‹ Gabrielle de Rochechouart de Mortemart [microform]; étude historiqueChapitre 104 sur 138 · DE 1115 A · texte numérisé non relu

DE 1115 A

Hersendis, baronne de Montreau, de la maison des comtes de Champagne, fut la première prieure de l'Ordre, et en auroit été

^ Arch delEmpire. Monuments ecelésiofitiçues. VIII. Couvents de femmes, î 4 019 - On Ut à la dernitTe page de cet Abrégé des vies de mesdayies len ahbesses de Fonlevrnult la note autographe suivante du treie Léonard de Sainte-Catherine de Sienne, augustin déchaussé : „ .. , .x

« Ces extraits aussi bien que cet élo^e (celui de Gabrielie de Rochechouarl) ont été prêtés (en 1702) par M. de Larroque. si connu de ses travaux pour s"canac^ité et belles qualités, qui lui ont alliré Testime de celte abbe se. ?eci a ae' copié sur l'original que cet illustre, dont j'ai l'honneur d'être ami, me voulut bien communiquer au retour de Fonlevrault, ou .1 a passé

çiv mois- ce fut sur la lin de HO-i. » . . « -,

OnTouve '...alemenl dans la CaWa rhmliana. t. Il, Ecclesia Piclavm„s. „„e™uc"st,r chacune des ahbesses de lun.evrault depuis la fondauon

de l'Ordre jusqu'en 1720. . , ,

Les indications à partir du n" 31, ne sont pas de Larroque.

Non avonsrc^i'vert tout récemment de nombreuses lettres de Larroque

à de G igm" es dans le n- 2i.988 des manuscrits de la Bibhothéque m^ju^nale.

Nous espérions y trouver des détails, des parliculantés uU.mes suri ab-

besse de Fontevrault. Hélas! il en est très-peu question. Lne o.s le 2 jum

1702 Larroque écrit de Fontevrault à Gni^^nières : . Madame de Kmlevraull

souhaite fort voiries deux lettres de M. de Câlinai; procurc/.-m en, je vous

supplie, nng copie. ■ . . . co • n^i iroo

On voit, par une autre lettre de Larroque à Cai-^méres, du ^.8 juillet 1G99. que ce dernier était en ce moment en visite chez l'abbesse. ^

Ce laconisme des deux amis sur celle qui parlait si souvent d eux. qui s mtéressait tant à Larroque, qui le recommandait avec tant d instances a l^aioniéres, cause un peu d'étonnement. On arrive ù se demander si les relations avec elle n'étaient pas au fond si affectueuses, si véritablement cordiales quon se le figure en lisant sa correspondance.

indubitablement abbesse, si elle ne fiât pas morte avant le temps de rélection. Au moins, il a semblé que Baldric, auteur contemporain de la vie du bienheureux Robert d'Arbrissel, l'ait voulu insinuer en disant que Robert nomma Pélronille abbesse, parce (|ue Hersendis étoit déjà passée en une vie meilleure : Quam ipse postca Pioberliis elegit in abbatissam, nnm Hersendis jam ad superos recessera t * .

On a cru que, bien que privée de la qualité d'abbesse, on devoit ce témoignage à sa mémoire.

i, — PtTROMLLE.

Pétronille de Chemillé, qui fut procuratrice de l'Ordre en même temps que Hersendis en étoit prieure, fut élue abbesse sur la fin de l'année 1115 ou au commencement de 1116* et gouverna Pespace de trente-quatre ans avec toute la capacité imaginable. Étant morte en 1150, elle avoitété une des premières, aussi bien que Hei sendis, qui, gagnée à Jésus-Christ par les saints discours du bienheureu.v Robert, quitta le monde pour se consacrer à Dieu. La maison de Chemillé, qui étoit celle de son mari, tenoit un rang considérable en Anjou et les seigneurs de ce nom étoient du nombre des barons de Gedfroy Martel, comte d'Anjou. Elle est fondue en celle de La Haye-Passavant par Thomasse de Chemillé.

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