‹ Gabrielle de Rochechouart de MortemartChapitre 125 sur 136 · LES !• I. A NTA GENETS \ I O.M E M; AT [.T · texte numérisé non relu

LES !• I. A NTA GENETS \ I O.M E M; AT [.T

long à manches larges et longues, une colle longue qui apparaît aux manches et au has du surcol. Dessous on voit passer un troisième vèlenu'ul tomhant prrsque sur l«'s pi»Mls. Les mains sont couvertes de gaiils avec une plaque de métal sur l«* dessus, les pieds sont revêtus de chaussures et armés d'éperons. La slatue est en turi)lanc et mesure aujouririmi 2'"! 7 de longueur, de la couronne aux pieds. Suiv.mt l'usage, cette statue dut êlre peinte. II serait intéressant de connaître quelles lurent les colorations primitives. Malheureusement les couleurs qu'on voit aujuuid'hui sont loin d'être originales, comme on l'a cru. Elles ont été renouvelées aux dix-sepliême, dix-huitième et dix-neuviême siècles *.

Si on compare la description de la ligure de Henri 11 avec le récit que lait Mathieu Paris de la mort et de rensevelissement du roi, on est amené forcément à conclure que l'arlisle, auteur de la statue, a reproduit scrupuleusement la personne royale au moment où elle était parée pour descendre au tomheau. Alors ce monument ne nous offrirait pas seulement une œuvre d'arl, mais encore la représentation exacte de Henri revêtu de ses ornements ro\aux; en d'autres termes, ce serait un portrait, (lonnne quelques-uns de ceux qui se sont occupés des tombeauv de Fontevrault, nous avons eu un instant celle illusion. Mais la rétlexion ne nous a pas permis de la conserver.

Bien des considérations rendent le récit de Matthieu Paris invraisemblable. Tous les chroniqueurs contemporains s'accordent à dépeindre l'étal d'abandon complet dans lequel mourut Henri 11. Il parait étonnant de voir traiter avec autant d'égards un prince mort, dont on ne respecta pas même les derniers moments. Lorsque Henri eut expiré, les courtisans avaient à complaire à Richard, dont on ne piévoyait pas la sage conduite, et insulter la dépouille du maître défunt devait, dans leur pensée, agréer au niaitre à venir. 11 serait donc étrange de voir tout d'un coup s'arrêter la hahie, la jalousie, la trahison, quand tout les convie à se produire, quand la situation les enfanterait si déjà elles n'existaient pas. Ces considérations, qui éveillent ^/ /*no/'/ le soupçon, ne sidtiraient pas à intirmer un récit si on ne pouvait s'appuyer sur des

' Voyez Gaigni«'Tes, t. XII, f* 14, à la Bil»l. inip., Cab. des Est. — Monlfaucnn, Mottunients de la monarchie française, t. Il, p. lir>.— Sluhart, The monumental effigies of Grciil Brituin, ISô-.', |il. t.'.'i, et pi. coloriof' on lt*lo de rouviago,

faits. Mais les choses se sont passées comme le raisonnement l'in- ; (iique. Des textes positifs rétablissent. A peine le nialnenreux roi [j a-t-il rendu le dernier soupir, qu'il est dépouillé de tous ses insignes ; son corps mis à nu ne reçoit pas même les témoignages de respect que la mort fait accorder au dernier des hommes. Point de linceul, point de bière, point de convoi ! Une main furtive cache seule la nudité du cadavre, la charité publique couvre cette dépouille royale, et c'est travesti en roi, mais non royalement vêtu, qu'il est traîné sans pompe à sa dernière demeure. Voilà la vérité. Voilà ce que racontent avec l'accent de la sincérité Roger de Hoveden, Giraud-le-Cambrien, l'Anonyme de Laon. Voilà le récit auquel Augustin Thierry ajoute foi, sans tenir compte de l'autre.

Entre les deux versions on ne peut, ce nous semble, hésiter. Il reste à expliquer comment la première a pu se produire. Trois auteurs relatent ce pompeux convoi funèbre et cette sorte de marche triomphale de Henri II vers son tombeau : ce sont Matthieu Paris, Roger de ^Vendûver et Benoît de Peterborough. En réalité ce triple témoignage se réduit à un seul. On sait que Matthieu Paris copia la Chronique de Roger de Wendover jusqu'en 1235. En comparant le récit de Roger de Wendover {Flores historiarum, t. II, p. h^k) et celui de Benoît de Pelerborough [Historiens de France, t. XVII, p. 490), on est convaincu que Tun des deux a copié l'autre . Voici mamtenant comment naquit le récit original. Les chroniqueurs, pour composer leurs histoires, étaient obligés d'aller sur les lieux s'informer des événements auxquels ils n'avaient pas assisté. L'historien de Henri II ne put se dispenser de venir à Fontevrault. On lui montra le tombeau. Comme l'usage existait de revêtir les princes de leur costume d'apparat avant de les inhumer et de les représenter dans ce costume sur leur monument funèbre, le chroniqueur en conclut que Henri II avait été apporté à l'abbaye en l'état où il le voyait, et il décrivit la statue. L'argument tiré de la Chronique de Matthieu Paris doit donc être écarté.

.Nous ne croyons pas que la figure de Henri soit un portrait dans la véritable acception du rnot ; nous avons indiqué la libre interprétation que s'attribua le tailleur d'images dans le costume. Nous ajouterons qu'elle se montre dans les proportions de la statue, qui est plus grande que nature, et où l'on ne retrouve ni la petite

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taille, ni lobésité si connue du roi. Nous ne nierons pas cependant ([u"o!i remarque ici la carrure des épaules mentionnées dans le portrait laissé par un chroni pieur contemporain ', et que l'absence de barbe, à une époque où elle était portée-, semble indiquer la volonté de traduire une pliysionomie individuelle.

On n'a jamais mis en doute l'authenticité traditionnelle de nos statues, ni la justesse de leur attiibulion. Si la tradition offrit jamais quelque gai'anlie, c'est quand t-lle s'attache à de ^Tands souvenirs et qu elle est, comme ici, gardée par de nombreuses mémoires qui en font un culle. L'abbaye au moyen âge était trop tière de ses tombeaux pour les oublier ou les confondre, et depuis l'époque où les souvenirs s'altèrent et se rompent, nous avons des documents qui nous désignent et nous décrivent chaque personnage et chaque tombeau.

Pour celui-ci, le témoignage d'authenticité remonte bien haut. Dès le treizième siècle, Uuger de Wendover et Benoit de l'elerborough, voulant reproduire l'aspect de Henri mort, décrivent sa statue, comme nous l'avons établi. Le style, d'ailleurs, de ce monument et l'examen du costume ne laissent pas d'incertitude et contlrment pleinement la tradition. L'exécution de la figure suivit de très-près la mort du roi. Il était sans doute sculpté quand, dix ans après, Richard vint à ses pieds partager sa sépulture et lui demander la réconciliation. Henri est représenté a\ec\â chlamyde. Cette forme du manteau ne dépasse pas le douzième siècle. Si la figure était du treizième, nous la verrions avec la chape qui revêt liichard. C'est presque la seule différence à indiquer entre les costumes des deux rois, mais elle est caractéristique ^. Cette statue peut donc être datée certainement de 1189 à 1199.

