i vous déclarer que ce qui réjouit le plus mon âme et me pénétre le plus le cœur, c 'est l'alTection que me témoignent mes concitoyens. Voir payer de retour un amour de la patrie que j'ai nourri (quoique en silence) toute ma vie, c'est une vraie félicité pour moi Je dois aussi vous dire que /ai' la plus p-ande satisfaùtion i penser que mon très cher Comte Giordiano Perticari a, lui aussi, figuré dans cette circ0nsf3m.ce soicnnelle , ce qui m'est une preuve qu'il jouit d'une bonne santé et qu'il me conserve sa bienveillance aont je suis lier. Je m'aperçois monsieur Je syndic ^ çtie Je vous donne trop longuement la peine de me lire,- jetez les yeux dans mon cœur et pardonnez- 'Je moi.
Veuillez bien faire agréer à M. M. les membres de la junte les sentiments de ma cJiatleureuse reconnaissance, et je vous prie d'en faire autant auprès de ceux qui aiment f enfant de Pesaro, qui est heureux dé se dire votre respectueux et affectionné
GIOACCHJNO ROSSINL
Passy-Paris, 27 AoUl, 1864'.
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