‹ Gabrielle comedie en cinq actes et en versChapitre 39 sur 76 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

Mais je vois clairement un riche mariage.

Si trois cent mille francs avec un grand œil noir Vous plaisent, je m’engage à vour les faire avoir.

TAMPONET.

Qui donc?

JULIEN, bas.

Votre pupille.

TAMPONET.

Ah ! oui. — C’est rare en France Cent mille écus de dot, sans compter l’espérance.

Les voulez-vous ?

Merci ; je veux rester garçon.

JULIEN

Ah ! parbleu, j’en reviens à mon premier soupçon ,

Vous êtes amoureux.

STÉPHANE

Amoureux !

JULIEN

Oui , vous l’êtes.

TAMPONET.

11 ne partirait pas.

JULIEN

Que les oncles sont bêtes ! ,

Quand les chemins de fer votés par les maris Mettent tous les amants aux portes de Paris?

On vient deux fois par mois, et la poste restante Adoucit l’intervalle à la sensible amante.

TAMPONET.

Ah! VOUS croyez?

Parbleu !

GABRlELLEj à part.

Quoi langage !

ADeiENNE, à part.

Mon mari perplexe.

Voilà

TAMPONET.

Oui , c’est possible , cela !

STÉPHANE

Je vous jure...

JULIEN

Pourquoi le nier? qui vous blâme?

Je ne demande pas le nom de cette dame ;

Mais soit dit sans choquer votre doux sentiment, Elle n’en doit pas être à son premier amant.

J'étoufTo !

TAMPONET, à part.

STEPHANE ) TÎTement,

Assez !

GABRIELLE, k part.

Je meurs de honte.

JULIEN, k St4>phanp.

Sans colère.

Mon Amadis ; elle est digne en tout de vous plaire. Seulement elle sait sans doute ce qu’on doit Attendre des amours qui vont sans bague au doigt, Et vous pourriez très-bien prendre votre courage Pour lui dire : « Madame , on m’offre un mariage ,

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