‹ Gabrielle D'Estrées, Marquise de Monceaux, Duchesse de BeaufortChapitre 56 sur 60 · PEINTURES · texte numérisé non relu

PEINTURES

X 0 Ud portrait peint de la duchesse de Beaufort (3/4 à gauche). — Se trouve au musée de Blois (1).

Nous ne pouvons donner aucun détail sur ce portrait, ne l'ayant pas vu.

So La duchesse de Beaufort par un anonyme du xvi^ siècle (peut-être Porbus), d'après le dessin n° 6 du cabinet des estampes. — A été gravé par Thomas de Leu. — Buste de 3/4 à gauche. Corsage noir, yeux bleus, cheveux blonds relevés et moutonnés. A l'oreille un pendant représentant un cœur en rubis traversé d'une flèche et entouré de perles (2).

Ce tableau appartient à M. le vicomte de Janzé.

C3° Un grand tableau du xvi« siècle représentant la duchesse de Beaufort et sa sœur Hippolyle d'Estrées, duchesse de Villars Brancas, dans uue même baignoire. Elles semblent de grandeur naturelle et sont nues jusqu'à la taille. La duchesse de Beaufort est à droite et de face, la main droite appuyée sur le rebord de la baignoire et les doigts de la main gauche jouant avec les perles du collier qui pend à son cou. Ses cheveux blonds sont relevés et sa figure rappelle bien celle que nous trouvons sous son nom dans les dessins du cabinet des estampes.

La duchesse de Villars Brancas est à gauche, vue de dos, mais tournant la tête à droite.

Entre les deux sœurs, au second plan, une nourrice allaitant un enfant (César de Vendôme).

Dans le fond, devant une grande cheminée, une servante tenant un grand vase.

Ce tableau (sans nom d'auteur) appartient à M. le vicomte de Janzé. Il était autrefois à M. le baron Pichon et fut exposé par lui au Trocadéro en lb78. 11 provenait de la vente Sipières. (V. Catalogue de la vente des arts) (4).

(1) C'est le seul portrait peint de la duchesse de Beaufort qui se trouve, croyonsnous, dans une collection publique, en France.

(2) Le noir était avec le vert les couleurs préférées de la duchesse de Beaufort. Nous voyons dans L'Etoile qu'à son entrée avec le roi à Paris, le 15 septembre 1394, elle avait « une robe de satin noir tout houppée de blanc », chargée de perles et de pierreries. Le 16 novembre de la même année, elle était encore en robe de satin noir. (Voir le Vestiaire de Gahrielle, p. 280 et suivantes.)

(3) Un collectionneur et un connaisseur du plus grand mérite a bien voulu nous raconter l'anecdote suivante : Une peinture identique à celle que nous venons de décrire se trouvait autrefois en dessus-de-porte dans une des salles de la Préfecture de police d'alors (rue de Jérusalem). Le roi Louis-Philippe, visitant celte salle, trouva cette peinture peu convenable et demanda qu'elle tût voilée. Quelques années plus tard, lorsqu'on enleva la serge verte mise sur les ordres du roi, on trouva la place vide, le tableau avait disparu.

LES PORTRAITS DE aABRIELLE D'ESTRÉES. 437

^t» Le même tableau se trouve chez M. le marquis de Montboissier- Canillac, auquel il est échu par héritage, ayaut passé des Mazarin aux ducs de Nivernais, de là à la duchesse de Mortemart, et enûn à M»" la marquise de Montboissier, née princesse de Beauvau.

Ce dernier tableau paraît plus petit que le précédent. Il existe des copies du même tableau, faites au xvi® ou xvii» siècle dans des dimensions moindres. Nous connaissons une de ces petite? copies chez un collectionneur, M. Bryan. Une autre se trouve, nous a-t-on dit, chez M. le vicomte de Turenne.

Il est bon de signaler, au sujet de ce tableau, les particularités suivantes : Le musée de Versailles possède un portrait de femme auquel on a donné longtemps (dans les catalogues) le nom de portrait de Gabrielle d'Estrées (1). L'analogie très grande, quant à l'arrangement, qui existe entre ce tableau et la partie du tableau décrit plus haut, qui contient Gabrielle d'Estrées, a fait commettre cette erreur. — En effet, le tableau de Versailles représente une femme nue jusqu'à la ceinture dans une baignoire, une nourrice aussi au second plan allaite un enfant, et dans le fond se trouvent la même cheminée et la même servante que nous avons signalé dans le tableau des deux sœurs d'Estrées.

On a plus justement rendu sa véritable désignation au tableau de Versailles en le donnant comme portrait de Diane de Poitiers. La figure de la femme représentée rappelle bien en effet celle du bas-relief de Jean Goujon, et la coiffure est de l'époque de Henri II. Il faut donc en conclure que l'auteur du tableau des deux sœurs d'Estrées s'est inspiré du portraij; de Diane de Poitiers et a placé ses deux modèles dans un décor presque identique à celui de Diane; il s'est borné à changer le sens dans lequel est tournée la nourrice, tout en lui donnant exactement la même figure, et à supprimer l'enfant ofTrant des fleurs, que l'on remarque dans le tableau de Versailles.

S» Un tableau du xvi« siècle, d'un auteur inconnu, mais sans doute le même que l'auteur des tableaux précédents, représente aussi Gabrielle d'Estrées nue jusqu'à la ceinture. Cette toile appartient au baron Pichon et 86 trouve au château de Montessard. M. Pichon a fait mettre au dessus l'anagramme de Gabrielle d'Estrées trouvé par Guillaume du Sable : « Belle désir t'agrée. »

G» Tableau du xvi» siècle représentant Gabrielle d'Estrées enfant. Buste seul. Fut exposé au Trocadéro en 1878. Il appartenait à M«°° la comtesse Dzialinska, née princesse Czartoryska.

'3^'» Tableau du xvi» siècle attribué à Bonzino, peintre florentin, venu en

(1) Une gravure faite en 1858, d'après ce tebleau, porte la mention : Gabrielle d'Estrées.

France avec Catherine de Médicis. Le cadre du temps porte M*" de Monceaux, Gabrielle DES TRÉES {sic).

Gabrielle est représentée avec des cheveux roux- relevés. Buste de face.

Ce tableau appartient à M. Dugast.

^° Un tableau du xvii° siècle, que Ton doit attribuer à un artiste de premier ordre, représente Gabrielle ornée d'une sorte de voile dans un costume noir très remarquable, avec une croix tombant sur la poitrine. Sur le tableau même est peinte en blanc l'inscription suivante : « Gabrielle d'Estrées, en 1608. » Cette date est évidemment celle de la confection du portrait, Gabrielle étant morte en 1599. — L'auteur de ce portrait posthume a donné des cheveux roux et des yeux châtains à la duchesse.

Ce tableau appartient à M™« la baronne Nathaniel de Rothschild (1).

^° Nous trouvons dans un compte-rendu de la vente du château de Chenonceaux de l'année 1888 : un portrait de Gabrielle d'Estrées, attribué à Clouet, adjugé au prix de 600 francs !

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