SCÈNE PREMIÈRE
JULIEN , triTalllant k droita , GABRIEL LE, aaaiac sur le
canaptï, tenant à la main un llrro qu'elle ne lit pas.
JULIEN
Article dix-neuf cent... Où diable est donc mon code?
n cherche parmi set papiers.
Me voilà bien! mon code est perdu... c’est commode 1 Je n’ai qu’à me croiser les bras jusqu’à ce soir!
Que cherchez-vous?
JULIEN
Mon code.
GABRIELLE, indiquant la console.
Il est dans ce tiroir.
JULIEN
C’est donc un parti pris dont tu ne iwux démordre ,
De me déranger tout pour y mettre de l’ordre?
Ma mère avait aussi cette démangeaison ,
De serrer mes effets lorsque j’étais garçon ;
Et je n’ai pu jamais obtenir de sa grâce Qu’elle laissât un peu mon pèle-mcle en place.
GABniELLE.
N’apportez pas ici vos vilains livres gras,
Et chez vous, je vous jure, on n’y touchera pas.
JULIEX, SC levant.
Ceci , ma chère enfant, prête à la parabole.
Ce livre gras fait honte à ton salon frivole ;
Ton meuble est peu flatté de frayer avec lui ,
Et le reléguerait volontiers à l’étui.
Regarde-le pourtant ce livre qu’on rudoie :
C'est parce qu’il est gras que ton meuble est de soie.
GABRIELLE, so levant.
Le sens de l’apologue ?
JULIEN
Il est un peu lointain.
Je suis sentencieux comme un Turc, ce matin!
Il l'embrasse.
Embrasse-moi , ma chère. A tout prendre le livre Est encor trop heureux s’il peut te faire vivre.
GABIUELLE.
Est-ce un reproche?
Non, — Sans doute je voudrais Te voir prendre une part à tous mes intérêts , T’inquiéter un peu comment vont mes affaires ,
Et si pour ton bonheur mes efforts sont prospères;