‹ Gabrielle de Rochechouart de Mortemart [microform]; étude historiqueChapitre 79 sur 138 · A ROGER DE GAIGNIÈRES · texte numérisé non relu

A ROGER DE GAIGNIÈRES

A Fontevrault, ce 19 mai 1703.

J'avois bien espéré, Monsieur, que vous auriez eu la bonté de faire tenir ma lettre sûrement, et que vous ne trouveriez point mauvais que j'eusse pris la confiance de la faire passer par vos mains. Vous vous intéressez avec tant de bonté à tout ce qui me regarde, que je ne puis jamais craindre que les prières que je vous fais vous soient importunes. M. de Larroque doit vous mander. Monsieur, jusqu'à quel point je porte l'opinion que j'ai de votre bon cœur et de vos bonnes qualités. Nous en parlons souvent avec plaisir, et il m'assure aussi très-souvent que vos sentiments pour moi sont tels que je le puis souhaiter.

Sans vouloir lui rendre de bons offices auprès de vous. Monsieur, je dois vous dire qu'il paroit bien véritablement attaché à vous , et, en effet, il le doit bien être. C'est un grand adoucissement à sa mauvaise fortune que de pouvoir s'assurer que vous l'aimez, et toutes les personnes qui s'intéressent à lui comme je fais, doivent sentir pour lui un bonheur comme celui-là. 11 a apporté de votre part. Monsieur, un trésor bien considérable pour la bibliothèque de nos religieux. Le Père prieur a dû vous en faire de trèshumbles remerciements, et je vous supplie de croire que je prends une très-grande part à ce bienfait.

< Bibl. imp.Mss. 24,991. fol. 253.

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