I. Tarde. Lois de l’imitation, pp. aja-ajS
cution d’un programme individuel très vaste et très précis, c’est que, par une trop grande brusquerie de procédés, on irait contre le but même des novateurs. »
Et prenant un exemple concret pour mieux illustrer sa pensée, il dit fort justement : « Exécuter, du soir au lendemain, un programme radical, si beau, si séduisant qu’il soit, c’est tarir la source qu’on veut dévier, le courant de foi et de crédit dont on a besoin pour l’établissement de l’état rêvé, c’est briser son verre avant d’y
boire. »
En définitive, Tarde reconnaissait que « l’imitation engagée dans les courants de la mode n’est qu’un bien faible torrent à côté du grand fleuve de la coutume » (i).