CHAPITRE V
Importance de l'abbaye de Fontevrault à la fin du dix-septième siècle.
— Longuet; conteslations soulevées par les statuts. — Principaux règlements. — Grande autorité de l'abbesse. — Ilommages qu'on lui rendait. — Ses exhortations et ses instructions aux religieuses.
— Eossuet lui demande les règlements qu'elle avait faits et les propose pour modèles. — Elle entreprend l'éducation de ses nièces. — Est bien moins portée que madame de Montespan à faire des prosélytes. — Modifications fâcheuses apportées par plusieurs abbesses à l'église de Fontevrault. — Gabrielle de Rochechouart consacre sa fortune à embellir l'abbaye. — Travaux qu'elle y fait exécuter. — Ses occupations multipliées. — Visite à Saint-Cyr. — Curieuses recommandations de madame de Mointenon. — Elle voit le roi chez celle-ci. — Contraste avec les premières années. — Sa liaison avec le collectionneur de Gaignières. — S'est-elle occupée de le marier?
— Conflit d'attributions avec l'évêque de Montauban. — Scandale que donne une religieuse de l'Ordre. — Mauvaise santé de l'abbesse.
— Elle tombe malade et meurt comme une sainte. — Madame de Montespan n'était pas auprès d'elle. — Louis XI Y est plus sensible à sa mort qu'il ne le sera plus tard à celles de mesdames de Montespan et de La Yallière. — Regrets qu'il en témoigne à sa nièce en lui annonçant qu'il la nomme abbesse de Fontevn.ult. — Goût de Gabrielle de Rochechouart po;ir Plaîon — Sa beauté à quarantehuit ans, d'après la gravure de Ganterel. — Scn esprit aimable et sérieux.— Pureté de sa doctrine. — Sa grande humilité. — Jugement d'un de ses amis. — S'était occupée de l'instruction des religieux pour former des prédicateurs et des confesseurs. — Son inlluencc lui survit
On peut se représenter maintenant quelle était, vers fin di^ dix-septième siècle, la vie d'une abbesse
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de FontevrauU, les graves affaires à régler, les procès à soutenir pour le maintien des privilèges ou pour d'autres motifs, procès qui ne furent point particuliers à la gestion de Gabrielle de Rocliechouart, car ils se renouvelaient sans cesse depuis la fondation de rOrdre, et ils ne finirent qu'à sa suppression \ Des contestations fréquentes avaient mis plus d'une fois en péril l'œuvre de Robert d'Arbrissel. Non-seulement les religieux, mais encore maints couvents de femmes fondés dans le royaume d'après la règle de FontevrauU, avaient essayé de se soustraire au commandement de l'abbesse du grand moûtier. Soutenue par les papes, protégée par les rois de France bien aises de disposer dune si grande abbaye, et qui, dans Fespace de cinq siècles, y avaient appelé quinze personnes de leur maison, la générale de FOrdre finit par triompher de toutes les cabales, et à partir du dixseptième siècle, son autorité fut, sous ce rapport, incontestée. C'est alors que des prétentions d'une autre nature avaient surgi. On a vu les diflicultés qu'elles suscitèrent à Gabrielle de Rochechouart , et comment madame de Maintenon Faida à les surmonter. Une fois délivrée de ce qu'elle appelait la persécution des évoques, la direction des âmes et les affaires administrsktives Fabsorbèrcnt uniquement. Des papiers qu'on pourrait dire officiels établissent qu'il y avait en 1700,
* On en trouve la trace persistante dans la Bibliotlièquc hmloriquc du Père Lelon^r.
dans cliaciin clos trois couvents de femmes de Fontevrault, cent religieuses. A quelques pas de là, se formaient, dans une sorte de séminaire, les confesseurs et les directeurs des soixante maisons de l'Ordre'. Nous -avons encore que Fabbesse consacrait la nomination des prieures régulièrement élues ou en commettait d'autres à leur place, donnait seule la permission de sortir, déplaçait au besoin les religieuses, autorisait les vétures, les professions, faisait examiner les novices, réglait les dépenses. Une fois Tannée, les couvents étaient inspectés par un des quatre vicaires visiteurs nommés par elle pour trois ans. C'est aussi tous les trois ans qu'ils députaient à Fontevi'aull le confesseur ou le visiteur de la province, et qu'à la majorité des voix, l'un d'eux était chargé d'inspecter le chef-lieu de FOrdre-. A celte occasion, un (hapitre avait lieu. L'abbesse y faisait lire les ordonnances ou règlements projetés, et l'on discutait les affaires générales. Il résulte d'un antre document contemporain qu'elle nommait, changeait ou maintenait à son gré les religieux confesseurs, lesquels ne restaient en fonctions qu'autant qu'il lui plaisait, quantum uobis placuerit. Un mémoire de l'abbesse ellemême dit enfin « qu'on entretenoit dans FOrdre la
' La Circulaire nécrologique de 1704 dit soixante en tout; une note .nnuscritc du carton L, 1019 des Archives de l'Empire parle de 05, il 1700.
