AU DOCTEi:f\ YAELANT
A roiUevrauU, ce 18 juillet 1C77.
,1e crois que vous avez appris à Montmartre les occnpations que j*ai eues depuis quelque temps et qu'ainsi vous ne m'aurez pas su mauvais gré d'avoir tant différé à vous faire réponse. J'ai eu la visite de M. du Maine* et notre chapitre général qui m'a fourni de grandes et de longues afiaires dont je commence à peine à être quitte.
Je vous sni< In plus obligée du monde du passage que vousm'avezeuvuyé. Je suis persuadée qu'il est très-véritable (|ue non-seulement on ne peut espérer le repos de l'autre vie que par les travaux qui sont attachés à la vie chrétienne, mais môme qne ce que l'on prétend être un repos selon le monde est accompagné de peines et d'amertumes qui tourmentent bien plus réellement que les exercices de piété qni font le plus de peur. Votre passage explique cette vérité plus élégannuent que tout ce que j'ai jamais vu sur ce sujet. J'espère ne le jamais oublier, et je voudrois bien en pouvoir tirer quelque profit. Je vous supplie de vous souvenir que vous m'en devez un tous les mois. Je serai plus exacte à vous faire réponse, parce que je vais être un peu moins chargée d'affaires.
J'avois demandé à M. d'Angers la lettre qu'il a reçue du pape; mais connue il ne me l'a point envoyée, je vous supplie d'essayer à m'en procurer une copie. J'ai vu celle de M. Arnauld, dont je suis fort salisfaile.
» Bibl. iinp. Mss. IT.OoO. Porte fciiillrn Vallnnt, t. YIÎ, p. 4f>5
* Vers la lin de j-iin 1677.— Le jeune prince s'était .•ur'^l'; à Fon-
levrault en allant pour la seconde fois à IJarctres omo niadanio de
Maintcnou.
158 LETTRES DE GARRIELLE DE ROCHECflOlI ART
Je souhailo que M. du Bois ne se sente plus de son indisposition. Je \'ous supplie, ^lonsieur, de lui faire mes compliments et de compter toujours que je suis aussi sincèrement de vos amies que je vous l'ai promis.