‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 4 sur 233 · I. Reçue philosophique, aotX igoS · texte numérisé non relu

I. Reçue philosophique, aotX igoS

l’astronomie. C’est d’ailleurs la comparaison à laquelle fait allusion M. Fouillée (i) lui-même, quand il nous dit que Kant, Stuart Mill et M. Gumplowiez en particulier « avaient foi dans la psychologie des peuples et se représentaient les earactères nationaux comme une sorte d’astronomie sociale presque infaillible ». Ces auteurs avaient remarqué que les prévisions que l'on fonde sur des observations tout empiriques, sur la statistique, sur l’histoire même ne reposent point sur la connaissance déterminante des phénomènes ; aussi ont-elles été justement comparées à la prédiction empirique des éclipses par les anciens astronomes. Et de même que l’astronomie doit son exactitude, non plus à des tâtonnements

et à des approximations comme du temps desChaldéens, mais au très petit nombre d’éléments qu’elle considère, ainsi qu à la constance relative de ees éléments qui ne changent qu’avec une extrême lenteur, de même dans la psychologie des sociétés, où il y a une toute autre complexité que dans la voie lactée elle-même, pour employer la comparaison de M. Fouillée, il serait nécessaire de principes déterminés, de lois fixes.

Et pour G. Tarde, cette loi heureuse, ce principe qui peut expliquer en dernier lieu tous les phénomènes sociaux, c est 1 imitation. « La sociologie ne s’achèvera, nous dit-il, que lorsqu’elle aura ramené les grandes apparences historiques aux faits sociaux élémentaires

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