ACTE III
GABRIBLLB.
C'était une rase?
ÂDRIENNE.
Oui. — Ruse bien innoeente. •— 11 faiit à cet hymen que Stéphane consentit.
GABRIBLLB.
4drienne !
ADRIRNNB.
Il io faut, te dis-je, et sans sursis; Car autrement ta perte est certaine. — Choisis.
GABRIBLLB.
Me crois-tu donc si peu d'honnêteté qu'il faille Entre la honte et moi mettre cette muraille?
Va, va, j'ai de la force, et j'ai su le prouver.
ADRIENNB.
Je dois te parler ferme afin de te sauver. ^ Qu'as- tu fait pour compter ainsi sur ton courage^ Qu'as-tu fait pour te croire au-dessus de l'orage? Ton amour n'a pas su se taire seulement !
Tu crois bien beau l'effort d'exiler ton amant? Mais je te le disais tout à l'heure , ces femmes Que le monde poursuit justement de ses blâmes, Ces femmes-là, ma chère , ont toutes au début Honoré leur devoir de ce mince tribut.
Veux-tu leur ressemblera Soit. Estime-toi forte El laisse le danger s'établir à ta porte.
GABRIBLLB.
Si Sté^ii^ne pourtant s'en allait pour toujours ?
ADRIBNNB.
Les départs les plus sûrs sont siiyets aux relours î
n 6ABR1BLLB.
Mais ne revtnt-il pas, ce serait sa ruine , Et tu ne le veux pas ruiner, j imagine?
Et moi qui n'ai pas eu cette pensée I Oh ! oui , C'est lui qu'il faut sauver et non pas moi ; c'est lai 1 Tu devais commencer par ce mot , Adrienne.
Mais son c^msentement, erois-tu que je l'obtienne? Ce triste mariage, hélas! est son salut.
C'est vrai ; mais il faudrait aussi qu'il le voulftt.
ADBIBNNB.
Il le voudra, s'il croit à ton indifTérence.
«ABBIBLLB.
Quoi ! feindre (te 9d plus l'aimor ? Quelle souffrfinee
ADRIBNNB.
Préfères-tu qu'il parte et s'enterre là-bas, Ou qu'il reste à Paria et te perde?
«ABBIBLLB.
Oh! non pas, Je ferai ce qu'il ftitti*
AUBIENNB.
Le Toid ; je vous laisse.
m* fort