Ce monument, dont lintérèt archéologique est incontestable, n'est pas dépourvu de valeur esthétique. Si le travail de l'imagier est dur et âpre, il nous donne du roi défunt une représentation qui ne manque pas de grandeur dans sa loideur cadavérique. Le

* Giiaud-le Ciiuibrien, t. XVllI des Uist. de France, p. 138.

« Le père de Henri, Geoffroy Planta^enel , portail la barbe. Voir l'émail du Mans. — ï^on fils Richard fa portail également. Voir sa statue à Fonte- \iault, ci-dessous.

5 Cille différence dans le costume des deux rois se retrouve sur leurs sceaux. — Voyez Trèaor de numism(it{i]ue et de gl'/pli'iue , sceaux des rois et reines d'Angleterre, pi. 5.

prince aux larges épaules, dune taille agrandie, dort avec majeslé dans la pose consacrée. Les lignes du corps sont indi'jué<^s avec justesse, les plis tombent simplement et le manteau iiimené par devant drape avec ampleur.

Richard P', roi d'Angleterre, surnommé Cœur de Lion, naquit en 1157 de Henri II et d Éléonore de Guienne. C'est un héros légendaire par ses exploits et sa captivité. En 1199, voulant, dit-on, s'emparer d'un trésor que détenait le comte de Limoges, ce prince vint as^iéger le château de Chalus. Blessé d'une flèche dans l'attaque et se sentant mourir, Richard ordonna que son corps fût enseveli à Fontevrault aux pieds de son père, qu'il s'accusait d'avoir trahi. Il légua à l'église de Rouen son cœur invincible, et voulut que ses entrailles fussent déposées dans l'église de Chalus comme un présent qu'il faisait aux Poitevins. 11 expira le mardi 6 avril 1190* et fut enterré cinq jours après, le jour des Rameaux, 11 avril, vêtu de ses habits d'apparat, dans l'église de Fontevrault-.

Comme son père, Richard lut sculpté hur un sarcophage de pierre au-dessus du caveau funéraire où sa dépouille était déposée. La partie supérieure du monument est seule parvenue jusqu'à nous. Le roi, couronné, est étendu sur un drap couvrant une sorte de lit de camp, un coussin sous la tête. Il porte une barbe courte entaillée dans la pierre. La main droite, qui a été brisée, était appuyée sur le haut de l'abdomen. La main gauche est posée sur la ceinture. Il est vêtu d'un manteau en forme de chape, attaché sur le devant par une grosse fibule, laissant à découvert presque tout le bras droit et venant par-dessous croiser sur les genoux ; tombant tout droit de l'autre côté, ce vêtement est relevé par le bras gauche qu'il couvre. Le surcot, serré à la taille par un ceinturon, est muni de manches longues et larges. La cotte apparaît aux manches et au-dessous du surcot. Au-dessous de la cotte une dernière robe descend jusque sur les pieds. Les mains sont couvertes de gants avec plaque de métal et les pieds revêtus de bottines éperonnées. La statue en tuf blanc a '2"', 09 de longueur. Elle dut être aussi colorée à l'origine. En comparant les

* MîilLh. Paris, Grandes Chroniques, éd. cit., t. III, p. 300 et 501. - liibl. imp., nis. lat., 3480, t. II, lui 111 r'. — Arch. de Muiiie-el-Loire ms. Extrait du Cartulaire de Fontevrault, loi. 2t>4, 2Gj.

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diversos repivseiiliilions et descriptions de ce moiuimenl, on acqjjiert la i)reiive (jiic d.'piiis le di\-sepli."Mii.' ^i.Vl.' il lut ivpeint plusieurs lois '.

Comme pour Henri 11, l'aullienliciié traditionnelle de l'atlnljulion ne nous semble pas ici conleslable. La lij;ure de Uicliard est postérieure à celle de Henri. Les formes dilVérenles des manteau.v établissent pour la première une évidente antériorité. La cliape de Richard n'a pu coexister avec la clilamyde de llemi. Mais le reste des costumes diffère bien peu. Cotte et surcot, tous deux tréslon^'s, sont assez ressemblants. Les deux (i^^ures n'ont pas dû être taillées à un bien L^rand intervalle de temps Tune de l'autre, .-t celle de Hichard a tous les caractères qui conviennent à la dernière année du douzième siècle et aux premières années du treizième. Mort en 1199, ce prince n'a pas attendu Ion-temps son monument funèbre.

Contemporaine, cette statue a donc une -rande valeur. Elle était l'unique eflîgie de Richard, à partir de 1750 ^ époque à laquelle celle de Rouen disparut, enfouie sous le pavé du chœur, jusqu'à ces dernières années, où elle a été retrouvée par iM. Deville. Mais le Richard normand nous semble inférieur en intérêt à celui de iFontevrault. car il dut être refait après l'incendie de la cathédrale, |en l'200 ^ C'est en vain qu'après les avoir visités et comparés tous les deux, nous avons cherché à établir l'identité de l'un par l'autre. Le Richard de Rouen* ne ressemble nullement à celui de Fonlevrault. 11 n'a pas de barbe, ne porte qu'une robe attachée au cou par une grosse libule carrée et serrée à la taille par une ceinture fort ornée. Un manteau-chape, jeté sur les épaules, est retenu par une cordelière lâche. La main gauche tenait un sceptre. H a un lion sous les pieds. En avant du bloc de pierre qui forme le lit, un petit bas-relief du plus joli travail représente un sujet de chasse : un chien guette un lapin sortant du terrier.

* Voyez: Gaignières, t. XII, f 18. - Su.lliail, pi. 8 et 9 ; pi. en couleur en tele des Monumental effiqies, 1S.V2.

î * A. Deville, Tombeaiu delà catltéd.de Rouen, édit. do 18r>7 d VS ' Id., iljid. p. 40. ^ f ■

*■ L'atuibution de cette statue ne peut vive non pins contestée. — (Vovez aucab. des estampes, Gaignières, t. XII; Gai^mièrci d'Oxford, t. IV, p|. ..'et Montlaucon. t. 11, pi. xv.) — .Nous avons vu cette statue avant sa restauration dans un atelier de la cathédrale de Uouen ; elle est conlorine aux dessins du XVII' siècle.

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(Juand au Richard de Fontevraiilt, le visage en a été trop mutilé pour qu'il puisse, après les restaurations, donner une ressemblance bien exacte. Toutefois le marteau qui le défigura n'a pas enlevé toute trace d'énergie et peut-être de personnalité. D'un travail moins rude que la statue de Henri, celle de Richard nous parait moins satisfaisante au point de vue de Tart. Les épaules sont étroites et semblent oppressées par le manteau qu elles supportent. Ce vêtement n'est pas drapé d'une façon bien savante ; tombant roide du côté gauche, il passe sous le bras droit pour venir croiser sur les genoux par un mouvement assez inhabile.

Jeanne d'Angleterre, fille de Henri H et d"Éléonore de Guienne, naquit en 1165 ^ Veuve de GuiHaume, roi de Sicile, elle épousa en secondes noces Raymond VI, comte de Toulouse. Sur le point d'accoucher et se trouvant très-malade à Rouen, elle désira vivement être attachée comme religieuse à l'abbaye de Fontevrault. Quoique mariée et enceinte, elle reçut le voile à Rouen et fut consacrée en présence de sa mère Éléonore, puis mourut le 27 se}> tembre 1199-. Son enfant fut tiré vivant de ses entrailles, mais ne lui survécut que peu d'instants. La prieure de Fontevrault apporta le corps de la princesse au monastère ; on le plaça dans l'église près du tombeau de son frère Richard '\

Jeanne eut aussi son tombeau orné de sa statue couchée*. De ce morceau de sculpture il n'est rien parvenu jusqu'à nous. Rrisé ou enfoui au dix-septième siècle, il fut remplacé par une figure (k marbre à genoux ^. Cette dernière a été détruite à la Révolution.

