Smith, Education in Michigan, p
fance. Tout était laissé à l'initiative privée, et l'on peut s'imaginer aisément que l'ignorance devait régner en souveraine dans ces contrées éloignées des centres canadiens.
Enfin, après beaucoup d'efforts, une école s'ouvrit à Détroit en 1804. Malheureusement, elle fut brûlée en 1805. Mais le bon M. Richard ne se laissa pas décourager. Il se mit donc de nouveau à l'œuvre, et il fonda une académie à la tête de laquelle il plaça quatre jeunes institutrices ^ dont il avait fait lui-même l'éducation. Elles devaient enseigner la géographie, l'histoire ecclésiastique, la musique d'église, et la pratique de l'oraison mentale. Le curé donnait des leçons de latin.
Quatre années plus tard, trois autres écoles furent ouvertes, par les soins de l'abbé Richard, à Grand Marais, à Springwells et à la Rivière Huron '". Dans un mémoire qu'il adressa à la Législature du Territoire du Michigan, le curé de Détroit mentionne le fait que trois de ces écoles étaient tenues par des Canadiennes-Françaises, auxquelles il avait enseigné les rudi-
1. Les institutrices s'appelaient Elizabeth Lyons, Angélique Campeau, Elizabeth Williams et Monique Labadie.