‹ Gabalum ChristianumChapitre 28 sur 126 · CHAPITRE \III · texte numérisé non relu

CHAPITRE \III

Autres anciennes institutions monastiques dont la fondation n'a pas de date

connue.

I. Nous entrons maintenant dans le domaine des présomptions. Ispagnac peut figurer dans celte catégorie. Il est certain que celle petite ville possédait un prieuré de Bénédictins et celui-ci nous semble fort n'être que la dégénération d'une ancienne abbaye. Dom Vaisselle ne dit absolument rien de celle localité, sous le point de vue de notre recoUeclion. Il la nomme, une seule fois, en parlant du paréage du roi et de l'évêque de Mende, sous le règne de Philippe-le-Bel , et il fait mention du prieuré de cette époque. Cet acte, daté de l'an 1506, nomme ce lieu Villa IspanliiacL Ceci nous renseigne du moins sur la manière d'écrire le nom de cette localité. Ce ne serait donc ni Hispanliac , ni Espagnac , mais bien Ispagnac ou mieux encore Ispanliiac. Néanmoins l'usage a consacré l'avani-dernière désignation. Ce nom de lieu semble pourtant rappeler, si non une fondation, du moins une possession espagnole , aqiia hispanica.

Le P. L'Ouvreleul classe Ispagnac parmi les prieurés simples. L'église est d'une construction remarquable, et si , dans l'origine , Ispagnac n'eût été qu'un simple prieuré , cet édifice n'aurait pas l'importance architecturale qu'on y reconnait. Il est fâcheux qu'aucun

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titre ne vienne nous révéler la date de cette fondation qui, ici comme à Langogne, à la Canourgue et ailleurs, a provoqué la foimation d'une petite ville. Elle est située sur les rives du Tarn et est dotée d'une cure de seconde classe , dans le canton judiciaire et l'arrondissement de Florac.

Selon une vieille tradition, il existait, en ce lieu, un temple où Ton brûlait des enfants en l'honneur de la fausse diviniié qui y était adorée. Aucun monument ne vient appuyer une tradition de cette nature. Il est à croire cependant que cette localité remonte aux temps les plus reculés, si on considère sa position dans une vallée agréable et fertile.

II. Encore de simples conjectures sur une institution monastique qui aurait existé à Salmon , sur le Lot. Il paraît que les recherches sur cette localité ont laissé dans l'incertitude les divers auteurs qui ont écrit sur le diocèse de Mende. Ce qui est certain c'est que l'église de Salmon fut bâtie en I5C5 par le pape Urbain V et placée sous l'invocation de saint Martin. A cause de ce dernier vocable , nous présumons que Salmon fut, dans les anciens temps, une dépendance du monastère de Saint-Martin de la Canourgue, une sorte de Cella ou annexe de ce dernier. Auprès de Salmon existe le hameau de Celets dont le nom semble bien dériver de Ceila ou Celiula. C'est ainsi que nous voyons sur la rivière du Cher , au diocèse de Blois, la ville de Selles ou plutôt Celles, et auprès de Paris le bourg de Sceaux, Cellulœ.

Le nom de Salmon n'est autre que celui d'une dos

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