‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 60 sur 233 · Tarde. La philosophie pénale, p · texte numérisé non relu

Tarde. La philosophie pénale, p

un autre sens, « c’est un phénomène antisocial en même temps, comme un cancer participe à la vie d’un organisme, mais en travaillant à sa mort» (i). Les criminels sont donc comme des microbes luttant contre les cellules sociales utiles, qu’on appelle les gens de bien (2).

Théorie de M. Durkheim. — Tarde rejette donc et combattait même la théorie de M. Durkheim qui voit dans le crime un phénomène très normal, nullement morbide, de la vie sociale et même un « facteur de la santé publique >> (3). Tarde voyait deux erreurs dans cette théorie : loelle admet une liaison nullement démontrée entre la civilisation et la criminalité, une société sans criminalité ne serait pas forcément trop rigoriste ; 2*^ elle désigne le type moyen comme le type normal (4)-

Théorie de Lombroso. — Une autre thèse devait aussi recevoir de la part de notre criminaliste des coups formidables ; c'est celle de l’école pénale italienne et spécialement de Lombroso, dont Tarde fut un des premiers et des principaux adversaires. C’est aux caractères psychologiques et sociologiques du criminel selon l’école italienne qu’il s’attaque et non aux prétendues anoma-

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