Éléonore, reine de France, puis reine d'Angleterre, était fdie dt Ciuillaurne X, dernier duc de Guienne , et d'Éléonore de Châtellerault. Elle épousa d'abord Louis VII le Jeune. Répudiée en 1152 elle s'unit à Henri, duc de Normandie, qui devint roi d'Angleterre D'un caractère violent, en lutte avec son mari, conspirant avec scj fils, elle fut emprisonnée par Henri et délivrée seulement par l'avènement de Richard. Veuve , elle continua à jouer un rôle dans 1; politique, puis, chargée d'années, elle se retira au monastère dt

^ Matth. Pari?, Htst. ma}., trad. Huit. Bréh., t. I", p. -429.

- Roger de Hoveden, Hist. de France, t. XVII, p. 599.

» Bibl. imp. Carlulaire de Fontevrault, ms. lat., oi80, t. l", fol. 3 r».

* Bibl. imp., m s., 82-29, toL*34l, V et v°.

* Honorât Nicquet, Histoire de Fontevrault , p. 256. — Samlfort, Genealo gical history of llie Kinfj.s of Enjjland, éd. de 1707, p. 71.

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Fontevraull *, y prit \v voile à ses derniers moments, «'t y mourut le 31 mai 1204 -. Elle fut inlmmôe nupivs de son mari^^.

La sépulture de la relue fut surmout»'e de sa statue couchée, posée sur un moimment semblable à celui des autres princes, et qui, comme les leurs, a disparu. Éléonore couronnée, la lèle enveloppée dans la guimpe des veuves et supportée par un coussin, repose sur un lit. Les mains, qui ont été brisées, portaient un livre d'heures. Un sunot, bordé d un l.u'ge ruban à l'encolure et très-légèrement échancré, laisse voirie haut de la colle et la tibule qui l'attache au cou. Ce surcol dérobe entièrement à la vue le re>te de la cotte. Formé d'une étoile Irés-souple, il est serré à la taille par une riche ceinture et y détermine une multitude de plis tréslius. II tombe jusque sur les pieds par d'autres plis ondulants. Le manteau , retenu sur les épaules par une cordelière non tendue, laisse tout le buste à découvert, se relève sous le bras droit et de l'autre côté vient s'enrouler autour de la hanche gauche. La statue, en tuf blanc, a 1" 84 de longueur, lue ancienne enluminure rappelle sans doute sur celte statue les différentes couches de couleur dont on la couvrit en la restaurant. U faut se garder de croire oiiginale la plus ancienne comme la plus récente des peintures que nous connaissons *.

Tout vient encore ici confirmer l'attribution traditionnelle de la figure. La coupe de la robe, la ceinture richement ornée, les plis nombreux et cassés, l'ampleur excessive des vêlements, l'étoffe extrêmement souple, la forme ilu manteau , nous la font attrilnier aux premières années du treizième siècle. Ces éléments constituent en effet le costume des femmes de cette épo:[ue. La grâce de la draperie jetée dans le goût antique , le style exquis de l'œuvre , la rapprochent de la grande période de l'art gothique et lui fixent pour date extrême I^IO à 1215.

Cette statue nous paraît véritablement belle. Rien de simple comme l'altitude générale. La princesse , dans une pose gracieuse, continue sa pieuse habitude de tenir son psautier. L'ajustement de

* Roger de Hoveden, Pars post., apud Rentm anglicarum Scriptorea, p. 802. - Suivant Y Art de vérifier les dates, éd. cit., t. 1", p. SO.'». — Le r»0, sniva!it

le nécrolo;:e de l'abbaye; Hibl. imp., ms. lat., 5iS«J, l. Il, fol. 109, v. Le lieu de sa mort est discuté, ilém. de la Soc. des Anl. de l'Ouest, anu. 184;».

* Arch. de Maine-et-Loire, ms. extrait des Cart. de Fonlevr., fol. 587.

* Voyez: Gaignièies, t. Xil, fol. 15. — Slothart, Monumental effiyies, pl.C, 7 et la pi. eu couleur du commeuceiiient.

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la robe, sans convention et sans manière, est plein de goût. Les plis se groupent heureusement ; le manteau , qui dégage et laisse voir le busle, reçoit un excellent mouvement. Ce qui reste du vis;ige, privé du nez en 1795, oiï're le même caractère de noble inlerprétation. La valeur de ce monument nous semble donc considérable. Contemporaine d"Kléonore , cette statue n'est cependant pas un portrait. Éléonore momut extrêmement âgée, et rien dans notre image de pierre ne reproduit la physionomie d'une princesse courbée sous le faix des ans. Le visage est celui d'une femme de quarante ans au plus. Cesl une figure de convention. Le statuaire a mieux aimé rendre la grâce et la majesté d'une reine idéale que les rides et les traits énergiques creusés par les passions de cette puissante aïeule des rois anglais.

Isabelle ou Elisabeth d'Angoulême , reine d'Angleterre, puis comtesse de la Marche, était fille d'Âimar, comte d'Angoulême, et d'Alix de Courtenay. Fiancée d'abord à Hugues IX , comte de la Marche, elle fut enlevée par Jean sans Terre. Veuve du roi d'Angleterre, elle épousa, au mois d'avril ou de mai 1220, Hugues X, fils de son premier fiancé *. Jeune, Isabelle aurait été élevée dans rabl)aye de Fontevraidt -. Après une vie des plus agitées et des plus souillées, après avoir reçu de ses peui>les le nom exécré de Jézabel, elle mourut en 1246, Les Béiiédiclins^, sans indiquer sur quelle autorité ils se fondent, disent que cette princesse fut enterrée à l'abbaye de la Couronne. Nous ne le pensons pas. Devenue veuve une seconde fois, poursuivie pour ses crimes , Isabelle se réfugia, en 1245, dans l'abbaye de Fontevrault, et là, dit Matthieu Paris *, se cacha, sous prétexte de religion, dans une chambre secrète, où elle trouva sûreté à grand'peine. Si nous en croyons les obituaires de Fontevrault, la reine serait revenue, à la fin de ses jourî;, sur la conduite qu'elle avait tenue toute sa vie. Elle montra dans l'abbaye une piété exemplaire, combla le monastère de biens et mourut le 4 juin 1246 % abandonnant tous les honneurs et toutes les vanités du siècle, couverte sur sa demande du voile des religieuses et

* Dibl. de l'École des Charles, i' série, 2* année, p. 539 el £uiv.

^ Arch. de Maine-el-Loire , ins. intitulé Fontevrault, extrait des carlul., Charles, obituaires, registres, loi. 289. ' Art de vérifier les dates, t. H, p. 585.

* Grandes Chroniques, trad. Huill. Bréh., t: V, p. 545 el 544. ^ Jlalth. Paris, Hist. maj.. i.ond., 17fJl, p. 914; — et Cartul. de Fontfvi

t. I. (l;ibl. iinp., iiis. lat.,?>4!S(t. l.d. 1 r°.)

