AI»PE?^DICE
Ouand au r.iclmrd de Fontevrault, le visage en a été Irop mutilé pour qu'il puisse, après les restaurations, donner une ressemblance bien exacte. Toutefois le marteau qui le défigura n'a pas enlevé toute trace d'énergie et peut-être de personnalité. D'un travail moins rude que la statue de Henri, celle de Richard nous paraît moins satisfaisante au point de vue de Tart. Les épaules sont étroites et semblent oppressées par le manteau qu elles supportent. Ce vêtement n'est pas drapé d'une façon bien savante ; tombant roide du côté gauche, il passe sous le bras droit pour venir croiser sur les genoux par un mouvement assez inhabile.
Jeanne d'Angleterre, fille de Henri H et dÉléonore de Guienne, naquit en 1165*. Veuve de Guillaume, roi de Sicile, elle épousa en secondes noces Raymond VI, comte de Toulouse. Sur le point d'accoucher et se trouvant très-malade à Rouen, elle désira vivement être attachée comme religieuse à l'abbaye de Fontevrault. Ouoique mariée et enceinte, elle reçut le voile à Rouen et tut consacrée en présence de sa mère Éléonore, puis mourut le 27 sei>tembre 1199 2. Son enfant fut tiré vivant de ses entrailles, mais ne lui survécut que peu d'instants. La prieure de Fontevrault apporta le corps de la princesse au monastère ; on le plaça dans l'église près du tombeau de son frère Richard'-.
Jeanne eut aussi son tombeau orné de sa statue couchée*. De ce morceau de sculpture il n'est rien parvenu jusqu'à nous. Rrisé ou enfoui au dix-septième siècle, il fut remplacé par une tigure de marbre à genoux \ Cette dernière a été détruite à la Révolution.
ÉLÉONORE, reine de France, puis reine d'Angleterre, était fdle de Guillaume X, dernier duc de Guienne , et d'Éléonore de Châtellerault. Elle épousa d'abord Louis Vil le Jeune. Répudiée en 1152, elle s'unit à Henri, duc de Normandie, qui devint roi d'.\ngleterre. D'un caractère violent, en lutte avec son mari , conspirant avec ses fils, elle fut emprisonnée par Henri et délivrée seulement par l'avénement de Richard. Veuve , elle continua à jouer un rôle dans la politique, puis, chargée d'années , elle se retira au monastère de
* Matth. Paris, Hist. maj., irad. Huit. Bréh., t. P', p. ^29. « Uoger de Hoveden, Hist. de France, t. XVII, p. o90.
5 Bibl imp. Cartulnire de Fontevrault, ms. lai., 5480, t. l", fol. o r*.
* Dibl imp., ms., 8229, fol. o41. r* et V.
5 Honorât Nicquet , Histoire de Fontevrault, p. 256. - Sandfort, Genea'o^ yical history of the Kings of England, éd. de 1"07, p. 71.
LES PLANTAGENETS A FONTEVRAULT
Fontevrault *, y prit le voile à ses derniers moments, et y mourut le 31 mai 1204 *. Elle fut inhumée auprès de son mari ^.
La sépulture de la reine fut surmontée de sa statue couchée, posée sur un monument semblable à celui des autres princes , et qui, comme les leurs, a disparu. Éléonore couronnée, la tête enveloppée dans la guimpe des veuves et supportée par un coussin, repose sur un lit. Les mains, qui ont été brisées, portaient un livre d'heures. Un surcot, bordé d'un large ruban à l'encolure et très-légèrement èchancré, laisse voir le haut de la cotte et la fibule qui l'attache au cou. Ce surcot dérobe entièrement à la vue le reste de la cotte. Formé d'une étoffe très-souple, il est serré à la taille par une riche ceinture et y détermine une multitude de plis trèsfins. 11 tombe jusque sur les pieds par d'autres plis ondulants. Le manteau , retenu sur les épaules par une cordehére non tendue, laisse tout le buste à découvert, se relère sous le bras droit et de l'autre côté vient s'enrouler autour de la hanche gauche. La statue, en tuf blanc, a 1°,84 de longueur. Une ancienne enluminure rappelle sans doute sur celte statue les différentes couches de couleur dont on la couvrit en la restaurant. Il faut se garder de croire originale la plus ancienne comme la plus récente des peintures que nous connaissons *.
Tout vient encore ici confirmer l'attribution traditionnelle de la figure. La coupe de la robe, la ceinture richement ornée, les plis nombreux et cassés, l'ampleur excessive des vêtements, l'étoffe extrêmement souple, la forme du manteau , nous la font attribuer aux premières années du treizième siècle. Ces éléments constituent en effet le costume des femmes de cette époque. La grâce de la draperie jetée dans le goût antique , le style exquis de l'œuvre , la rapprochent de la grande période de Part gothique et lui fixent j^our date extrême 1210 à 1215.
Celte statue nous paraît véritablement belle. Rien de simple comme l'attitude générale. La princesse , dans une pose gracieuse, continue sa pieuse habitude de tenir son psautier. L'ajustement de
* Roger de Hoveden, Pars post., apud Rerum anglicarum Scriptores, p. 802.
* Suivant ï'Art de vérifier les dates, éd. cit., t. l", p. 805. — Le 50, suivant le nécrolope de Tabbaye; l'.ibl. imp.. ms. lat., 5480, t. II, fol. 109, v. Le lieu de sa mort est discuté. Mém. de la Soc. des Ant. de l'Ouest, ann. 1845.
