ACTE IV
IULIBIf.
rérmettez-moi...
TAMPONBT.
Th>mper un époux exemplaire Et qui se jetterait dans le feu pour lui plaire I Un mot vous apprendra jusqu*où vont mes égards : Je fais depuis quinze ans semblant d^aimer les arts.
JULIBN.
Vous ne les aimez pas?
Qui? moi! je les déteste!
Ils me sont en horreur à Fégal de la peste I La musique surtout me donne sur les nerfs; La peinture m'assomme et j'exècre les vers... Eh bien I pour m'ajuster aux goûts de mon ingrate. Je feins de me pâmer pendant une sonate; J'achète des tableaux avec mon pauvre argent; Je les fais encadrer; et, tout en enrageant, J'apprends par cœur, malgré ma mauvaise mémoire. Un tas de vers, sans rien comprendre à ce grimoire. Après avoir tant fait, n'est-ce pas du guignon D'être... ce que je suis?
JULIBN.
Mais non! mille fois non!
Vous ne Tètes pas!
TAMPONBT.
Quoi! quand j'en conviens moi-même?
JULIBN.
Vous vous trompez.
fil GABEIBLLE.
TAMPOIIBT.
Morbleu I
IULIBN.
Fi donol c'est uu bbsnheme
TAllPONBT.
Je DQQ vante à ce compte?
IULIBN.
£h I oui , vous avez tort.
TAMPONETé
Ne pas en être cru là-dessus, c'est trop fort !
JULIEN
Cher oncle, laissez-moi vous dire...
TAUPONET.
Suis-je on braque Dont le cerveau lêlé sans motif se détraque?
J'ai cent preuves pour une, et si je sors des gonds». • — En un mot, voulez-vous être un de mes seconds?
JULIEN
Puisque vous tenez tant à votre nouveau titre, Laissez-moi m'expliquer un peu sur ce chapitre. Moi, si j'étais trompé, je ne me battrais pas; J'éconduirais Tamant en douceur et tout bas, Estimant que traîner notre honneur sur la claie N'est pas le vrai moyen d'en refermer la plaie, Et qu'un sage silence est le seul appareil Qu'on y doive poser en accident pareil.
Ainsi , ouand vous seriez ce que vous voulez être—
TAMPONET.
Quand je serais?... Tournez les yeux vers la fenêtre. Les voyez-vous tous deux? Parbleu! j'en suis charmé.