LES lM,A>T\(iKM:rs A Ku M K \ I'. AI l.T. 577

(ipionnant jiar Immililé dtMr»» enterrée dans le cimetière du cliaiitii'. Kiisevelie suivant son <l«'*>irau inilieu d»*s n'Ii^ieusj's , elle fut I xiiinnéo huit ans après et placée, sous les yeux de iienn III, sim lils, dans Té^dise de Fontevrault. par rarchevèque de Bordeaux et celui de Dourges *.

Celle princesse reçut les honneurs funéraires accordés aux Plan- (agenets *. Is(dée connue les autres statues du monument qui surmontait sa sépulture , Isabelle nous apparaît couronnée, la tè(e envelo])pée d'une guimpe et soutenue par un coussin, les mains croisées sur la poitrine. Elle repose sur un lit de |»arade, velue d'un surcot assez échancré qui laisse voir le haut de la colle attachée comme celle d'Élèonore par une libule. Le surcot est fixé à la taille par une ceinture et y lorme quehpies plis moins fms et moins souples que dans la ligure précédente. Ce vêtement, cachant une partie des pieds , produit de chaque côté deux groupes réguliers de plis. Vn manteau couvre les épaules de la princesse en dégageant le busie ; il est lixé par une cordelière lâche. Le pan droit se relève comme soulevé p:ir le vent, le pan gauche vient se fondre dans les pli^ du surcot. La statue est en bois. Elle n'a presque pas été mutilée et, plus petite que les autres, mesure 1*" 80 de longueur. Coloriée sans doute à l'origine, elle n'a pas pu conserver jusqu'à nous ses teintes primitives *.

L'examen de celte ligure confirme encore la tradition qui veut qu'elle représente la reine Isabelle. Elle nous parait dater du milieu du treizième siècle. Voici ce qui nous amène à fixer celte dale très-voisine de l'exhumation de la princesse. L'image n'est pas des dernières années du siècle, car le vêtement s'étriqnerait , le surcut deviendrait une blouse sans ceinture, les plis n'apparaîtraient pas. On sait que le costume de cette époque va toujours en se rétrécissant. Or, ici nous trouvons encore une certaine ampleur et une grande ressemblance dans l'aspect général avec le costume d'Élèonore, mais une manière diflérente d'entendre la draperie de la robe, une étolTe moins souple, ne donnant pas les plis caractéristiques indiqués dans la figure précédente. La colle est plus appa-

' r.ihl. iinp., ins. lat.. :U.SO, Cart. de Fonlevr.. t. II, fol. llor*. * Arch. de Muine-el-Loite, ins. extrait desCailu!.. loi. 269, i'O, âH". = Voy. Gai-rnièies, t. XII, toi. 20. — Slothart , pi. iô, 14 et la pi. coloriée du coniinencemenl.

Cette statue, assez bien conservée, parait n'avoir point clé restaurée en 1840.

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rente à l'encolure, 1^ siircot plus écliancré au col. Le style de l'œuvre accuse aussi un art plus avancé tombant déjà dans la convention. Les plis de la robe, qui semblent vouloir se pondérer, se massent régulièrement, systématiquement. Le mouvement du manteau, qui se relève sur les genoux, n'est pas exempt de recherche. Tout cela convient à la date que nous avons fixée pour le travail du sculpteur.

Sans valoir la statue dÉléonore, celle-ci est encore intéressante. Si nous ne retrouvons pas ces grands caractères qui font de la première une œuvre remarquable , la ligure d'Isabelle nous offre un monument précieux de l'art courant du milieu du treizième siècle. Froide et compassée , elle nest cependant pas sans charmes. La physionomie , jeune et sans caractères dislinctifs, n'a pas l'apparence d'un portrait. Huit ans se sont écoulés entre la mort de la princesse et son inhumation définitive dans le cimetière des rois. On a oublié que les cendres qu'on remue sont celles d'une vieille reine, et Tartiste se borne à représenter une princesse de convention.

Raymond VII, comte de Toulouse, fils de Jeanne d'Angleterre et de Raymond VI, naquit à Beaucaire en 1197. Il fit d'abord la guerre à Amanry deMontfort et soutint la parti albigeois. Enfin il se réconcilia avec rÉglise, conclut la paix avec saint Louis et prit la croix pour accomplir le voyage d'outre-rner. Mais, retardant toujours son départ, il tomba malade. Se sentant mourir, Raymond, le 25 septembre 1249, fit son testament. « Nous choisissons avant tout, y tf dit-il, pour lieu de notre sépulture le monastère de Fontevrault, « où reposent déjà le roi Henri d'Angleterre , notre aïeul, et le roi « Richard , notre oncle, et la reine Jeanne, notre mère, et nous « voulons être placé à ses pieds ^ » Ce prince mourut le 27 septembre 1249. Son corps fut apporté le 1" mai (sans doute de l'année suivante) à Fontevrault et placé aux pieds de la reine , sa mère -. La figure couchée du prince était placée sur le tombeau qui lui fut élevé ^. Elle n'est pas arrivée jusqu'à nous. Disparue en 1658, elle fut remplacée par une statue en marbre blanc ^. Le comte y élail

* Bibl. imp., rns.,Cart. de Fonlevr., t. 1", fol. lCôi°, el Grandes Chron. de Matth. Paris, t. Yl, p. oOo.

- Voyez le Migravil du comte; Bibl. iinp., ms., Cart. de Fonlevr., t. 1", fol. 3 T'.

5 Bibl. imp., ms. fr., 8-2-29, fol. 541 r» et \\

* Honorât Nicquet, Histoire de Fontevrault, p. 2.^.

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représenté à genoux, se frappant la poitrine comme pour demander pardon à Dieu de son hérésie*. Ce marbre lut brisé à la [{évolution.

De liSy à l'254, les six Planlagenets qui choisirent Fonlevrault pour dernière demeure sont descendus dans leur tomb.'. On donna à chaque prince, ainsi que nous l'avons montré, une sépulture distincte , et, à une époque trés-ra|)prochée de la mort de chacun d'eux, on éleva sur chaque cercueil enfoui un tombeau apparent. Le cimetière, formé de ces six sépulcres, était dans la nef- de ré<;lise abbatiale, à gauche *, c'est-à-dire vers le mur du nor<l *, contre le gros pilier qui fait l'angle de la nef et du transsept ^, Voici dans (juel ordre et dans quelles dispositions se trouvaient les rois : dabord Henri II ; à ses pieds. Richard ; à côté de Henri, Kléonore ; à côté de Richard et fort probablement aux pieds d'Éléonore, Jeanne; aux pieds de Jeanne, Raymond". Elisabeth, la dernière enterrée par le fait de son exhumation, devait arriver à la fin. Nous manquons d'indices pour fixer sa place.

Rien à noter durant ia longue période du moyen âge. Cette époque, constante observatrice des traditions, respecta les monuments qui faisaient la gloire de l'abbaye. Les nonnes conservèrent religieusement dans l'église les vénérables images de pierre et les cendres des rois bienfaiteurs, comme elles perpétuèrent leur souvenir dans les prières de chaque jour. Reconnaissance, intérêt, légitime orgueil, tout concourut à protéger ces reliques d'un art oublié. Les six tombeaux arrivèrent donc hitacts jusqu'au seuil du seizième siècle.