» Arch. de Maine-et-Loire, ms. extrait des Cart. de Fontevr., fol. 587.
* Voyez: Gaigniéres, t. XII, fol. 15.— Stothart, Monumental effigies, pi. 6, 7 et la pi. en couleur du commencement.
APPENDICE
la robe, sans convention et sans manière, est plein de goût. Los plis se groupent houreusemeiil ; le manteau , qui dégage et laisse voir le buste, reçoit un excellent mouvement. Ce qui reste du visage, privé du nez en 1 795 , offre le même caractère do noble interprétation. La valeur de ce monument nous semble donc considérable. Contemporaine d'Éléonore , cette statue n'est cependant pis un portrait. Éléonore mourut extrêmement âgée, et rien dans notre image de pierre ne reproduit la physionomie d'une princesse courbée sous le faix des ans. Le visage est celui d'une femme de quarante ans au plus. C'est une figure de convention. Le statuaire a mieux aimé rendre la grâce et la majesté d'une reine idéale que les rides et les traits énergiques creusés par les passions de celte puissante aïeule des rois anglais.
Isabelle ou Elisabeth d'Angoulême , reine d'Angleterre, puis comtesse de la Marche, était fdle d'Aimar, comte d'Angouième , et d'Alix de Courtenay. Fiancée d'abord à Hugues IX , comte de la Marche, elle fut enlevée par Jean sans Terre. Veuve du roi d'Angleterre, elle épousa, au mois d'avril ou de mai 1*220 , Hugues X, fils de son premier fiancé*. Jeune, Isabelle aurait été élevée dans l'abbaye de Fontevrault -. Après une vie des plus agitées et des plus souillées, après avoir reçu de ses peuples le nom exécré de Jézabel, elle mourut en 1246. Les Bénédictins ', sans indiquer sur quelle autorité ils se fondent , disent que cette princesse fut enterrée à 'abbaye de la Couronne. Nous ne le pensons pas. Devenue veuve une seconde fois, poursuivie pour ses crimes , Isabelle se réfugia, on 1245, dans l'abbaye de Fontevrault, et là, dit Matthieu Paris*, se cacha, sous prétexte de religion, dans une chambre secrète, où elle trouva sûreté à grand'peine. Si nous en croyons les obituaires de Fontevrault, la reine serait revenue, à la fin de ses jours, sur la conduite qu'elle avait tenue toute sa vie. Elle montra dans l'abbaye nne piété exemplaire, combla le monastère de biens et mourut le 4 juin 1240 ^ abandonnant tous les honneurs et toutes les vanités du siècle, couverte sur sa demande du voile des religieuses et
* Bibl. de r École des Chartes, 4' série, 2* année, p. 539etsuiv.
* Arch. de Maine-et-Loire , ms. intitulé Fontevrault, extrait des carlul., Charles, obituaires, registres, loi. 289.
= Art de vérifier les dates, t. II, p. Ô85.
* Grandes Chroniques, trad. HuiU. Bréh., t. V, p. 343 et 344.
* Matth. Paris, Hist. maj., Lond., 1751, p. 944; — et Cartul. de Fontevr., t. 1. (P.ibl. imp., ms. lat., b480. loi. 1 r».)
LES PLANTaGENETS A FONTEVRAULT.
ordonnant par humilité d'être enterrée dans le cimetière du chapitre. Ensevelie suivant son désir au milieu des religieuses, elle fut exhumée huit ans après et placée, sous les yeux de Henri III, son lils, dans l'église de Fontevrault, par l'archevêque de Bordeaux et celui de Bourges *.
Celle princesse reçut les honneurs funéraires accordés aux Plantagenets*. Isolée comme les autres statues du monument qui surmontait sa sépulture , Isabelle nous apparaît couronnée, la tête enveloppée d'une guimpe et soutenue par un coussin , les mains croisées sur la poitrine. Elle repose sur un lit de parade, vêtue d'un surcot assez échancré qui laisse voir le haut de la cotte attachée comme celle d'Éléonore par une fibule. Le surcot est fixé à la taille par une ceinture et y forme quelques plis moins fins et moins souples que dans la figure précédente. Ce vêtement, cachant une partie dos pieds , produit de chaque côté deux groupes réguliers de plis. Un manteau couvre les épaules de la princesse en dégageant le buste ; il est fixé par une cordelière lâche. Le pan droit se relève comme soulevé par le vent, le pan gauche vient se fondre dans les plis du surcot. La statue est en bois. Elle n'a presque pas été mutilée et, plus petite que les autres, mesure 1"" 80 de longueur. Coloriée sans doute à l'origine, elle n'a pas pu conserver jusqu'à nous ses teintes primitives '.
L'examen de cette figure confirme encore la tradition qui veut qu'elle représente la reine Isabelle. Elle nous parait dater du milieu du treizième siècle. Voici ce qui nous amène à fixer cette date très-voisine de l'exhumation de la princesse. L'image n'est pas des dernières années du siècle, car le vêtement s'étriquerait , le surcot deviendrait une blouse sans ceinture, les plis n'apparaîtraient pas. On sait que le costume de cette époque va toujours en se rétrécissant. Or, ici nous trouvons encore une certaine ampleur et une grande ressemblance dans l'aspect général avec le costume d'Éléonore, mais une manière différente d'entendre la draperie de la robe, une étoffe moins souple, ne donnant pas les plis caractéristiques indiqués dans la figure précédente. La cotte est plus appa-
* nibl. imp., ms. lat., 5480, Cart. de Fontevr., t. II, fol. iiSr.