- IJn autre document porte que cette inspection devait être faite par un religieux n'appartenant pas à l'Ordre même de Fontevrault.
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liaison et la correspondance de tous les corps politiques. » Ajoutons, pour achever de donner une idée de la déférence due à son rang, que les religieux et religieuses faisaient, en passant devant elle, une génuflexion ^
Il faut évidemment se méfier des panégyriques, mais il y a dans les panégyriques mômes des faits dont la vérité ne peut être mise en doute. Celui de l'abbesse de Fontevrault constate qu'elle prononçait non-seulement des instructions, mais encore des sermxons, à la manière des meilleurs prédicateurs; qu'à une assemblée générale, elle en fit un des plus remarquables sur la dignité du sacerdoce; qu'on accourait de trèsloin à ses discours de vêture; que ses exhortations aux religieuses mourantes étaient d'une onction irrésistible, et ses lettres circulaires, à l'occasion de la mort de ses religieuses, des modèles de narration simple et naturelle. Frappé de l'excellence de ses règlements, Bossuet en avait demandé des exemplaires « pour y apprendre, disait-il, à gouverner les religieuses de son diocèse. » Si absorbée qu'elle fût, l'abbesse de Fontevrault s'était chargée de l'éducation de ses nièces et de quelques parentes. Une de ses préoccupations principales était de leur donner le goût de la lecture, « afin de dissiper, disait-elle, les dangereuses chimères qui s'emparent d'un esprit vif et
* Arcli. de lErapire, L. 1,019. Couvents de femmes. Soles et papiers divers.
oisif. » Doit-on s'élonner qu'une personne aussi éclairée ait été en même temps d'une réserve et d'une mesure extrêmes en ce qui louchait le chapitre des vocations ? « L'abbesse de Fontevrault n'a pas pris la tyrannie des religieuses qui \eulcnt arracher les filles à leurs parents... Elle passe pour sainte dans la province; j(i vous fais cette confidence-là. » Sait-on qui écrivait de la sorte? Madame de Moutespan elle-même qui, dans son ardeur de prosélytisme (il faut s'attendre à tout des natures passionnées), persécutait la maréchale de Noailles pour lui faire mettre deux de ses filles à Fontevrault.
Élevée et agrandie à diverses époques par la libéralité des abbesses, des seigneurs de la contrée et des princes Planlagenels, que secondait l'active coopération des fidèles, cette abbaye offrait le curieux et intéressant spectacle des divers ordres d'architecture tour à tour en faveur depuis sa fondation. La forme byzantine, l'ait roman et Fart gothique, le style Renaissance y étaient représentés dans leurs évolutions principales. Pendant longtemps, on s'était borné à des accroissements. La belle église abbatiale, dont la nef se distinguait par quatre coupoles à pendentifs disposées avec un art parfait^, avait été commencée en 1101. Terminée vers 1120, elle avait successivement reçu les tombeaux de Robert d'Ar-
* Dutioiuiaire raisonne d • V Avchitccture française dn omicntc au Ircizicme siècle, par M. Viulkt-le-Duc, t. I, p. 171.
