‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 38 sur 233 · I. Moisant. Revue de philosophie, igoS, p · texte numérisé non relu

I. Moisant. Revue de philosophie, igoS, p

talion » : s’opposer à autrui, c’est en effet chercher le meme but (jue lui, mais par des moyens plus ou moins différents, c’est donc l’imiter en définitive.

Mais opposition et imitation ne se combattent pas ainsi que deux termes irréductiblement contradictoires, parce qu elles ne sont pas deux fins dernières, désirables en elles-mêmes et pour elles seules, rebelles à toute synthèse ultérieure, mais bien deux fins ou deux moyens-» subordonnés et relatils, que la vie emploie pour un but suprême qui est la variation ou encore la possession, remarque judicieusement M. Moisant (i). Aussi, du conflit de ces facteurs résulte la plupart du temps une harmonie heureuse, une adaptation, troisième facteur essentiel de la vie sociale, et qui en somme se ramène lui aussi à l’imitation.

Et l’imitation suppose à son point de départ l’originalité, l’invention, cette « harmonie d’idées qui est la mère de toutes les harmonies des hommes » (a), et qui

par conséquent n’est pas autre chose en définitive que l’adaptation.

Dès lors, tout se ramène à l’imitation dans la sociologie considérée comme science distincte : tout est invention et imitation. Aussi Tarde conclut-il que les ressemblances qui peuvent exister entre plusieurs états sociaux et qui n ont pas 1 imitation pour cause apparente ou

I. Moisant. « Un philosophe de l’imitation » in Reçue de philosophie, igoS.

a. larde. Lois sociales, p. lag.

cachée n’ont pas d’importance au point de vue social et sont plutôt des résultats de phénomènes physiques ou vitaux : « Tout ce qui est social et non vital ou physique dans les phénomènes des sociétés, aussi bien dans leurs similitudes que dans leurs différences, a l’imitation pour cause. »

Dupont

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