‹ Gabrielle: comédie en cinq actes, en versChapitre 5 sur 71 · ACTE I. i · texte numérisé non relu

ACTE I. i

Merci 1 Nous reprendrons plus tard cet entretien.

U M Ibje et se dirige* vers enn fiaraiL

C'est plaisir de causer avec sa ménagère...

8e retournant vers sa femaae.

On vous aime pourtant, pauvre tête légère !

u s'assied à sa table et tMVul]« GABRIELLE, à part.

Hélas l il croit m'aimer... Quelle dérision!

Quand il ne va songeant qu'à son ambition I

Il m'aime ! il dit qu*il m'aime ! — nature immortelle ,

Pénétrantes senteurs de la feuille nouvelle î

Tranquillité des champs au soleil prosternés !

Est-ce^là cet amour dont vous m'entretenez?

Heureuse... s'il en est une entre mes compagnes ,

Celle qui peut marcher à travers les campagnes ,

Appuyant tout son cœur sur un bras bien-aimé ,

Selon le rêve ardent qu'elle s'était formé !

Nous partirions le soir , à cette heure sereine

Où l'ombre et le silence ont apaisé la plaine ;

Nous irions... Quel bonheur! moi pendue à son bras,

Lui sur mon pas plus lent ralentissant son pas ,

Et tous deux regardant tomber la nuit immense

Nous pous enivrerions d'amour et de silence !

JULIEN

Gabrieile !

Plaît-il?

JULIEN, la prenant dans ses bras»

Hors chez nous , où voit-on Chemise de mari n'avoir pas un bouton?

6ABRIELLB.

Ah ! — Mettez une épingle.

JULIEN

Il faut que je te gronde, on linge est dans Tétat le plus piteux dn monde.

Bien. — Je ferai venir une femme demain.

JULIEN, à part.

Ma mère m'aurait tout rapiécé de sa main.

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