A nOCEH DE (iAMiNliJiES
A Fontevrault, ce 10 iii;ii 1703
J'avois bien espéré, Monsieui", que vous auriez eu la Konlé de faire tenir ma lettre sûrement, et que vous ne rouveriez point mauvais que j'eusse pris la confiance de la aire passer par vos mains. Vous vous intéressez avec tant le bonté à tout ce qui me regarde, que je ne puis jamais raindre que les prières que je vous fais vous soient im- )ortunes. M. de Larroque doit vous mander, Monsieur, usqu'à quel point je porlo l'opinion que j'ai de votre bon tœur et de vos bonnes qualités. Nous en parlons souvent ivec plaisir, et il m'assure aussi très-souvent que vos scnlinents pour moi sont tels que je le puis souhaiter.
Sans vouloir lui rendre de bons offices auprès de vous, Wonsieurje dois vous dire qu'il paroit bien véritablement itlaché à vous , et, en effet, il le doit bien être. C'est un jrand adoucissement à sa mauvaise fortune que de pouvoir s'assurer que vous l'aimez, et toutes les personnes qui s'inércsscnt à lui comme je fais, doivent sentir pour lui un )onheur comme celui-là. 11 a apporté de votre part, Monsieur, un trésor bien considérable pour la bibliothèque de los religieux. Le Père prieur a dû vous en faire de tréslumbles remerciements, et je vous supplie de croire que je orends une très-grande part à ce bienfait.
I * Dibl.imp.Mss. 24,991, fol. 255.
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