* Arck. de Maine-et-Loire, ms. extrait des Cartul., fol. 269, 270, 3S7.
' Voy. Gai},'nières, t. XII, fol. 20.— Slotliart , pi. 15, 14 et la pi. coloriée du commencement.
Cette statue, assez bien conservée, parait n'avoir point été restaurée en 1810.
APPENDICE
LES PLANTAGENETS A FONTEVRAULT
rente à rencolure, le siircol plus échancré au col. Le style de Vœuvre accuse aussi un art plus avancé tombant déjà dans la convention. Les plis de la robe, qui semblent vouloir se pondérer, se massent régulièrement, systématiquement. Le mouvement du manteau, qui se relève sur les genoux, n est pas exempt de recherche. Tout cela convient à la date que nous avons fixée pour le travail du sculpteur. Sans valoir la statue d'Éléonore, celle-ci est encore intéressante. Si nous ne retrouvons pas ces grands caractères qui font de la première une œuvre remarquable, la ligure d'Isabelle nons ofireun monument précieux de l'art courant du milieu du treizième siècle. Froide et compassée , elle n'est cependant pas sans charmes. La physionomie . jeune et sans caractères distinctifs, n'a pas 1 apparence d'un portrait. Huit ans se sont écoulés entre la mort de la princesse et son inhumation défmitive dans le cimetière des rois. On a oublié que les cendres qu'on remue sont celles d'une vieille reine . et l'artiste se borne à représenter une princesse de convention. ,,^ , ^ . , Raymond YII, comte de Toulouse, fils de Jeanne d Angleterre et de Raymond VI, naquit à Beaucaire en 1197. 11 fit d'abord la guerre à Amaury de Monttort et soutint la parti albigeois. Enfin il se reconcilia avec l'Église, conclut la paix avec saint Louis et prit la croix pour accomplir le vovage d'outre-mer. Mais, retardant toujours son départ, il tomba malade. Se sentant mourir, Raymond, le 23 septembre 1249 , lit son testament. « Nous choisissons avant tout, y u dit-il pour lieu de notre sépulture le monastère de Fontevrault, « où reposent déjà le roi Henri d'Angleterre . notre aïeul, et le roi « Richard, notre oncle, et la reine Jeanne, tiotre mère, et nous « voulons être placé à ses pieds*. « Ce prince mourut le 27 septembre 1249. Son corps fut apporté le 1" mai (sans doute de l année suivante) à Fontevrault et placé aux pieds de la reine , sa mère *. La figure couchée du prince était placée sur le tombeau qiu lui fut élevée Elle n'est pas arrivée jusqu'à nous. Disparue en 16o8, elle fut remplacée par une statue en marbre blanc *. Le comte y était
* Pibl. imp.. ms.,Cart. de Fontevr.,t. P'.fol. IGÔ r-, ei Grandes Chron. de
"^^tyezt «iriJÎ/^'comte; Bibl. imp.. ms.. Ca.l. de Fontevr.. t. l".
fol. 3 r.
5 Bibl. imp., ms. fr., 82^, fol. 541 r et V.
* Honorât Nicquet, Histoire de Fontevrault, p. 250.
représenté à genoux, se frappant la poitrine comme pour demander pardon à Dieu de son hérésie*. Ce marbre fut brisé à la Révolution.
De 1189 à 1254, les six Plantagenets qui choisirent Fontevrault pour dernière demeure sont descendus dans leur tombe. On donna à chaque prince, ainsi que nous l'avons montré, une sépulture distincte, et, à une époque trés-rapprochée de la mort de chacun d'eux , on éleva sur chaque cercueil enfoui un tombeau apparent. Le cimetière, formé de ces six sépulcres , était dans la nef ^ de l'église abbatiale, à gauche ', c'est-à-dire vers le mur du nord *, contre le gros pilier qui fait l'angle de la nef et du transsept », Voici dans quel ordre et dans quelles dispositions se trouvaient les rois : d'abord Henri 11 ; à ses pieds, Richard ; à côté de Henri, Éléonore ; à côté de Richard et fort probablement aux pieds d'Éléonore, Jeanne; aux pieds de Jeanne, Raymond «. Elisabeth, la dernière enterrée par le fait de son exhumation, devait arriver à la fin. Nous manquons d'indices pour fixer sa place.
Rien à noter durant ia longue période du moyen âge. Cette époque, constante observatrice des traditions, respecta les monuments qui faisaient la gloire de l'abbaye. Les nonnes conservèrent religieusement dans l'église les vénérables images de pierre et les cendres des rois bienfaiteurs, comme elles perpétuèrent leur souvenir dans les prières de chaque jour. Reconnaissance, intérêt, légitime orgueil, tout concourut à proléger ces reliques d'un art oublié. Les six tombeaux arrivèrent donc intacts jusqu'au seuil du seizième siècle.
Le 20 juin 1504 apparaît la première violation, au moment où
* Sandfort, Genealogical history oflhe Kings ofEngland ; éd. de 1707, p. 71. « Bodin, Recherches historiques sur la ville de Saumur , etc. Saumur, 1845,
^ Voyez la b'fronde au bas des dessins de (;aig;nièrps.
* Sandfort, Genealogical histortj of Ihe kings ofEngland; éd. de 1707, p. 65. Voyez aussi la gravure, iljid.
