‹ Gabrielle D'Estrées, Marquise de Monceaux, Duchesse de BeaufortChapitre 19 sur 60 · MAITRE ORDINAIRE DES COMPTES DE MONTPELLIER · texte numérisé non relu

MAITRE ORDINAIRE DES COMPTES DE MONTPELLIER

Item ung autre brevet signé Henry et plus bas Forget du xvi" may iiii" XVI par lequel Sa Majesté a accordé et faict donc à madicte dame la duchesse de Beaufort de l'office de maisire ordinaire en sa Chambre des comptes en Languedoc, estably à Montpellier, vaccant par la mort de feu maistre Paul Parent pour en faire pourveoir par ladicte dame telle personne capable qu'elle advisera en payant pour ses partyes casuelles la somme de xir escus. Inventorié. Soixante-unze (2).

gouvernement par la reine Catherine de Médicis. c II fut dornitTomcnt envoyé un » mémoire à voslrc dit oncle, lequel il faut que laciez ensuivre et satisfaire à tout » ce qui estait à rcspondre en iccluy, afin de maintenir par là le pays en bonne intel- » licence. Je vous prie, au demeurant, nous envoyer Sourdeval pour satisfaire aux » plaintes qui sont faites contre lui par les Espagnols.... » Celte lettre est datée de Toulouse, du IG février 1575, et écrite par Catherine de Médicis au vicomte des Martigues, qui succédait à son oncle le duc d'Estampes comme gouverneur de Bretagne. Ce fut au maréchal de Retz que Catherine donna le gouvernement de Bcllislo. Sourdeval fut ensuite gouverneur de Morlain et mourut fort Agé vers la fin de 159'». Il appartenait à la famille Lcmoyne ou Le Moyne, si ancienne et si estimée en Bretagne où elle a eu de nombreuses branches. Celle de Sourdeval s'est éteinte en la personne de celui dont nous venons de parler.

(1) Les droits de francs fiefs et de nouveaux acquestz étaient ceux que payait un roturier Iors(|u'il accjuérait un fief. Le droit était dû au suzerain. A partir du xm« siècle, les rois de France l'exigèrent dans tout le royaume et renconlrôrent une résistance dont ils curent quelque peine à triompher. Les Etals de Languedoc avaient racheté le pays de cette obligation en payant au roi îO.OOO écus tous les (|uaraiile ans.

(2) Il y avait une Chambre des aydcs et une Chambre des comptes de Lan^miKM établies à Montpellier. Ce fut Charles VU, par son ordonnance du mois d'août ii37, complétée et confirmée successivement par Louis XI, Paris, seplembrc li07 — Louis XII î'i niois, en Juillet i:il2 — Henri II h Sedan, en juin u;:;2, et À Reims, en octobre ir.52, — (jui établit h Montpellier « l'Auditoire et Juridiction des généraux, conseillers cl Juges souverains en pays de Languedoc, sur le fail et la justice des

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