I. Tarde. Lois de l'imitation, p. i4. sq
a. Tarde. Lois de l' imitation, p. a4-32.
article de la Revue philosophique. C’est une violation du droit qui présente toujours deux caractères. Il apparaît : I comme un danger et excite l’alarme ; a® comme une souillure et provoque l’indignation. Or, l’alarme, c’est la crainte qu’une action volontaire, nuisible à la société, ne soit 1 objet d une imitation contagieuse j c’est cette crainte qui fait sentir à l’utilitarisme le besoin d’une répression (i).
Mais c’est surtout dans la Philosophie pénale que l’on voit le mieux l’application en cette matière des théories sociologiques de l’auteur. « Avant tout, dit-il, nous devons définir et analyser l'action puissante, inconsciente le plus souvent, toujours mystérieuse en partie, par laquelle nous expliquons tous les phénomènes de la société, 1 imitation » (2). Tous les actes importants de la vie sociale sont exécutés sous l’empire de l’exemple ; « On engendre ou on n’engendre pas... on tue ou on ne tue pas, par imitation... de même on se tue ou on ne se tue pas, par imitation ». Les crimes et les délits se propagent par imitation et partout les statistiques accusent un développement inouï de la criminalité.
« Le crime est donc un fait social singulier, mais après tout un fait social comme un autre » (3), en ce sens qu’il s’explique par l’imitation en définitive, mais dans