I. Psychologie économique y p. aog-aiS
les budgets nouveaux aux budgets anciens, les dépenses accidentelles deviennent régulières et tendent par la simple loi de l’amplitication à s’augmenter, à s’élargir sans cesse. Les dépenses alimentaires n’étaient même pas périodiques à l’époque chasseresse ; celles relatives au vêtement ne le sont pas complètement encore dans toutes les classes sociales ; chez les pauvres, un vêtement était fait pour durer indéfiniment et jadis la corbeille du mariage et le trousseau contenaient tout ce que l’épouse devait posséder jusqu’à la mort. Et maintenant, on tend dans les familles riclies à renouveler périodiquement le mobilier, (i)
Nous avons dit que les dépenses tendent à s’élargir sans cesse. Et Tarde fait très justement remarquer que l’inflation des budgets dans l’augmentation des besoins
paraît si naturelle, que quand il survient un krach, un événement qui nécessite des retranchements dans le budget, c’est ce phénomène qui paraît une anomalie, tandis que le « grossissement paisible et régulier qui l’avait précédé passait pour un développement sain et normal». Cette progression est à peu près irrésistible, le résultat de la contagion de l’exemple des villes notamment qui se copient entre elles, ou même des particuliers qui rivalisent les uns avec les autres.
Tarde termine ce chapitre par quelques mots sur les budgets ouvriers. Il eonstate que ces budgets donnent