‹ Gabalum ChristianumChapitre 35 sur 126 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Communautés religieuses des deux sexes et date de leur fondation , avant la révolution de 1789. — Communautés établies depuis le concordat de 1801. — Confréries des Pénitents.

Après avoir présenté quelques détails sur les principales institutions monastiques des temps anciens et sur les collégiales, dont la ruine n'a été consommée qu'à la fin du siècle dernier , il nous semble opportun de placer ici un simple tableau des couvents que possédait le diocèse de Mende , immédiatement avant la révolution de 4789. Nous suivons l'ordre chronologique de leur fondation. Ces indications sont puisées dans les lecherches faites et publiées par M. Ignon :

1° Le plus ancien couvent du diocèse de Mende est celui des Cordeliers, fondé en cette ville vers l'an 12-20 ;

2" Les Dominicains furent établis à Maruéjols eu 1230;

5° La fondation des Carmes, à Mendo , semblerait remonter à l'an 1254 ;

4° Les Cordeliers étaient à Maruéjols avant l'année 1586, mais il ne nous a pas été possible de retrouver la date précise de leur installation dans le faubourg de cette ville ;

5® Les Angusiins avaient aussi un couvent dans la ville de Maruéjols avant 158G; la date de leur installation nous est pareillement inconnue;

6° La ville de Saint-Cliely d'Apcher possédait également depuis long-temps un couvent de Cordeliers. Cet établissement pourrait être auï^si a'.icien que celui du même ordre h Maruéjols. M. de Burdin en fait remonter la fondation à 1:297, mais n'en fournit aucune preuve ;

7° Les Capucins furent établis à Mende en l'an 1616;

8° Une maison du même ordre fut fondée a Langogne en 107)0 ;

9° Les Capucins de Florac y existaient depuis l'an 1631 ;

10" Les Ursulines s'établirent au Maizieu en 1035;

i\° Ces mêmes religieuses ouvrirent un couvent à Mende en 1 047 ;

li° Les religieuses dites de Notre-Dame existaient à Langogne depiiis 10o9 ;

15» En fotie même année, le couvent des Capucins de M.iruéjols y fut établi sur l'emplacement de l'ancien chàleau f(»rt;

14" La congrégation des Doctrinaires à Mende datait de ré[)iscopal d"HyaciniheSerroni, qui occupa ce siège d«* 1001 à 1070. Ces Pères y tenaient le séminaii e dio( ésain ;

15° Les religieuses bénédictines du Chambon vin-

PREMIlftRE PARTIE, NOTIONS PRÉLIMINAIRES. JOI

rent s'établif à Muni^jols après l'an 1702. I! paraît qjie le rh;uTi!).»n avait le lllro d alibiye, car la supérieure de celte communauté de Maruéjols portait le nom d'ahbesse;

16° LTnion chréiienno de Monde y fut fondée par Gabriel Flon^nt de Choiseul Beaupré, qui occupa le siège épiscoj)al de cette ville depuis 1723 jusqu'à l'an 1767.

A l'exceplion de cette dernière communauté et de celle des religieuses de Notre-Dame de Langogne , aucune des auties ne s'est relevée depuis le concordat. Il est vrai que, pendant longues années, les couvents d'hommes ont été frappés d'ostracisme par les nouvelles lois. D'ailleurs, les bâtiments et les biens de ces maisons religieuses sont passés dans des mains laïques o>i sont devenus des pro|>riétés communales. Quelques-unes des églises conventuelles ont pu néanmoins être conservées au culte divin , les autres sont employées à des usages profanes ou même démolies.

Ainsi donc, à l'époque précitée, le diocèse de Mende possédait trois couvents de Cordeliers; un de Dominicains; un de Carmes; un d'Augustins; quatre de Capucins; une maison de Doctrinaires : en tout, onze communautés d'hommes.

Pour ce qui est des religieuses, nous trouvons deux couvents d'Ursulines; un de Bénédictines ; un de religieuses de Notre-Dame; un de sœurs de l'Union chrétienne : en tout, cinq communautés de femmes.

Nous pensons qu'il sera agréable de rencontrer ici la nomenclature des congrégations religieuses qui se sont établies successivement en divers lieux du diocèse de Mende. On verra que sous ce rapport l'époque actuelle, h la suite de tant de violentes commotions, n'a rien à envier h celle antérieure à la révolution de J789.