*' C'est ainsi que no«is interprétons repassage ôeXicquel {Hist.de Fontevrault, p. 528) : U cimetière des Rotjs estait dans la grand'éylise contre le gros pilier le plus esloignè de l'autel. On n'eut en effet qu à faire pivoter les tombeaux autour de ce pilier pour les enfermer dans le cbœur des religieuses, en 1304. Quoique remués et déplacés bien des fois, les rois n'ont jamais été beaucoup écartés, comme on le verra, de l'endroit où ils furent originairement inhumés. C'est là encore contre le même pilier qu'avant 1795 M. Rangé, curé de Cnndé, se souvient tr»s-bion d(^ les avoir vus.
" Ces positions résultent des indications données dans les testaments, les récits des chroniqueurs et les obituaires déjà cités.
APPENDICE
Ton réforme l'abbave et où Ton cloître les religieuses. Monuments enfouis, monuments apparents, tout est bouleversé. Laissons Honorai Nicquet nous raconter ce cbangement :
« Renée de Bourbon, au mois de juin, faisant faire la clostureet la grille qui sépare le chœur des dames» d'avec le chœur de l'autel, fit transporter les tombeaux et eftlgies des princes et les renferma dans la closture des religieuses , quoyque toujours contre le mesme pillier où estoit une image qu'on appeloit jusqu'à présent
Notre-Dame-des -Rov s .
« Pour les tombeaux cachés sous la pierre soustenant les effigies, elle en changea les dispositions ; car on n'a pas trouvé, fan 1638 qu'on y a fouillé, ni Richard aux pieds de son père, ni Jeanne aux pieds de sa mère. Or, depuis le temps de Renée jusques à ce mesme an 1658, les effigies estoient disposées de cette façon : Henry H, roy d'Angleterre ; Richard , son fds , surnommé Cœur de lion î Aliénor ou Éléonore de Guyenne, Jeanne d'Angleterre; toutes quatre à costé fune de fautre et de mesme suitte, couchées et estendues sur tombeaux vides élevés. Plus rapprochant vers la grille estoit l'effigie d'Elisabeth, reyne d'Angleterre, et de Raymond Vil *. »
Au mois d'avril et de juillet 1562, les huguenots ravagèrent r.\njou5. L'abbaye fut envahie et saccagée. Toutes sortes de profanations y furent commises *, et les statues durent éprouver quelques
dommages.
Ce n'était pas assez des épreuves causées par les luttes relr gieuses. La paix fut aussi fatale que la guerre à nos tombeaux , et le di.x-septième siècle ne se montra pas plus scrupuleux à leur égard que le seizième. En 1658, nouvelle violation. Cette fois, on n'a pas l'excuse de la nécessité et des besoins d une réforme. On obéit à un pur sentiment de luxe. « L'abbesse Louyse, » nous dit encore Honorât Nicquet, « s'estoit contentée d'embellir le grand autel et ses appartenances d'une riche et magnifique architecture, il restoit La closture du chœur des dames et le cimetière des roys (c'est ainsi qu'on appeloit d'ancienneté l'endroict où estoient leurs sépulchres) . Celle-là n'avoit rien de recommandable, sinon qu'elle estoit la pre-
* Le chœur des dames était dans la nef de Téglise, et la grille dont il est question le séparait du carré du transsept.
* Hisloire de FontevrauU, p. 529.
=» Jean Hirel, les Antiqudez de l'Anjou, p. 220 et suiv.
* Bibl. imp., Cart. de Fontevr., t. II, fol. 289 r*.
LES PLANTAGENETS A FONTEVRAULT
miére marque de la réformation du grand monastère ; ni cettuy-ci rien de royal, sinon les os et les cendres des roys, des princes et des princesses d'Angleterre (jui y avoient opté leur sépulture. Ces deux ouvrages de pierre quoyqu'insensibles estoient néantmoins touchez, ce sembloit, de quelque sentiment de honte à la veue d'une face si riante et si agréable comme est celle de ce grand autel. Ils atteiidoient quelque main favorable qui essuyast cette pudeur et les relevast de cette honte en relevant sur leurs fondements quehiue somptueuse structure de bastiment. C'est ce qu'entreprit madame Jeanne-Baptiste , dès qu'elle se vit en pleine disposition de ses volontés dans l'abbaye. » (p. 528.)
« Depuis fan 1638, qu'il fallust remuer ces monuments pour faire les tranchées des fondements de ces deux belles arcades, l'une desquelles couvre ce cimetière , et toutes les deux costoient la grand'grille et appuient deux autels en dedans du chœur des dames, la disposition des effigies est autre qu'elle n'estoit auparavant. Plus proche de la grille on voit Raymond et sa mère qui s'entre-regardent, puis suivent Henry, Richard, Aliénor, Elisabeth : ces quatre couchez, les deux autres de genoux. » (p. 550.)
Voici ce qu'ordonna la somptueuse abbesse. Sans tenir aucun compte des différentes places occupées par les cendres royales, elle éleva un mausolée commun sur lequel elle plaça, en les juxtaposant, quatre ligures arrachées aux divers monuments qui les supportaient. Elle lit disparaître deux images qui ne pouvaient tenir sous son arcade et embarrassaient le chœur ; elle les remplaça par deux statues de marbre blanc, à genoux, qu'elle mit en avant. A côté du tout elle plaça une épilaphe qui prouve combien elle ignorait ce qu'elle voulait enseigner à la postérité*.
Nous sommes au dix-septième siècle. Les rois sont placés sous une arc^ade resplendissante d'or , de marbres de toutes couleurs, ornée de sujets allégoriques et de festons dans le style le plus pompeux et le plus faux du jour, sur un tombeau en forme d'autel ^. Les deux statues refaites répondent au goût de la chapelle ; mais nos vieilles figures des douzième et treizième siècles , arrachées à leurs mausolées primitifs, posées sur ce sarcophage postiche,
' Bibl. imp., mss. fr.. 8229, fol. 541 r' et v.