Le '20 juin 1504 apparaît la premièie violation, au moment où

' Sandfort, Genealogical history of'lhe Kiiigs ofEnyland ; éd. de 1707, p. 71.

* Dodin, Recherches historiques sur la ville de Saumur , etc. Saunuir, iSili, t. 1". p. 197.

^ Voyez la légende au bas des dessins de Gaignières.

*■ Sandfort, Genealogical history of Ihe Kings ofEngland; éd. de 1707, p. 6.'». Voyez aussi lagra\nre, ibid.

'-" C'est ainsi que nous interprétons ce passage de \ic<\uei {H ist. de Font evrault, p. .')28) : U cimetière des Roys estait dans la grand' éijlise contre le gros pilier te plus esloigné de l'autel. On n'eut en elïet qu'à faire pivoter les tOMit»e:iux autour de ce pilier pour les enreriiier d.in? le eliour des religieuses, en l'jdi. Quoique remués et déplacés bien des fois, les rois n'ont jamais été beaucoup écartés, comme on le verra, de l'endroit où ils furent originairement iniuimés. C'est là encore contre le même pilier qu'avant 1793 M. Baugé, curé de Candé, se souvient très-bien de les avoir vus.

® Ces positions résultent des indications données dans les testaments, les récits des chroniqueurs et les obituaires déjà cités.

580 AI'l'tMUCE.

Ton réforme l'abbaye et où Ton cloître les religieuses. Monuments enfouis, monuments apparents, tout est bouleversé. Laissons Honorât Nicquet nous raconter ce changement :

« Renée de Bourbon, au mois de juin, faisant faire la clostureet la grille qui sépare le chœur des dames* d'avec le chœur de Tautel, fit transporter les tombeaux et efliyies des princes et les renferma dans la closture des religieuses , quoyque toujours contre le mesme pillier où estoil une image qu'on appeloit jusqu'à présent ->'otre-Dame-des-Ro\ s.

<( Pour les tombeaux cachés sous la pierre soustenant les effigies, elle en changea les dispositions ; car on n'a pas trouvé, l'an 1658 qu'on y a fouillé, ni Richard aux pieds de son père, ni Jeanne aux pieds de sa mère. Ur, depuis le temps de Renée jusques à ce mesme an 1658, les effigies estoient disposées de cette façon : Henry 11, roy d'Angleterre ; Richard , son fils , surnommé Cœur de lion î Aiiénor ou Éléonore de Guyenne, Jeanne d'Angleterre ; toutes quatre à costé l'une de l'autre et de mesme suitte, couchées et estendues sur tombeaux vides élevés. Plus rapprochant vers la grille estoit l'effigie d'Elisabeth, reyne d'Angleterre, et de Raymond YH -. »

Au mois d'avril et de juillet 1562, les huguenots ravagèrent l'Anjou ^. L'abbaye fut envahie et saccagée. Toutes sortes de profanations y furent commises'*, et les statues durent éprouver quelques dommages.

Ce n'était pas assez des épreuves causées par les luttes religieuses. La paix fut aussi fatale que la guerre à nos tombeaux , et le dix-septième siècle ne se montra pas plus scrupuleux à leur égard que le seizième. En 1658, nouvelle violation. Cette fois, on n'a pas l'excuse de la nécessité et des besoins d'une réforme. On obéit à un pur sentiment de luxe. « L'abbesse Louyse, » nous dit encore Honorât Mcquet, « s'estoit contentée d'embellir le grand autel et ses appartenances d'une riche et magnifique architecture, il restoit la closture du chœur des dames et le cimetière des roys (c'est ainsi qu'on appeloit d'ancienneté l'endroict où estoient leurs sépulchres) . Celle-là n'avoit rien de recommandable, sinon qu'elle estoit la pre-

' Le chœur des dames était dans la nef de l'église, et la grille dont il est question le séparait du carré du transsept.

* Histoire de Fontevraull, p. o2l).

' Jean Hiret, les Antiqudez de V Anjou, p. '±l\i et suiv.

* Bibt. imp., Cart. de Fontevr., t. II, fol, 289 r».

LES I' I. A M TA G i: NET S A K>> TE VI; AU LT. 381

mière marque de la ivformaliuiulu t;r:iii(l monastère; ni celtuy-ci rien de royal, sinon les os el les eendn-s des roys, des princes et des princesses d'Angleterre (|ui yavoienl optt' leur sépulture. Os deux ouvrages de pieiiequoycprinsrnsibles estoient néantmoins touchez. ce sembloit, de quel(|ue senlinient de honte à la veue dune face si riante et si agréable comme est celle de ce grand autel. Ils atlendoient quelque main favorable qui essuyast cette pudeur el les relevast de celte honte en relevant sur leurs fondements quehjue somptueuse structure de basliment. C'est ce qu'entrt'|>rit madame Jeanne-Baptiste, dès qu'elle se vit en pleine disposili(»n de ses volontés dans l'abbaye. » (p. 5'28.)

« Depuis Tan 1058, qu'il fallust remuer ces monuments j r

faire les tranchées des fondements de ces deux belles arcades, l'une desquelles couvre ce cimetière , el toutes les deux costoienl la grand'grille el appuient deux autels en dedans du chœur des dames, la disposition des effigies est autre qu'elle n'estoit auparavant. Plus proche de la grille on voit Raymond el sa mère (jui s'entre-regardent. puis suivent Henry, Richard, Aliènor, Éh'sabelh : ces (juatre couchez, les deux autres de genoux. » (p. 550.)

Voici ce qu'ordomia la somptueuse abbcsse. Sans tenir aucun com})le des différentes places occupées par les cendres royales, elle éleva un mausolée commun sur lequel elle plaça, en les juxtaposant, quatre figures arrachées aux divers monuments qui les supportaient, Elle fit disparaître deux images qui ne pouvaient tenir sous son arcade et embarrassaient le chœur; elle les remplaça })ar deux slaUies de marbre blanc, à genoux, qu'elle niit en avant. A côté du tout elle plaça une épitapheqni prouve combien elle ignorait ce ({u'elle voulait enseigner à la postérité'.

Nous sommes au dix-septième siècle. Les rois sont placés sous une arcade resplendissante d'or, de marbres de toutes couleurs, ornée de sujets allégoriques et de festons dans le style le plus pompeux el le plus faux du jour , sur un tombeau en forme d'autel -. Les deux statues refaites répondent au goût de la chapelle ; mais nos vieilles figures des douzième el treizièmi' siècles , arrachées à leurs uiausolées primitifs, posées sur ce sarcophage postiche,

» Bibl. imp.. mss. fr.. 8-2-29, fol. 341 r et v».

- Sepulrhral monuments in Great Britain. Londres. 1786, t. I", l" partie, p. 50.