Les Brefs diocésains, les Annuaires et autres publications qui se renouvellent chaque année, offrent le tableau de ces établissements; mais il est bon de consigner dans une œuvre historique comme la nôtre la date de l'érection de chacune de ces pieuses institutions, sans qu'il soit nécessaire de s'astreindre ici à une classification chronologique comme nous l'avons fait pour les anciennes. Toutes ces érections , du reste, sont enfermées dans une période de cinquante ans.

Le tableau de ces congrégations religieuses est imprimé dans le Bref ou Ordo diocésain de 1852. Nous devons le reproduire tel que l'autorité ecclésiastique le présente.

Congrégations d' hommes.

4° Les Pères de la société de Jésus , à Mende , pour la direction du collège, en J8S0; pour celle du séminaire diocésain, en J852;

2° Les Pères des Sacrés-Cœurs ou de l'Adoration , à Mende, en 1804. La maison-mère est à Paris. Elle

PREMIÈRE PARllK, NOTIONS PRÉT.IMINAIRES. i05

est connue sons le nom de Picpns, du nom d'une rue du faubourg Saint-Antoine où elle est située ;

5° Les Pères Marisles , à Langogne, en 1847;

4" Les Frères des Ecoles chrétiennes , à Mende , en 1840; à Meyrueis, en 1850; h Langogne, en 1842; auMalzieu, en 1844; à la Canourgue, et à Saint-Germain-du-Teil, en 1848:

5" Les Frères du Sacré-Cœur, à Maruéjols, en 1829; à Saint-Chely d'Apcher, même année; à Chanac, en 1847; à Ispagnac , en 1848; à Saint- Alban , en 1850; h Florac, en 1850; h Nasbinals , en 1851 ; à Serverette, même année , ainsi qu'à Chirac.

Congrégations de femmes.

i° Religieuses des SS. cœurs de Jésus et de Marie, adoratrices du S. Sacrement, h Mende, 1804 ;

2° Religieuses de la Visitation de Marie, à Maruéjols, en 1812;

3° Religieuses de Notre-Dame rétablies h Langogne, en 1814;

4° Religieuses Ursulines, à Chirac , en 1810; à Ispagnac, en 1842; à Quézac, en 1816, et à Serve' retle, en 1856 ;

5° Religieuses Trinitaires, h Mende (hospice), 1812; (miséricorde), 1847; (asile), 1845; à Langogne (hospice), 1818;

6° Filles de la Charité , à Maruéjols (miséricorde)^ 4845;

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7° Sœurs diles de Sainl-Vincent de Paul , à Sainl- Alban (asile hospitalier), 1828;

8° Sœurs du Saint-Eufani-Jésus ou Dames de Saint- Maur, h la Canourgue, 18-20;

9° Sœurs de l'IJuion chrétienne, rétablies h Mende, en 1808 (inslr'Cîion , école normale); à Saint-Etienne de Vallée Française, en 1847;

10° Sœurs du Bon-Pasteur, à Maruéjols , en 1840 (hospice, instruction et asile);

11" Sœurs de la Préseulalion , à Saint Chely d'Apcher, 18-20; (instruction, hospice), 1856; au iVIalzieu, 1840; à Aumont, 18Ô0; à Florac, 18^21; à Nasbinals, 1847 ; à Piieutort deRandon, 1840; à Baguols les bains, 1844; à Bédouez , 1849; h Saint- Germain du T. il, 1850; à Chanac, 1847; aux Boudons, 18e'^0; à Cocurès , 1851 ;

12** Sœurs de Saint-Joseph , à Villefort, 1828 ;

1ô» Sœurs de la Doctrine chrétienne, à Meyrueis,

14« Sœurs-Unies, h Mende, 182G; h Maruéjols , 1810; à Chirac, 1812; h Chanac, même année; hBadaroux, 1820.

D'après le tableau que nous venons de dérouler, il est facile de juger , ainsi qu'il a été dit , que l'état actuel , sous le point de vue des congrégations religieuses dans le diocèse de Mende, est très-supérieur h ce qui y existait autrefois. Le soin des p:mvres et l'instruction de la jeunesse occupent les membres si méritants de ces nombreuses maisons. La religion et la

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