‹ Gabrielle de Rochechouart de Mortemart [microform]; étude historiqueChapitre 64 sur 138 · A ROGER DE GAIGNIÈRES · texte numérisé non relu

A ROGER DE GAIGNIÈRES

A Bourbon, ce 25 mai 1700.

Je suis très-persuadée, Monsieur, que vous avez la bonté de vous intéresser à ma santé, mais je n'ai nul sujet de me flatter qu elle soit aussi nécessaire que votre politesse et peut-être votre amitié vous le fait dire. Jusqu'ici je me trouve très-bien des eaux, et mieux que l'année passée. Ma sœur s'en trouvoit bien aussi ; mais depuis hier elle a des maux de tête accompagnés de vapeurs qui la dérangent un

* Fontaines était un couvent do bénëdiclincs situé dans le diocèse de Meaux --Quelle était cette aflaiie oùTabbesse linit Par avoir cain de cause? Les lettres ne l'expliquent pas. ^

' Bibl. imp. Mss. 2i/J!»l, foi. 255. - Lettre dictée et non signée.

peu et qui me donnent bien de l'inquiétude, quoique celte incommodité soit, par la grâce de Dieu, sans nulle conséquence.

Il est vrai que les religieuses de Fontaines m'ont écrit, même jusqu'à deux fois, dans des termes assez soumis; mais il ne paroît pas qu'elles se repentent de leur faute, ni même qu'elles la connoissent. Ce grand ouvrage appartient à Dieu, et il faut l'espérer de sa bonté. Cependant je ferai ce qui dépend de moi, et je suivrai le conseil que l'on me donne de profiter de ma sortie pour visiter ce monastère. Mgr l'archevêque [de Paris] m'a paru de cet avis S et cela seufauroit pu me déterminer. Assurez-le, s'il vous plaît. Monsieur, de mes respects et de ma reconnoissance, et ne perdez point d'occasion de me rendre de bons offices auprès de lui. Je vous demande la même grâce auprès de M. et de madame de Noailles, et je vous supplie de ne jamais douter de l'estime sincère avec laquelle je serai toute ma vie, Monsieur, votre très-humble servante.

— Je ne vous écris point de ma main, parce que cela est absolument défendu ici, et que la moindre application ne peut s'accommoder avec les eaux ^.

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