‹ Gabrielle: comédie en cinq actes, en versChapitre 70 sur 71 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

JULIEN, GABRIELLB.

JULIBN.

Stéphane?...

OABBIBLLiS.

n est parti pour ne rentrer jamafi.

Il est parti y monsieur, parce que je l'aimais. Cette femme c'est moi. — Que mon sort s'accomplisse : Je ne murmure pas coiitre votre justice.

BUê tombe à genoux.

lOLlBN.

Relève-toi , ma fille. Ai-je vraiment le droit

D'être un juge orgueilleux et dur à ton endroit !

Dans ton égarement d'un jour, je me demande

Lequel de nous , pauvre ftme , eut la part la plus grande ,

Lequel doit s'accuser , toi qui m'as oublié ,

Ou bien sur mon trésor moi qui n'ai pas veillé ;

Moi qui , dans mon travail absorbé sans relâche ,

M'imaginant ainsi remplir toute ma tâche ,

Sans m'en apercevoir ai perdu jour par jour

Les soins et le respect , ces gardiens de l'amour ,

Et qui suis devenu dans ma lutte obstinée

Un autre homme que l'homme à qui tu t'es donnée I

Tu le vois , mon enfant , dans ce pas hasardeux

Tous deux avons failli ; pardonnons-nous tous deux.

GABRIfiLLE.

Oh 1 vous êtes clément comme un Dieu 1

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