‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 83 sur 233 · I. Psychologie économique, p. i39-i · texte numérisé non relu

I. Psychologie économique, p. i39-i

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même de couler, tant bien que mal, tous les phénomènes ayant trait à la question des richesses.

Division classique. — Il critique d’abord la vieille division classique et trouve avec M. Gide que la circulation ne répond à rien : « Elle n’est rien de plus qu’une conséquence et un aspect de la division du travail (i). » La consommation n’est qu’un « chapitre vide et insignifiant » ; elle est eu réalité inséparable de la production qui ne se conçoit pas sans elle, « qui ne doit faire qu’un, théoriquement avec elle ». Au reste, passant en revue les notions économiques, Tarde avait déclaré que celle de consommation est la moins importante de toutes et que les économistes auraient gagné davantage à porter leur attention sur les phénomènes d’opposition et d’adaptation, idées plus fécondes selon lui.

C’est un terme ambigu que celui de répartition : si l’on entend par là une diffusion des richesses, il rentre

dans la production, puisque les richesses ne sont produites que pour se répandre de plus en plus à travers les frontières des pays et les distances des couches sociales ; « si par répartition des richesses, on vise surtout leur échange, leur appropriation et l’association libre ou forcée qui se crée ainsi entre les co-échangistes », on est en présence d’un phénomène d’adaptation. Aussi doit-on traiter ensemble tout ce qui touche à la reproduction et à la diffusion des richesses.

Enfin, le mot « production » est lui aussi doublement

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