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juissel, de Henri II Plantageiiet, de Richard Cœur de lion, de Jeanne d'Angleterre, d'Éléonore d'Aquitaine, de Raymond VII et d'Isabelle d'AngouIème. Les cloîtres, les réfectoires, la salle du chapitre avaient suivi, portant chacun le cachet du temps. Le moment vint où quelques ahbesses, prises d'un beau zèle, songèrent à changer, corriger, enjoliver ce qui existait. Le malheur voulut que les principaux remaniemenls fussent faits vers le milieu du dix-septième siècle alors que les administrateurs et les architectes démolissaient, véritables iconoclastes, les chefs-d'œuvre de l'art gothique, et que d'illustres prélats croyaient faire œuvre pie en encourageant ces dévastations sacrilèges, pour la plus grande gloire de rarcliiteclure des jésuites, dont les églises de Notre-Dame des Victoires et de Saint- Thomas d'Aquin offrent aux Parisiens de si charmants modèles! La première violation avait eu lieu en 1504 par l'abbesse Renée de Bourbon qui, pour réaliser quelques modifications intérieures, déplaça maladroitement les tombeaux des Plantagenels. Envahie au mois de juillet 1562 par les huguenots, l'abbaye fut profanée, dévastée et mutilée. La tourmente religieuse passa, mais les dégradations ne s'arrêtèrent pas. Louise de Bourbon s'était contentée, dit un historien contemporain, « d'embellir le grand autel et ses appartenances d'une riche et magnifique architecture. » Nous ne connaissons que trop, hélas ! ces embellissements qui font un si fâcheux contraste avec
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le slylc des monuments golhiqucs. Il fallait faire ( .sscr la dissonance. « En effet, dit agréablement le jijcme historien en parlant de deux tombeaux des Plantagenels, ces deux ouvrages de pierre, quoique inisibles, étoient néanmoins touchés, ce sembloit, de {uelque sentiment de honte à la vue d'une face si riante et si agréable comme est celle de ce grand autel. Ils altendoient quelque main favorable qui essuyât celte })udeur et les relevât de cette honte en élevant sur leurs fondements quelque somptueuse structure de bâtiment. » Jeanne-Baptiste de Bourbon (c'était la fille naturelle de Henri IV) se chargea de ce soin. Comme les livres et les hommes, les monuments ont U'ur destinée, dans laquelle le fanatisme, l'incurie et la sottise, jouent un plus grand rùle que les ravages dos siècles ^ A la place de ce qu'on appelait le cimelière des roi.s, Jeanne de Bourbon fit faire des arcades ; elle bouleversa les cendres royales, éleva un mausolée commun où se dressèrent quatre statues juxtaposées. Ce ne fut pas tout. Deux anciens groupes ne pouvaient tenir sous les arcades nouvelles et embarrassaient le chœur ; elle les remplaça par deux statues en marbre blanc. Une épitaphe, éclatant témoignage de son ignorance, couronna l'œuvre ^ On ne sait pas bien au juste quels furent les travaux
' ïcmpiiscdax, homo cdacior, disait Horace il y a bientôt deux mille lins.
! * Honorât Niquef, Histoire de For.levrault, citée par M. Louis Goura-
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exécutés sous la direction de Gabrielle de Rochechouai't. La circulaire adressée aux Fontevristes après sa mort raconte que des bâtiments somptueux avaient été entrepris par Jeanne de Bourbon, mais fauted'ètre achevés, ils restaient sans emploi. La nouvelle abbesse forma le projet de les approprier différemment, et d'y abriter les pauvres vieillards et les orphelins sans famille, du pays et des environs. S'associant à ces fondations pieuses, madame de Montespan obtint du roi ou fournit une partie des fonds. L'abbesse ne ménageait pas non plus sa fortune. Parlant d'un tabernacle, de colonnes et de balustres en marbre, dont elle avait orné l'église du couvent, celle qui la remplaça dit : « Elle a fait faire un soleil d'une excellente ciselure enrichi de pierreries d'un prix infini. Outre celle^ qu'elle a trouvées dans notre sacristie, elle en a fourn des siennes, et en a j^rocuré cV autres en grand nomhvt 'la circulaire n'ose nommer madame de Montespan^;. pour achever un si riche ouvrage. Elle n'a épargné w soins ni dépense pour la réparation et Tembellissement de notre maison... » De magnifiques dortoirs, de^ chapelles restaurées ou nouvellement élevées , d( vastes salons, de spacieuses galeries, de beaux jardin:
jod, de la Bibliothèque impériale, dans un intéressant travail intitulé /; Séjntlturcs des Planfagcnets à Fontevraidt.
M. Courajod a bien voulu nous autoriser à reproduire cette précieux étude historique ; on la trouvera à l'Appendice, pièce n" XI.
