Tarde. Logique sociale, p. aoa, a54-a
communiquer direclement, crée entre elles une sorte de discipline harmonieuse ; bref il réalise la « sensibdite collective >> (i). Aussi Tarde établit-il que « plus un peuple devient moral ou devient artiste, moins il a besion d’être gouverné « et encore : « c’est àlapreponde rance croissante de la vie esthétique, fille des loisirs, qu’il faut viser, si l’on cherche sérieusement la paix
sociale » (2).
L’art cherche à créer le plaisir et ne doit pas être confondu avec l’industrie qui ne cherche qu’à supprimer la douleur : « L’œuvre d’art n’est pas un organe artificiel ajouté à l’individu, elle est, qu’on me passe l expression, une maîtresse artificielle, imaginaire. Elle ne répond pas à un besoin, mais à un amour. .. Le sentiment de l’art est un amour collectif, qui se réjouit d être tel. » (3) Aussi est-il comme l’amour et contrairement à l’industrie, toujours périssable ; « tout art croit et tout art meurt, comme tout amour et pour la même cause ». Et cette cause tient à ce qu’ils constituent la rupture d’un équilibre, pour aboutir forcément a un
équilibre nouveau.
Enfin Tarde admet un « art de coutume », qui est stable, limité, national, reproducteur de types aimes et consacrés par la tradition : ainsi la peinture religieuse, les i,w.nHr>sénonées,.., et un art démodé, qui est au con-