582 APPENDIGE.

font un bien triste effet. Quoi qu'il en soit, sur ces tombes mutilées , déplacées , plane toujoiu's le grand souvenir des princes anglais. Les somptueuses abbesses ont altéré, m.ds n'ont pas aboli la tradition, et le cimetière fait encore leur orgueil. Quand Sandforl compose en Angleterre sa Genealogicalhistory of theKingsof England , il reçoit de Tabbaye un dessin et le fait graver. Cette estampe nous donne une vue très-exacte de la chapelle sépulcrale avant 1677. Plus tard, en 1699, lorsque Gaignières parcourt la France pour copier les monuments intéressant Thistoire , ces rois sculptés attirent son attention : il néglige les deux modernes et fait dessiner les quatre anciens'. La position des personnages a été changée depuis 1658. Ils sont toujours dans le chœur des reli-; gieuses, à gauche de la grille, contre le mur du nord. Mais voici j l'ordre que Sandfoit et Gaignières constatent : Henri, Éléonore, j Richard, Isabelle ; en avant Jeanne et Raymond. j

Au dix-huitième siècle , Fontevrault conserve ce que lui a laissél le dix-septième, sans que nous trouvions trace de changements.! Montraucon, en dépouillant les portefeuilles de Gaignières, se gardei de laisser passer inaperçus d'aussi précieux documents. Il fait gra-i ver les quatre tombeaux anciens dans les Monuments de la monarchie française. Ces quatre pièces de sculpture deviennent donc uni monument national. L'Angleterre, de son côté, continue à s'y inté-j resser, et deux d'entre elles sont décrites dans les Sepulchral mO'\ mimetits in Great Britain. A la fin du siècle, les statues durent subir une restauration et furent repeintes.

Bientôt la Révolution éclate, et, dans son besoin d'effacer k passé, n'épargne pas les œuvres d'art. Le département de Maineet-Loire, et particulièrement les municipalités d'Angers et de Saumur, se distinguent par leur zèle pour la destruction. Li populaa pénètre dans l'abbaye et cherche à violer les tombes des princes Le faste inintelligent de deux abbesses lui a épargné ce sacrilège On fouille inutilement sous les statues-. La rage, qui ne peut s'as

* Voyez au Cabinet des estampes de la Bibl. iinp. le tome XII des costume do Gaignières. Ces dessins, qui sont sans date, doivent avoir été iracé en IG'jé. C'est en effet à cette époque que Gaignières fit reproduire les biti ments de l'abbaye dans deux vues qui sont au même ca)>inet (Topugr. d Maine-et-Loire, arrondissement de Sauiuur). Monuments extérieurs et inté rieurs ont dû être copiés en même temps.

* M. lieviile (Tombeaux de la cathédrale de Rouen, éd. de 1857, p. 16 i,.

LES rLAMTAiiL.NtrS A lO > TE VRA I LT. 585

souvir sur les cendres royales, se dédommage sur les efligies. La chapelle sépulcrale est renversée, les figures couchées sont martelées . les emblèmes abhorrés disparaissent. Mais la fur»'ur révolutionnaire s'attache surtout aux personnai^es à genoux, aiLv priunls, au malheureux Raymond et à >a mère Jeanne. On les prend sans doute i)our des saints, et la simple mutilation n"est pas ju<;ée suflisante. De ces deux statues il ne reste depuis aucune trace. Comment les quatre autres échappèrent-elles à la dévastation? Cela surprend quand on songe que tout ce qui les entourait a péri !

A partir de ce jour le cimetière n'existe plus. Le lien indissouble que la mort avait mis entre la terre angevine et ses vieux princes est brisé. La Révolution a fait meubles, pour parler la lanue du droit, les tombeaux qui devaient rester éternellement imuobiles, et désormais ces tronçons de pierre et de bois mutilés, )a Hottes de tous côtés, colportés de place en place et convoités de ouïes parts, vont commencer une vie errante qui, quatre fois, fiiillit les exiler du sol de leur patrie.

Chassées de Téglise, les quatre statues survivantes restèrent )ubliées au fond d'im cellier, dans un bâtiment contigu à l'abbaye, )ù elles furent trouvées au milieu des décombres. On les mit dans » tour d'Lvraud, dépendance du monastère. Puis, en 1804. quand abbaye, conune pour expier sa première destination, devint une )risoii, elles furent exposées à toutes les insultes des prisonniers et ouécs à une destruction rapide. En 1816, Stothart les vit, les lessinaet les lit graver(^/ig Monumental effigies ofGreat Urilain).

A cette époque le prince-régent d'Angleterre les demanda, et ette démarche réveilla Tattenlion sur leur valeur historique. Grâce ux observations présentées par Rodin et le baron de Wismes, préfet 6 Maine-et-Loire, les ministres de Louis XVIII les refusèrent. Après e refus , on les déposa dans une des petites absides de l'église, ers le sud-est. Ln 1819, elles sont encore sur lepohit de quitter 1 France, le gouvernement anglais renouvelle sa demande, mais ans plus de succès.

Cependant les tombeaux sont connus , on s'en occupe de tous ôtés. En 1828, quand parait l'ouvrage d'Alexandre Lenoir sur les fonuments des arts libéraux, l'auteui- y décrit et y fait graver les uatre statues. En 18-29, M. Devilh- remarque Richard; \\ le comare avec celui qui existait autrefois à Rouen, et le fait également raver dans ses Tombeaux de la cathédrale de Rouen. Le comte

384 AI'l'ENDICE.

de Viel-Castel reproduit Henri H daii^ sa Collection de costume, armes et meubles, pi. 170. Éléonore est encore gravée dans 1 Mémoires des Antiquaires de VOuest, en iS-ia. Mais cette attentioi qu'on prête à nos monuments n'attire pas sur eux un intérêt bien respectueux : ils gisent à terre dans un coin de Téglise et servent de banc aux promeneurs et aux touristes.

En 1846, les rois sont transportés à Paris. Quitteront-ils la France pour l'Angleterre, qui les demande toujours ; iront-ils dani l'un des musées royaux, à Versailles ou au Louvre? On l'ignorej et cet enlèvement soulève de nombreuses réclamations. M. de Gui Ihermy leur fait écho en décrivant et en reproduisant les statu dans les Annales archéologiques^. Bientôt après la république es proclamée. M. de Falloux devient ministre, et n'oublie pas qu'il esl angevin ; au mois de septembre 1849, les tombeaux reviennent en Anjou et sont replacés dans l'église de Fontevrault. Ils laissent Paris, comme trace de leur passage, un plâtre du Richard-, etei rapportent une restauration. En 1859, Richard et Éléonore ligu^ rent dans V Histoire de France par les monuments, de MM. Chartoi et Bordier.

Enfin, en 1867, nos statues sont menacées de faire encore uit voyage, et celui-là délinitit. On apprend que Westminster, qu depuis longtemps leur offre sa splendide hospitalité, va comple; quatre rois de plus sur ses dalles. Des commissaires viennent cher cher les statues pour les mener en Angleterre Un vice de forrai s'oppose à l'élargissement immédiat des Plantagenets que la prisoi de Fontevrault retient parmi ses hôtes. Le (hrecteur de la maisoi centrale de détention s'oppose k Févasion du roi Richard. Pendan ce temps, Tupinion s'émeut, on revendique un bien national etL reine d'Angleterre a le bon goût de laisser à leur terre natale se quatre prédécesseurs angevins. Vienne une intelligente restaura tion, et Fontevrault rétabh offrira à nos statues une hospitalité qu ne leur fera pas regretter celle de Welsminter.

Louis Courajod.

* T. V, j,. -m et 281.

- Ce plâtre est conservé au Musée de Versailles. jS' 1257 du Catalogue.

TAJiLE ANALYTIQUE

AiiAiLAisD. — Son éloquence, 1(1, noie 1.

