‹ Gabrielle: comédie en cinq actes, en versChapitre 40 sur 71 · GABRIELLE, STÉPHANE · texte numérisé non relu

GABRIELLE, STÉPHANE

GABBIELLE, à eUe-mdme.

L'épreuve approche ; allons « mon cœiîF, fas de faîDiesse-

ACTB III.

Je n'ai pas rencontré votre fille.

GABRIELLB.

Merci.

Nous avons à causer ; asseyez-vous ici.

STÉPHANE

C'est donc très-sérieux?

Très^érieUx.

STÉPHANE

J'écoute.

n faut votis marier.

STÉPHANE, bondisMBl.

Me marier !

Sans doute.

Mais si le premier mot qu'on dit vous fait sauter^ Nous n'en finirons pas. -r- Tâchez de m'écouter. Le parti qu'on vous offre est chose peu commune , Tout s'y trouve à la fois : figure, esprit, fortune ; Et qu'on soit à l'argent indifférent ou non , Il faut bien avouer qu'il est bon compagnon.

STÉPHANE

Est-ce vous qui parlez? est-ce vous, Gabriellet

GABRIELLE, à put.

Ha«i.

Hélas ! Oui, je parais très-superficielle ; Mais, le cas échéant, je suis de bon conseil.

•I GABRIELLB.

STÉPHANE

C'est un rêve, sans doute.

Hé non ! c*est nn réveil, n s'est bien échangé , je crois , quelques paroles Entre nous, mais au fond ce sont choses frivoles, £t je ne voudrais pas , pour ce qui s'est passé , Qu'à perdre un bon parti vous vous crussiez forcé.

Est-ce une épreuve?

Hé non ! je vous mets à votre aîse , Voilà tout. ~ Mais , pour Dieu ! ne brisez pas ma chaise.

STÉPHANE

Ainsi par vous déjà tout est mis en oubli?

Le roman promettait de devenir joli ,

C'est vrai ; mais quand soudain la réalité passe,

Ces petits romans-là doivent lui faire place.

STÉPHANE

Je suis émerveillé de tout ce que j'entends, Madame 1 je n'étais pour vous qu'un passe-temps?

Otani la rose de sa bottionni&re.

Adieu donc, pauvre fleur, va, que le vent t'emporte Avec le souvenir de ma tendresse morte.

Je fais de mon amour comme lie ce bouquet.

Il jeHe là rose.

GABRIELLE, à part.

Adrienne! — U est temps! la force me manquait.

ACTB IIL

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