PREMIÈRE PARTIE, NOTIONS PRÉLIMINAIRES
France, on trouve le nom de celle ville orthographié (l'une manière normale, Maruéjols. La conservation de la lettre V dans ce nom local ne peut s'excuser par l'étymologie radicale, car celle-ci ne l'impose nullement.
La ville de Maruéjols est , au civil , chef-lieu d'une sous-préfecture et possède un tribunal de première instance; son ancienne collégiale est une cure de seconde classe.
IL Le chapitre collégial de Saugues était composé de quinze chanoines, à la nomination du chapitre lui-même, comme nous l'apprend Hugues du Tems. Nous avons déjà fourni plus haut quelques détails sur cette ville qui, en 1790, fut enclavée dans le département de la Hauie-Loire. Ce chapitre était sous l'iavocation de saint Médard.
III. Quézac, aujourd'hui sim|)le succursale, dans l'arrondissement de Florac, entre Ispagnacet Sainte- Enimie , avait un chapitre collégial fondé par le pape Urbain V. 11 était composé d'un doyen , d'un sacristain-curé, d'un précenteur ou grand-chantre et •de dix chanoines. Le chapitre jouissait de la collation de ses propres bénéfices. Son église, sous le patronage de la Sainte-Yierge , était le but d'un pieux pèlerinage dont la tiadition ne s'est point encore perdue. Urbain Y avait fait construire cette église qui a souffert quelques dégâts, mais qui se fait encore remarquer comme monument de l'architecture du qualoi'zième siècle. Les anciennes chartes nomment
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ce lieu situé sur le Tarn , Quesacum. Nous ne voulons pas hasarder une étyniologie.
IV. Bédouez, sur le Tarn, non loin de Florac, possédait une collégiale fondée encore par le pape Urbain V, dont les parents y avaient leur sépulture; c'est ce qui explique une pareille fondation dans un lieu de faible importance. Notre-Dame en était le vocable; ce chapitre avait un doyen, un sacristain-curé, un précenteur et huit chanoines; il jouissait des mêmes droits que celui de Quézac. C'est aujourd'hui une simple succursale.
L'origine du nom de Bédouez ne nous semble pas douteuse. Ce village est situé non loin du confluent des rivières de Tarn et du Tarnon. Ce serait donc Bec de deuXj ni plus ni moins que Bec d'Ambès, situé au confluent de la Garonne et de la Dordomie , au-dessous de Bordeaux. Ces deux noms ne diffèrent que par les finales ^oe2 ou douez et ambès , qui sont l'altération des mois latins duo et ambo , exprimant également le nombre deux en français. Ainsi donc Bédouez, qui e^l désigné dans les anciennes chartes sous le nom de Bédoez, n'est autre chose que bec ou pointe de deux rivières. Il en est de même de Bédarieux, en Languedoc.
V. Le Maizieu, petite ville sur laTrueyre, était doté d'un chapitre collégial composé d'un doyen , d'un sacristain-curé, de dix chanoines et de quatre prébendes. Le doyen était à la nomination de l'abbé du monastère de Saint-Cilles, en Languedoc ; les