^Sepulrhral monumenls in Great Brilam. Londres, 178G , t. I", 1" partie, p. 30.
APPENDICE
font un bien triste effet. Quoi qu'il en soit, sur ces tombes mutilées , déplacées , plane toujours le grand souvenir des princes anglais. Les somptueuses abbesses ont altéré, mais n'ont pas aboli la tradition, et le cimetière fait encore leur orgueil. Quand Sandfort compose en Angleterre sa Genealogicat history of the Kings of England , il reçoit de l'abbaye un dt'ssin et le fait graver. Cette estampe nous donne une vue très-exacte de la chapelle sépulcrale avant 1077. Plus tard, en 1099, lorsque Gaignières parcourt la France pour copier les monuments intéressant l'histoire , ces rois sculptés attirent son attention : il néglige les deux modernes et fait dessiner les quatre anciens*. La position des personnages a été changée depuis 1058. Us sont toujours dans le chœur des rehgieuses, à gauche de la grille, contre le mur du nord. Mais voici l'ordre que Sandlbrt et Gaignières constatent : Henri, Éléonore, Richard, Isabelle ; en avant Jeanne et Raymond.
Au dix-huitième siècle , Fontevrault conserve ce que lui a laissé le dix-septième, sans que nous trouvions trace de changements. Montfaucon, en dépouillant les portefeuilles de Gaignières, se garde de laisser passer inaperçus d'aussi précieux documents. Il tait graver les quatre tombeaux anciens dans les Monuments de la monarchie française. Ces quatre pièces de sculpture deviennent donc un monument national. L'Angleterre, de son côté, continue à s'y intéresser, et deux d'entre elles sont décrites dans les Sepulchral monuments in Great Britain. A la fin du siècle, les statues durent subir une restauration et furent repeintes.
Bientôt la Révolution éclate, et, dans son besoin d'effacer le passé , n'épargne pas les œuvres d'art. Le département de Maineet-Loire, et particulièrement les municipalités d'Angers et de Saumur, se distinguent par leur zèle pour la destruction. Li populace pénètre dans l'abbaye et cherche à violer les tombes des princes* Le faste inintelligent de deux abbesses lui a épargné ce sacrilège. On fouille inutilement sous les statues*. La rage, qui ne peuts'as-
* Voyez au Cabinet des estampes de la Bibl. imp. le tome XII des costumes de Gaigméres. Ces dessins, qui sont sans date, doivent avoir été traces en 16'J9. C'est en effet à cette époque que Gaignières Ûi reproduire les Mliments de l'abbaye dans deux vues qui sont au même cabinet (Topogr. de Maine-et-Loire, arrondissement de Saumur). Monuments extérieurs et intérieurs ont dû être copiés en môme temps.
* M. Ueville {Tombeaux de la culkèdrale de Rouen, éd. de 1857, p. ItJi).
LES PLANTAGENETS A FONTEVRAULT
souvir sur les cendres royales, se dédommage sur les effigies. La chapelle sépulcrale est renversée, les figures couchées sont martelées , les emblèmes abhorrés disparaissent. Mais la fureur révolutionnaire s'attache surtout aux personnages à genoux, aux priants, au malheureux Raymond et à sa mère Jeanne. On les prend sans doute pour des saints, et la simple mutilation n'est pas jugée suffisante. De ces deux statues il ne reste depuis aucune trace. Comment les quatre autres échappèrent-elles à la dévastation? Cela surprend quand on songe que tout ce qui les entourait a péri !
A partir de ce jour le cimetière n'existe plus. Le lien indissoluble que la mort avait mis entre la terre angevine et ses vieux princes est brisé. La Révolution a fait meubles, pour parler la langue du droit, les tombeaux qui devaient rester éternellement immobiles , et désormais c€s tronçons de pierre et de bois mutilés, ballottés de tous côtés, colportés de place en place et convoités de toutes parts , vont commencer une vie errante qui, quatre fois, faillit les exiler du sol de leur patrie.
Chassées de l'église, les quatre statues survivantes restèrent oubliées au fond d'un cellier, dans un bâtiment contigu à l'abbaye, où elles furent trouvées au milieu des décombres. On les mit dans la tour d'Évraud, dépendance du monastère. Puis, en 1804 , quand l'abbaye, comme pour expier sa première destination, devint uoe prison, elles furent exposées à toutes les insultes des prisonniers et vouées à une destruction rapide. En 1810, Stothart les vit, les dessina et les fit graver(f/ie Monumental effigies of Great Britain).
A cette époque le prince-régent d'Angleterre les demanda , et cette démarche réveilla l'attention sur leur valeur historique. Grâce aux observations présentées par Bodin et le baron de Wismes, préfet de Maine-et-Loire, les ministres de Louis XVIII les refusèrent. Après ce refus , on les déposa dans une des petites absides de l'église, vers le sud-est. Lu 1819, elles sont encore sur le point de quitter la France, le gouvernement anglais renouvelle sa demande, mais sans plus de succès.