AuEi,LT (Louis). — Auteur du ilonita Jesii, 125 et note 3.

AnKi.AlDE DE Ve.ntauolr, 'lO' altliesse de Kontcvraulf. — Appendice. ô5«î.

AcLE^s-EAi: (!»'), intendant du Languedoc, puis conseiller d'Kfat. — Lettres, loi, note i. — Appendice, 516,

AiMAu (C" d'Angoulèinc). — Appendice,

Alexandre VII (Le pape). — Lettres, 187, note \. — Appendice, 296, note 1.

Aliénou de Bretagne, 16* ahbesse de Fonlevraull. — Appendice. — 3."U.

Ai.iÉNOit DE GoiEN.NE (Voy. Éléouore d'Aquitaine).

At.iÉ.NOR DE Parthenat, 21' abbesse de Fonte\rauU. —Appendice, 3r>6.

Aux DE Bretagne, 11' abbesse de Fontevrault. — Appendice, 352.

Alix de Champaoe, 9' abbesse de Fontevrault. — Appendice. 3.")1 , 3.-17.

Alix de Courtenay. — Appendice, o'ii.

Amelot de Gournay (Micbel), arebovêque de Tours. — Lettres, \U'> »l note o.

André, évëque de Tournai. — Appendice, 35o.

Anfosm. — Appendice, 268, 269.

Anne d'Autriche.— Avertissement,M\.-

Ètude, 7. —Appendire, 328, 32(»,3';i.

Anne d'Orléanj, 27' abbesse de Fonlo-

vranlt.— i4/>p<'H(//cr, 5rj8, 5j9.

Anselme (Abb»'-). — 6, note 2. — Lettres,

191 et note 3.

ANTiN(nuc d'). — Lettres. — .N'est pas

brouillé avec sa mère, l'M.

Antin (M-d'i. —Lettres, 191.

Apt (Évéque d'].— Appendice, 2;J7,299,

.^RBOI^DE JlBAINVILLE (M. d'). — LcItlCS,

— Note sur le monastérede l'ilabil, p. 147, note 4.

Arrrissel (Bobert d").— Fondateur de Fonlevrault ; sa vie, S, '.».— Est blâmé des contemporains, 10. — roinmencements de l'abbaye, II.— Bénies qu'il lui donne, 12 cl noie.— Soumet les religieux à la direction d'uiif abbesse, 13, t;2. — Son tombeau, 65.

Appendice, 300, 3iH, 302, 303, 3U», 319, 361.

Arnauld (Antoine). — Son estime pour madame de FonteviauU, 31. — /><•/très, 100 et note 3, 101, 137.

Arnavld (Henri), évêquo d'Angers. — Ami de Gabrielle de Bochecliuuail.

j 21 et note. — Lettres, 8*. 137. —

I Visite Fontevrault, 154.

1 AcBHSEAf (M. Léon). — 4'">, note.

TABLE A.NALYTldUE.

Aldebdrge, 3' abbesse de Fontevrault.

Appendice, 5o0.

Atev (Comte d').—L<'///c6, 202 et note 2.

Baillet (Adrien!. Lettres. — Auieiii' d'une Vie de Descartes, 19o, note 6.

\'>xt.in\\c.— Appendice, ô49.

Ballze (Étiennei. — Avertissement, XVI.

Bai;bo<a. — Appendice, 51ô.

Bare.ntin (M-' de). — Lettres, 198.

Bargellisi, ancien nonce en France.

— Décide le pape à approuver la nomination de Gabrielle de Rochechouart, li et note. — 15. — Appendice, 550*

Barthélémy (M. Ed. de), 22, note 2. —

— Lettres, 84, note 1. — 92, note 2, 120, note 1. — 1.31, note \.

Basville (Mcolas de Lamoignon, sieur de,. — Lettres; madame de Fontevrault a de l'estime et du goût pour lui, 180 et iiote o. — Est attendu à Fontevrault avec sa femme, 186.

r.ACGÉ (M.), curé de Condé. — Appendice,"tO, note ■').

Batle. — Avertissement, U\. — Lettres, 20o, note 5.

Béatrice. — Appendice; son cœur est déposé à Fontevrault, 366.

Beacma>oir(M. dei. — Lettres; sa inort, 249 et note 3.

Belin rsi" de). —Lettres, 126, note 2.

—127 et note 4.-131, 166, 174, 18.5.

Berger (M.).— Lettres, 97.

Berryer (M.). —Lettres, 103 et noie 2.

Berthe, 10' abbesse de Fontevrault. — Appendice, 3o2.

Berthe de Bretagse. — Appendice, 352.

Biïcap.as (M"" de}.— Lettres, 109.

Blaxche dHarcocrt, 22* abbesse de Fontevrault. — Appendice, 356,

Blois (M"« de).— Z^f^^5; malade, 189, 198, 203, note 2. — Appendice, 365.

homy. — Appendice, 379, note 2. — 583,

Boilead-De>préalx. — 36, — Lettres, p. 149, notel. — .Allusion à une critique qu'il a faite, IBS et note 3.— Appendice, 262. — 264 et note 2. —

265, note 3, 268, note 1.— 269, 270 et

notel. — 271.

Boi--Dait»in fM'"' de). — Lettres. —

Appelée Dofine, 89. — Qui est-elle?

89, note 3. — 92, 93, 98, 102, 107,

108, 109, note 2. — 123, 128, note 3;

Bomface VIII (Le pape).— Appendice.

— Ordonnance sur les sorties des religieuses, 291, 293.— 354.

Bo.\.\E-Bi>ET (La mère). — Lettres, sa mort, 259.

^'>06i>iFA. — Avertissement, XIV, note 1, XYII. — Éinde, 64, 74. — Lettres, 105, note 2. — 179, note 2. — 255.— Appendice, 535.

Boli-ot. — Lettres, 216 et note 2. —

BocHiER (Président). — Lettres, 204, note. — Appendice, 267. — Son opinion sur l'abbé d'Olivet, 268. — 269, note 1.

BociLLON (Cardinal de). — Avertissement, VIII et note 3. — Étude, Assiste à la vêture de Gabrielle de Bochechouart, 15.

Bourbon (Alixdei, 8' abhesse de Fontevrault. — Appendice, 351.

Bocreox (Antoinette de). — Appendice,

Bocrbox (Catherine de). — Appendice,

Bourbon (Charles, cardinal de). — Appendice, 360.

BouRBO.N (Duc de). — 72. — Lettres, 177, note 3.

Bourbon (D*-' de). Mademoiselle de .Nantes. — Lettres, Sa maladie, 177 et notes 2 et 5. — 179.

Bourbon (Éléonore de),. 30" abbesse de Fontevrault. —Appendice, 360, 361.

Bourbon (Henri-.lules de), prince de Conûé.— Lettres. 179 et note 4.-198.

Bourbon (Jeanne-Baptiste de), abbesse de Yor\te\Tau\t.— Avertissement, VII

— Étude, 52-= abbesse de Fontevrault, 14. — Altère rarchiteclure de Fontevrault, 67, 6S. — Lettres, 105, 133 et note 2. — 155, 237, 258, 239. — Appendice, 331, 337, 340, 361, 362, 381.

Boirbon-Lavudan (Louise de), 31' ab-

TVBLE ÀNALYTKjUE.

ho9.se de PVinlevraiill. —Appendice.

