‹ Gabrielle: comédie en cinq actes, en versChapitre 20 sur 71 · ACTE II. • S · texte numérisé non relu

ACTE II. • S

Vous entendit traiter son temps de la manièref!

Figurez-vous, monsieur, que ce père exigeant

Ne peut p^ une fois m*envoyer de Targent

Sans y joindre l'avis qu'en son temps un jeune homme,

Pour le vivre et Thabit prudemment économe,

Sur cen^ écus par mois donnés par ses parents

Aurait mis de côté trois ou quatre cents francs.

ADRIENNE

Tandis qu'à consulter, je gage, vos tablettes. Vous n'avez jamais mis de côté que des dettes ?

JULIEN

Le temps des étourdis n*est pas mort tout entier, Mon oncle; il a laissé du moins un héritier : Le voilà! ce garçon, qui, parfois, se figure Être fait pour entrer dans la magistrature.

S'est battu l'autre jour...

GABRIELLB.

ciell

TAMPONET, à paH.

Maudit brouillon!

JULIEN

Oui, s'est battu ; vous dis-je, et pour un cotillon!

TAMPONET, àpwi.

Bon cela «

STÉPHANE

Pour ma sœur, monsieur, voulez-vous dire.

JULIEN

Allons l quand on se bat pour sa sœur, vaillant sire, On ne demande pas le secret slvo. amis

89 GABRIELLB.

Qu'un hasard au courant de la rencontre a mis; Car, après tout, un duel dont la cause est si pure N'est nullement contraire à la magistrature.

6ABRIELLE.

Ah I monsieur demandait le secret?

JULIEN

insUimment.

STÉPHANE

Et vous l'aviez promis.

Sans le moindre serment.

Au surplus, que ce soit pour veuve, femme ou fille, Le mal n'est pas bien grand d'en parler en famille.

ADRIENNE

Mais c'est peut-être ici que monsieur eût voulu Garder à ses exploits un silence absolu.

TAMPONBT, à part.

C'est assez clair 1 le mot n'est pas à double entente !

JULIEN

Ici' pourquoi?

6ABRIELLE.

Je suis de l'avis de ma tante.

JULIEN, àstëphan».

Varbleu! ne craignez pas notre sévérité :

Ces dames ne sont pas du tout collet-monté.

STÉPHANE

Mais j^ vous dis...

TAMPONET.

Pourquoi cette mine contuse "^

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