Cependant les tombeaux sont connus , on s'en occupe de tous côtés. En 1828, quand paraît Pouvrage d'Alexandre Lenoir sur les Monuments des arts libéraux, l'auteur y décrit et y fait graver les quatre statues. En 18'29, M. Deville remarque Richard; il le compare avec celui qui existait autrefois à Rouen , et le fait également graver dans ses Tombeaux de la cathédrale de Rouen. Le comte
APPENDICE
de Viel-Caslel reproduit Henri II dans sa Colleclion de costumes, armes et meubles, pi. 170. Kléonore est encore gravée dans les Mémoires des Antiquaires de l'Ouest, en 1845. Mais cette attention qu'on prête à nos monuments n'attire pas sur eux un intérêt bien respectueux : ils gisent à terre dans un coin de réjjlise et servent de banc aux promeneurs et aux touristes.
En 1846, les rois sont transportés à Paris. Quitteront-ils la France pour TAngleterre, qui les demande toujours ; iront-ils dans l'un dt'^ Tiusées royaux, à Versailles ou au Louvre? On Tignore, et cet enlt'vement soulève de nombreuses réclamations. M. de Guilliermy leur fait écho en décrivant et en reproduisant les statues dans les Annales archéologiques^. Bientôt après la république est proclamée. M. de Falloux devient ministre, et n'oublie pas qu'il est angevin ; au mois de septembre 1849, les tombeaux reviennent en Anjou et sont replacés dans l'église de Fontevrault. Ils laissent à Paris, comme trace de leur passage, un plâtre du Kichard*, et en rapportent une restauration. En 1859, Richard et Éléonore ligurent dans VHistoire de France par les monuments, de MM. Charton et Bordier.
Enfin, en 1867, nos statues sont menacées de faire encore un voyage, et celui-là définitif. On apprend que Westminster, qui depuis longtemps leur offre sa splendide hospitalité, va compter quatre rois de plus sur ses dalles. Des commissaires viennent chercher les statues pour les mener en Angleterre. Un vice de forme s'oppose à l'élargissement immédiat des Plantagenets que la prison de Fontevrault retient parmi ses hôtes. Le directeur de la maison centrale de détention s'oppose à l'évasion du roi Richard. Pendant ce temps, l'opinion s'émeut , on revendique un bien national et la reine d'Angleterre a le bon goût de laisser à leur terre natale ses quatre prédécesseurs angevins. Vienne une intelligente restauration, et Fontevrault rétabfi offrira à nos statues une hospitalité qui ne leur fera pas regretter celle de Wetsminster.
Louis Courajod.
* T. V, p. 256 et 281.
* Ce plâtre est conservé au Musée de Versailles. N* 1237 du Calalojjue.
TABLE ANALYTIQUE
AnAïunn. — Son éloquence, 10, noie 1.
Abellt (Louis). — Auteur du Monita Jesu, 125 et note 5.
AtiKi.AïDE itE Ve.ntadolr, 20* ahhesse de Fonlevraull. — Appendice, y.'til
Agcesseau {!)'), intendant du Langne- «loc, puis conseiller d'État. — Lettres, loi, note 4. — Appendice, 516,
AijiAn (O* dWngoulêine). — Appendice,
Alexandre Vil (Le pape). — Lettres, i87, note i.~ Appendice, 2:)G, note 1.
Ai,iÉ>oR de Bretagne, 16' abbesse de Fontevrault. — Appendice. — 351.
Amé.%011 iiE GuiEN.NE (Voy. Éléonore d'Aquitaine).
Ai.iÉ.NOR DE pAKTiit.'^AT, 21* abbpssc dc Fontevrault. —Appendice, 3o6.
Alix de HnETACXK, 11* abbesse de Fontevrault. — Appendice, 5o2.
Alix de Champagne, y abbesse de Fontevrault. - Appendice, 351, 557.
Aliv vk V.ovi\rf:sA\.— Appendice, ù'i].
Amelot de Golk.xaï (Miclu;!), arcbevùque de Tours. — Ullres, 116 cl note 5.
André, évoque de Tournai. — Appendice, 555.
I AxFOssi. — Appendice, 268, 269.
Anne n" kvr\{\c\\E.— AvertissementySW.tltude, 7. —Appendice, 528,52î>,5r)4.
Anne d'Orléans, 27' abbesse de Fontevrault.—.4ppé'n£/itr, 358, 359.
Anselme (Abbé). — 6, note 2. — Uttres, 191 et note 5.
Antin(Duc d'). — Lettres. — N'est pas brouillé avec sa mère, 191.
ANTiN(JI"d'). — Ltf//r^*, 191.
Apt (Évéque d').— Appendice, 297, 299, 500, 510. 315,523.
AnDoisDE JuDAiNviLLE (M. d').— Lcttref!, — Noie sur le monastère de l'Habit, p. 147, note A.
AnoriissEL (Robert d').— Fondateur de Fontevrault ; sa vie, 8, 9. — Est blâmé des contemporains, 10. — Commencements de l'abbayp. 11. — llôglr> qu'il lui (bmnp, 12 et note. —Soumet les religieux à la direction d'une abbesse, 15, 62. — Son tombeau, 6.*>.
Appendice, 500, 301, 302. 505, 54<>, 319, .561.
Aii.NAULD (Antoine). — Son estime pour madame de Fontevrault, 51. — Le*/tres, KM) et note 5, 101, 157.
AuNALLD (Henri), évéque d'Angers. — Ami dc Gabrielle de Hocbechouarl, 21 et note. — Lettres, 86. 157. — Visite F'ontevrault, 154.
AuDiMEAu (.M. Léon). — 46, note.
AcDEBURGE, o« abbesse de Fontevrault.
Appendice, 550.
AYE.N (Comte d').—Ld/rf s. 20-2 et note 2.
TABLE ANALYTIQUE
Baillet (Adrien), lettres. — Auteur d'une Vie de Descartes, 195, note 6.
hjiLDMc. — Appendice, 549.