Conleslation avec Ttivèque de (',ouimiiiges,5"20, Z21, 522. ôGO, 5C1.

BooRiios (Louisr d»'), 2'J' abbesse de FonlevraiiU. — klude, m. — Appendice, 3.-i:>. 5G0, 580.

BouKBON (M"* de). — Son baptême, 72 et note 2.

BoLRuoN (Henée de), 28' abbesse de FonteviauU. — tJude, Déplace les tombeaux dos l'iantageiiols, f>»5. — Appendice, 359, 580.

BoLHDALOiE. — Avertissement, XYll. — Lettres, 105, note 2. — 171», note 2.

noL'UGOGNE (D— de). — Lettres, Apprécie M" de Fontcvrault, 2U2 et note 2. — Sa seusibililé lors de la maladie du Dauphin, 215. — Son ( ha?rin à la mort de Monsieur, 2io.

— A élé malade, 218. 219. — Son portrait, 219, 220.

r.ocTKO.x (M.'i —Lettres, autographe de Huet, 255, note 5. — .appendice, 2tJi, note 1 .

BKKr.iF (M.). — Lettres, 178, note 4.

BuiELLts (Sœur de). — Lettres, 188.

Bui.No.N (M"' de). — Lettres, sa mort, 2U.

BiiossETTE. — Appendice, i~0, note 1.

BissY-lUuLTix. — A respecté l'abbesse de Fontevrault, 2, 22,note 1.— i0,4o, note 1, 76. —Lettres, 159. note 5. — 179, noie 2. — 191, m^le [.—Appendice, 202 et note 2.

Calixte II (Le pape). — Approuve les statuts de Fontevrault, 13. — Appendice, 501, 503.

Casthies (M. de). — Lettres, 255 et note 3.

Catel. — Appendice, 555.

Catinat (M, de). — Appeiutice , 548, note 1.

Caylls i-M"' de). — Fait un charmant portrait de l'abbesse de Fontevrault, 2. — Dit qu'elle n'avait pas de vocation religieuse, 7, Set note 2. — 19, noie 5. — SI, noie 1.

CERrEAH (Le père du), — Appendice, sa réponse à l'abbé d'Olivet, 267.

r.HAMAiiD (Doin). Détails sur Fontevrault, 12, note 1.

Chamiilai.i. (M. de). — Lettres, 214.

ChaI'.avat (M. Etienne). — Lettres, IST., nntel.

CiiAiiENTOx (M- de). — Lettres, 188, 190.

Chaules I"(Duc de Vendôme). — Appendice, 3(i0.

CuAiiLEs V. — Appendice, 553.

Chaules VI. — Appendice, 557.

CiiAiiLts IX. — Appendice, 514, 5.'i9.

Chaules (Comte de Valois). — Appendice, 354.

CiiAuiENTiER (M). — Appendice, parrain de M"' de Mortemart, 520.

CuAuruEs (Duc de) — Lettres, 198 et noie 4 — Appendice, 565.

CUAUL.NLS (Duc de). - 8, note 5.

Challxes (D*- de). — Ses propos sur la liaison de l'abbé Testu avec l'abbesse de Fontevrault, 19 et note 2.

CH.VCLXES M"' de), abbesse de l'oissy.— Emmène Cabriellede Hocbechouart à Poissy, 8, notes 3 et 4. — Lettres, 158 et note 2. — Appendice, ô-l'.—

Chelles (Marie -Guionne de Cossé- Brissac, abbesse de). — Lettres, 91 et note 4.

Chemillé (l'élronille de). — 1" abbesse de Fontevrault, 15. — Appendice,

Chevreau (M.). — Lettres, vente de sa bibliothèque, 21 7.

Choisecl d'Uostel (Gilbert de), évêque de Tournay. — Lettres, lettre sur les Avis de la sainte Vierge, 121 et notes 2 et 5, 122. — 126.

Cïteacx (Abbé de). — Lettres, défend les privilèges avec M"' de Fontevrault, 251, 252. — Appendice, 290, 297, 2!X», 500, 510, 512, 514, 517,

CizERON-RivAL.— .4;>/;<'»jrfitv,270. note 1.

Clément V ^Le papei. — Appendice,

5al.

Cléme.nt VI (Le pape). — Appendice,

Clémext vu (Le pape). — Appendice, 557 , 558.

.InH

TAIil.E ANAIYTIOIK.

Appendice,

Cr.i'jiENT VllI Lp papp

Clémest X. — AfRi^ré ilu choix de Gabiielle de llochechouail comme abbesse de Fontevi ault, I i. — Donne cnlin son consentement, 14. — Appendice, 550.

f.LoTAn.E 11. — Appendice, 515.

CoisLix (Caidinal de). — Lettres, réflexion singulière au comte de Can;!ple5,'219, note.

f.oLiiEP.T (Jean-Baptiste). — Avertissement, XVI. — Élude, 55, noie. — 50. — lettres, 84, note 1. -105, note 2. — liecommande à lintendant du Languedoc les couvents relevant de Fontevrauit, loi, noie 4.

CoLBERT (Marie-Anne).— Le//;é'5-, épouse le duc de Mortemart, 140 et note 3.

CoMMiNGEs \M'" de). — Lettres, recommandée par M"' de Fontevrauit,

Co.vA.v III. — Appendice, 552.

CoM.É (Le prince de). — Sa rncjrt, 40.

— Lettres, il', note 5. — Lettre sur sa rooi t, 179 et note 2. — 180.

Coi-.iii-NELLi.— 22, note 1. — 40 et note 4. Appendice, 262.

Corneille (Pierrej. — Lettres-, 166, note.

CO'PÉAS, évêque de Lisieux. — Appendice, 561.

CoLLA.NGEs (31. dei. — Mot sur l'abbé Testu,19, note 5.

Co'^LAXGEs (M"' de). — Sa liaison avec l'abbé Testa, 19, note 5; 57.

CoVpEiiETTE, jeune fille recueillie à Fontevrauit. — Lettres, ISS, 194.

CoLP.AJOD iM. Louis). — 67, note 2. — Appendice, 566, note 1.

CocïiN (Victor; . — 19, note 4. — Trouve M"" de Sévisné bien sévère contre l'abbesse de Fontevrauit, 22, notel. — Appréciation qu'il lait du docteur Vallant.22, note 2. -- Encore M"^ de Sévigné, 24, note 2. — 26, note 1.

— Ne croit pas que l'obbesse de Fontevrauit sût le grec, 41, note 1.

— 78, note 1. — Lettres, 85, note 2.

— 84, notes 4 eti. — 96, note 1, 104. nolel. 1(6. noie 1. — 114, no|f'=

et 2. — 116, note 0. — 121, note 2. — 122, note 1.— 126, note 1. — Appendice, Le Banquet de Platon, 205 et note 5.

Daligre. — Appendice, 274.

l'A.NCEAL-. — Aieitissement, IV et note 2;

V, note 1. — Étude, 71, 72, 75, 76.

D.ALxoi-. — Appendice, 270, note 1.

Dau'Uin (M=' le). — Lettres, sa maladie,

De VILLE i'Sl.) .—Appendice ,'û':) el note 2.

582, note 2, 585.

Do.NAbiEU iiE GiiiET (Barthélémy de),

évêque de Comminges. — Appendice,

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