‹ Gabalum ChristianumChapitre 17 sur 126 · PREMIÈRE PARTIE , NOTIONS PRÉLIMINAIRES. OÎ · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE , NOTIONS PRÉLIMINAIRES. OÎ

Arelale, Arelatis. Il soutient que l'on doit dire Memmas ou Mimmas , et Memmatensis ou Mimmatensis. Puis il ajoute : vMemmaie ou Mimmates à nostris vo- » caliir j M in N ac T in D conversis. Mande. » Un peu plus bas, Adrien de Valois n'écrit plus Mande, mais hienMende, quand il nomme les lieux anciens du pays. Nous le citons textueliement : «DiœcesiMem- » maiensi conlinentur i)/emj??a/e^ Mende; Gaball, Ja- » vols; GredonumCasirum, Gièze; Tliermœ alias Ter- » mini, Termes; Fabia,\^ Fage; Liiciis ^ Luc; Gas- » tellum novum Randonense j Chàteauneuf-de-Randon; » Salvia velSalices, Saignes.» Dans le chapitre suivant , nousaurons à revenir sur les localités nommées par notre auteur, mais nous devons terminer ici ce qui regarde Mende.

Depuis plusieurs siècles , le nom latin de Mende est Mimnte ou Mimalmn. Son évèque se qualifie episcopus Mimatefisisou Mimaiensium. Ce dernier titre est beaucoup plus rare.

Le siège épiscopal de cette ville remonte, comme il aétédit, aumoinsau troisième siècle. Quoiqueétabli dans une contrée peu fertile et monlueuse, n'ayant qu'une modique population, il était, avant i790, plus richement doté qu'un grand nombre d'autres sièges de l'église de France. La taxe de cet évêché était fixée, en cour de Rome, à quarante miiie livres de revenu , et l'on n'ignore pas que ces taxes étaient toujours inférieures au revenu réel des sièges. Les archevêchés de Lyon etde Reims, n'étaient supérieurs

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que de dix mille livres à la taxe du siège de Mende. Celui-ci l'emportait, sous ce rapport, i" sur les archevêchés d'Aix, devienne, d'Embrun, de Besançon; 2» sur quatre-vingt-cinq évêchés de France , parmi lesquels figurent ceux de Marseille , Amiens , Clermont, Poitiers, Bayonne, le Puy.

L'évêque était qualifié de seigneur et gouverneur de Mende, comte de Gévaudan et de Brioude. Il était président-né des Etals du pays.

Le siège épiscopal de Mende a relevé de la métropole de Bourges depuis son établissement jusqu'à la création de l'archevêché d'Albi , en 1676. Le concordat de 1801 plaça cet évêché sous la métropole de Lyon. Lorsqu'en i822, l'archevêché d'Albi fut rétabli , Mende en redevint suffr^igant.

11 ne nous semble pas sans intérêt de présenter le tableau de classification des évêchés rel \ant de ces trois métropoles , afin de connaître le rang que Mende y occupait et celui qu'il occupe aujourd'hui.

Sous la mé:iO[K/Ie de Boi.rges, avant l'érection de Tévêché d'Albi en archevêché, les suffragants étaient classés dans cet ordre: ]•> Glermonl; 2** Albi; 5« Vabres; 4° Limoges; 5" Castres; 6» Tulle ; 7° Bodez ; 8° Le Puy, 9» Saint-Mour; 10° Mende; H» Cahors.

Sous la méliO[ oie d'Albi, avant le concordat de 1801 , on comptait les évêchés suivants: 1° Rodez ; 2° Castres; o» Cahors; 4" Vabres; 5° Mende.

Sous la métropole de Lyon, furent compris, en vertu du concordat de 1801, les évêchés dont les

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noms suivent : 1° Mende; ^'^ Grenoble; 5° Valence; 4° Cliambéry.

Enfin rarchevêché rétabli (l'x\lbi a maintenant pour sièges suffraganis : 1" Rodez; 2° Cahorrf ; 'ô° iMende; 4** Perpignan.

Pour ne rien omettre en fait de documents de celte nature, nous ajoutons que sous la constitution schismatique des jours néfastes de la révolution de 1789, ce qu'on nommait Vévêché métropolitain des côtes de la Méditerranée dont Aix était le siège, contenait, dans son arrondissement, les évêchés constitutionnels de la Corse, du Var, des Basses-Alpes, des Hautes- Alpes, de la Drôine, de la Lozère, du Gard et de l'Hérault. Les titulaires devaient résider à Bastia, à Fréjiis, à Digne, h Embrun, à Gap, à Valence, à Monde, h Nîmes et h Béziers. On sait que celte organisation , après avoir été la cause d'une multitude effroyable de meurtres, de déportations et de très-graves scandales, finit par périr sous le coup de la réprobation universelle, en 1801.

Nous empruntons à Hugues du ïems ce que nous avons à dire sur l'ancien chapitre catbédral de Monde intimement lié à Texisience du siège èpiscopal. Ce chapitre se composait d'un prévôt, d'un archidiacre, d'un prècenteur, de quinze chanoines, de cinquante et un chapelains, de trente semi-prébendés et de quatre hebdomadiers. Les trois piemiers dignitaires et les quinze chanoines formaient le Haut-Chœur. Les quatre-vingt-cinq autres composaient le Bas-

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Chœur. Chacune de ces deux corporations avait son syndic , ses biens , son sceau , ses oificiers temporels. Il n'existait en France aucune autre organisation de cette nature, si ce n'est à Perpignan.

Aujourd'hui le chapitre de Mende , outre les deux vicaires-généraux ou archidiacres de l'évêché , ne compte que neuf chanoines titulaires, y compris l'archiprêlre qui remplit les fonctions de curé , pour la ville de Mende. L'évêque nomme autant de chanoines honoraires qu'il lui convient et il possède exclusivement la nomination aux canonicats titulaires, selon le droit inauguré par le concordat de 1801.

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