Balcze (ttienne).— Avertissement, XVI.
Bakbosa. —Appendice, 515.
Barentin (M- de). — Lettres, 198.
Bargellini, ancien nonce en France.
—Décide le pape à approuver la nomination de Gabrielle de Bochechouart, U et note. -15. - Appendice,"SSO- Barthélémy (M. Ed. de), 22. note 2. - - Lettres, 84, note 1. - 92, note 2, 120. note 1. — 151, note 1.
Basville (Nicolas de Lamoignon, sieur de).— Lettres; madame de Fontevrault a de l'estime et du goût pour lui, 180 et note 5. - Est attendu a Fontevrault avec sa femme, 186.
Baugé (M.), curé de Condé. - Appendice, ù'i9, note 5.
Bayle. — Avertissement, IW. — Lettres,
205, note 5.
Uxxîiic^.- Appendice; son cœur est
déposé à Fontevrault, 5t36.
iBEAij«iAîioiR(M. de).— Lettres ; sa mort,
249 et note 5.
Bblin (M- de). -Lettres, 126, note 2.
—127 et note 4.— 151, 166, 174, 18o.
Berger (M.).— Lettres, 97.
Berryer (M.). - Lettres, 105 et note 2. Beuthe, 10* abbesse de Fontevrault. —
Appendice, Ti^'i' ^
pEtdHB de Bretagne. -Appendice, ooZ.
BfeCAi'.AS (M- de).— Lettres, 109.
Blancue 3'Harcodrt, 22- abbesse de Fontevrault. — Appendice, oj6,
Blois (M"* de).— Lettres ; msil^de, 189, 198, 205, note 2. — Appendice, 565.
]iomn'.— Appendice. 579, note 2.-585.
Boileao-Despréaix. — 56, — Lettres, p 149, note 1.— Allusion à une critique qu'il a faite, 16S et note 5.— Appendice, 262. - 264 et note 2. -
265, note 5, 268, note 1.-269, 270 et note 1. — 271.
Bois-Dabphin (M- de). — Lettres. — Appelée Dofine, 89. — Qui est-elle 89, notes. - 92. 95.98. 102, 107, 108, 109, note 2. — 125, 128, note 5; 152, 158, 159, 198. BoNiFACE VIII (Le pape).— Appendice.
— Ordonnance sur les sorties des religieuses, 291, t95. — 554.
BoNNE-BisET (La mère). — Lettres, sa
mort, 259.
Yiosi,vï.L — Avertissement, XIV, note 1, XVII. - Étude, 64, 74. — Lettres, 105, note 2. — 179, note 2. — 255.— Appendice, 555.
BoLDOT. — Lettres, 210 et note 2. —
BouHiER (Président). — Lettres, 204, note. - Appendice, 267. — Son opinion sur l'abbé d'Olivet, 268. — 269, note 1.
BoDiLLON (Cardinal de). —Avertissement, Vlll et note 5. — Etude, Assiste à la vèture de Gabrielle de Bochechouart, 15.
BoDRBON (Alixdeî, 8« abbesse de Fontevrault. — Appendice, 351 .
BouRBOit (Antoinette de).— Appendice,
BooBBON (Catherine de). — Appendice,
ool.
Bourbon (Charles, cardinal de). — Appendice, 360.
BoiRBo:^ (Duc de). - 72. - Lettres, 1 i7,
note 5.
Bourbon (D*- de). Mademoiselle de Nantes. — Lettres, Sa maladie, 177 et notes 2 et 5. — 179.
Bouruo:j (Éléonore de), 30* abbesse de Fontevrault. —A;>pendjcc, 560, 561.
Bourbon (Henri-Jules de), prince de Condc.— Lettres. 179 et note 4.-198.
Bourbon (Jeanne-Baptiste de), abbesse de ïonie\Tdi\x\i.— Avertissement, VII — Étude, 32' abbesse de Fontevrault. 14. — Altère l'architecture de Fontevrault, 67. 68. — Lettres, 103, 155 et note 2. — 155, 257, 258, 239. — Appendice, 351, 537, 340, 361,
I Bou»BO«-UvEDAN (Louisc de), 31' aD-
TABLE ANALYTIQUE
bosse de Fontevrault. —Appendice.
Contestation avec Tévéque de Comminges,320, -21, 522.360, 361.
Bourbon (Louise de), 29' abbesse de Fontevrault. — Étude, 66. — Appendice, 55'J, 500. 580.
Bourbon (M"« de). — Son baptême, 72 et note 2.
Bourbon (Benée de), 28* ablnîsse de Fontevrault. — Étude, Déplace les tombeaux des Plantagenets, 66. — Appendice, 559, 580.
Ik)UHDALouE. — Avertissement, XVII. — Lettres, 105, note 2. — 171*. note 2.
BoDRCoGNE (D"" de). — Lettres, Apprécie M- de Fontevrault, 202 et note 2. — Sa sensibilité lors de la maladie du Dauphin, 213. — Son chagrin à la mort de Monsieur, 215.
— A été malade, 218. 219. — Son portrait, 219, 220.
BouTRox (M.) —Lettres, autographe de Huet, 255, note 3. — Appendice, 264, note 1 .
Brédif (M.). — Lettres, 17S, note 4.
Briellks (Sœur de). — Lettres, 188.
Brinon (M- de). — Uttres, sa mort,
Brossette. — Appendice, 210, note 1.
