CTE IV
JULIBlf.
Ils causent,
TAMPONET.
Mais voyez de quel air animé! Vous appelez cela causer? De pareils gestes Tiennent-ils compagnie à des discours modestQ^t Voyez.!... Elle saisit l'infâme par le bras... Malheureuse! tu crois que je ne te vois pasi
— Ils s'arrêtent... Il met la main sur sa poitrine.«« Ce qu'il peut répliquer ainsi , je le devino ! Tenez, il tend le bras comme pour un serment... Va, drôle! gesticule avant l'enterrement!
Tu verras si je suis un mari débonnaire...
— Est-ce clair maintenant? suis-je un visionnaire?
JULIEN
C'est étrange^ ea effet.
TAMPONET.
Ah ! ah ! vous commencez A trouver mes soupçons un peu moins insensés? C'est heureux ! — Je me bats, la chose est résolue. Serez- vous mon témoin?
JULIEN
Vous avez la berlue Et vous me la donnez.
TAMPONET.
Serez-\ouâ mon témoin?
JULIKN.
Éclaîrcfssotis les laits avant d'aller plus loin. Ils viennent par ici : pour résoudre nos doutes. Derrière la cloison mettons-nous aux écoute».
rs GABRIELLiC.
TAHPONET.
Mais lorsque vous serez certain de mes affronte, Vous serez mon témoin?
JULIEN
Nous verrons, nous verronL.
Mais je vetlx parier cent contre un que ce piège Vous montrera ma tante aussi blanche que neige.
TAUPONET.
Vous me faites rire.
JULIEN
Oui? — Cachons-nous là-dedans Et vous rirez bientôt mieux que du bout des dents.
TAMPONBT.
Ce moyen me répugne.
JULIEN
Il est vieux; mais qu'importe!
S'il n'était qu'un jaloux sur terre et qu'une porte, La porte servirait d'embuscade au jaloux, C'est moi qui vous le dis : c'est pourquoi cachons-nous, Et tâchons d'écouter cet entretien si tendre, Puisqu'il n'est rien de tel qu'écouter pour entendre. Les voici... vite, entrez.
T A M PO N ET , sur U porte.
Vous serez mon témoin?
J1TLTEN.
Oui , car vous n'en aurez sûrement pas besoin.
I*» Antreot dapi U f^ à droite.