BussY-lUnuTiN. — A respecté l'abbesse de Fontevrault, 2. 22, note 1 .—40, 45. note 1, 76. — Lettres, 139. note 3.— 179, note 2. — 191, note 4. —Appendice, 262 et note 2.
Calixte II (Le pape). — Approuve les statuts de Fontevrault, 13. — Appendice, 301, 303.
Castries (M. de). — Lettres, 255 et note 3.
Catel. — Appendice, 353.
Catinat (M. de). — Appendice, 548, notel.
Caylcs (M- de). — Fait un charmant portrait de l'abbesse de Fontevrault, 2. — Dit qu'elle n'avait pas de vocation religieuse. 7, 8 et note 2. — 19, note 5. — 54, noie 1.
Cerceau (Le père du). ^ Appendice, sa réponse à l'abbé d'Olivet, 267.
Chamard (Dom). ^ Détails sur Fontevrault, 12, notel.
CHAMir-LAim (M. de). — Lettres, 214.
Charavay (M. Etienne). — Uttres, 186 notel. '
Charenton (M- de). - Lettres, 188, 190.
CiiARLEs I" (Duc de Vendôme). - Appendice, 360.
Charles V. — Appendice, Z5Z.
Charles M — Appendice, o^.
Charles IX. - Appendice, 314, 359.
Charles (Comte de Valois). — Appendice, 354.
Chari'entier (M). — Appendice, parrain de M»« de Mortemart, 526.
Chartres (Duc de) — Lettres, 198 et note 4. — Appendice, 365.
Chadlnes {Duc de). - 8, note 3.
Chailnes (D- de). - Ses propos sur la liaison de l'abbé Testu avec l'abbesse de Fontevrault, 19 et note 2.
Chaulnes (M- de), abbesse de Poissy.-l Emmène Gabrielle de Rochechouart à Poissy. 8, notes 3 et 4. — Lettres, 158 et note 2. — Appendice, 327. —
Chelles (Marie -Guionne de Cossé- Brissac, abbesse de). — Lettres, 94 et note 4.
Chemillé (Pétronille de).— 1" abbesse de Fontevrault, 13. — Appendice,
Chevreau (M.). — Lettres, vente de sa bibliothèque, 217.
Choiseul d'Hostel (Gilbert de), évêque de Tournay. — Lettres, lettre sur les Ans de la sainte Vierge, 121 et notes 2 et 5, 122. — 126.
CfTEADx (Abbé de). — Lettres, défend les privilèges avec M- de Fontevrault, 251, 252. - Appendice,
2iK). 297. 299, 500, 310,312,314.317.
CizERON-RivAL.— A;?/>?ndic^,270, note 1.
Clément V (Le pape). - Appendice,
Clément VI (Le pape). - Appendice,
Clément VII (Le pape). — Appendice, 557, 358.
TABLE ANALYTIQUE
Clémem Vlll (Le pape). — Appendice, 3G1.
Clément X. - Affligé du choix de Gabrielle de Rochechouart comme abbesse de Fontevrault, U. — Donne enfin son consentement, 14. — Appendice, 0ÔO.
Clotaire 11. — Appendice, 313.
CoisLiN (Cardinal de). - Lettres, réflexion singulière au comte de Canaples,249, note.
CoLBERT (Jean-Baptiste). — Avertissement, XVI. — Élude, 3b, note. — 36. — Lettres, 84, note 1. - 105, note 2. — Recommande à l'intendant du Languedoc les couvents relevant de Fontevrault, IS^i,
note i.
CoLBERT (Marie-Anne).— L^/fré-s, épouse le duc de Mortemart, 140 et note 5.
CoMJiixGEs (M"* de). — Lettres, recommandée par M- de Fontevrault, CoxAN 111. — Appendice, 352.
CosDÉ (Le prince de). — Sa mort, 46.
— Lettres, \71, note 3. — Lettre sur sa mort, 179 et note 2. — 180.
CoBuiNELLi.— 22,note 1. — 40 et note 4.
Appendice, 262.
CeR.NEiLLE (Pierre). — Lettres, 166,
note.
CosPÉAN, évêque de Lisieux. — Appendice, 361.
CouLANGEs (M. de). - Mot sur l'abbé
Testu,19, note 3.
CouLANGEs (M- de).— Sa liaison avec
l'abbé Testa, 19, note 3; 37.
CouPERETTE, jcune fille recueillie à
Fontevrault. — Lettres, \^S, 194.
CourjJOD(M. Louis). — 67, note 2. —
Appendice, 366, note 1.
Cousin (Victor).- 19, note 4.— Trouve M— 4e Séviijné bien sévère contre l'abbesse de Fontevrault,22,notel.— Appréciation qu'il tait du docteur Yallant,22, note 2. — Encore M- de Sévigné, 24, note 2. — 26, note 1.
— Ne croit pas que l'abbesse de Fontevrault sût le grec, 41, note 1.
— 78, note 1. — Lettres, 83, note 2.
— 84, notes 4 et 1 . - 96, note 1 , 1 04. note 1. 106, note 1. - 114, notes 1
TABLE .\NALYTIQUE.
et 2. — 116, note 6. — 121, note 2.
— 122, note 1.— 126, note 1. — Appendice, Le Banquet de Platon, 263 et note 3.
Daligre.— Appendice, 274.
\)AyGEAV.— Avertissement, IV et note 2; V, note 1. — Étude, 71, 72, 75, 76.
Daunou.— Appendice, 270. notel.
Dauphin (M" le). — Lettres, sa maladie,
[)Ev\LtE(iA.).— Appendice, oloel noie ±