* Elle dit ailleurs, au sujet des dépenses que labbesse n'aurait pi supporter : « Dieu y suppléa heurei sèment par une personne qui lu éto'U proche . »
reliés par de sombres allées (elle devait cet hommage au Père Rapin) donnent une idée des améliorations nécessaires ou d'agrément qui marquèrent son passage et perpétuèrent son souvenir à Fontcvrault*.
On n'a pas oublié les inquiétudes continuelles que lui causaient ses procès avec les évéques au sujet delà sortie des religieuses, et la chaleur avec laquelle elle avait défondu les antiques privilèges de sa maison. La compagnie fréquente de sa sœur, les visites de quelques amis, les œuvres charitables à or-
* On sait que l'ancien couvent est aujourd'hui une maison centrale. L'auteur d'un intéressant travail [l'Abbaye de Fontevrault , notice historique et archéologique, par M. Malifaud; Angers, 88 pages, 18G8) a trouvé dans cette circonstance le sujet de la sanglante épigraphe qu'on va lire : « 11 est écrit : Ma maison seru une maison de prière, et vous en a\ez fait une caverne de voleurs. » (S. Luc, xix, g 4, verset 46.) M. Malifaud n'a-l-il pas raison? Ecoutons encore un critique des plus compétents à tous les points de vue : « La partie la plus ancienne de l'église de Fontevrault est malheureusement la plus mal conservée. Le chœur tout entier et les transsepts, dont les voûtes abritent les sépultures désolées des Plantagenets, sont encore consacrés au culte. Mais les quatre coupoles de la nef, morcelées par des cloisons, interrompues par des planchers, offrent un réfectoire au rez-de-chaussée, un dortoir èjà la hauteur des pendentifs et de nombreuses cellules dans l'étage in- ^jtermédiaire. Ces dégradations sont d'autant plus affligeantes, que le "'reste de l'abbaye a mieux échappé au vandalisme. Le cloître, magnilljflque et immense, la salle capitulaire revêtue de peintures historiques, lies grands corps de logis de la Renaissance sont intacts ; et si jamais la !i-' {France rougissait de voir ses plus illustres monastères souillés du nom ide maison centrale, un mot du ministre suffirait pour faire de Fonte- , jvrault autre chose qu'une prison. Même dans la nef, il n'y aurait guère •qu'à démolir pour remettre les choses dans leur état primitif. » [L'Architecture bi/<a»tùie en France, par M. Félix de Verneiih, in-4", p. 275.) L'admirable abbaye du Mont-Saint-Michel a cessé depuis peu d'ani nées d'être une maison centrale; pourquoi celle de Fontevrault n'aurait-elle pas la même fortune? Il est bien permis de l'espérer.
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ganiser, les construclions à diriger, la correspondance administrative ou familière à tenir au courant, quelques distractions littéraires aux heures de loisir prenaient le reste de ses journées. Trente-quatre an- ; nées s'écoulèrent au milieu de ces passe-temps et de !' ces travaux. Les excursions à Bourbon avec madame deMontespan pour motif de santé, les voyages à Paris pour les grandes affaires étaient les événements exceptionnels de cette vie si Ijien réglée, si calme et en même temps si remplie. Dans un de ces voyages d'affaires qu'elle espaçait le plus possible, l'abbesse de Fontevrault visita Saint-Cyr qu'elle ne connaissait pas. Nous avons à ce sujet une curieuse lettre que m.adame de Maintenon écrivit à la supérieure pour l'inviter à faire avec un soin particulier, pour la circonstance,! la toilette delà maison. On y trouve, comme en tant d'autres, l'esprit correct et pédagogique, la précision militaire de celle qu'on pourrait appeler la commandante de Saint-Cyr.
« Madame l'abbesse de Fontevrault doit venir dimanche ici; elle y entendra la messe de dix heures dans la tribune du roi, où il faut mettre des carreaux; elle y dînera à mon parloir ; on nous servira du dehors, et la maison n'en aura nul embarras. Je demande deux noires qui, avec les demoiselles que j'aurai, suffiront pour nous servir. Je vous prie de charger mesdames Gauthier et du Tourp d'entretenir les religieuses de sa suite, et de les mener par la maison, si elles
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veulent y aller. Que les classes soient en bon ordre ; que les plus belles \oix cbanlent les psaumes à vêpres; qu'on chante à l'Élévation ce bel 0 Salnturis en parties au milieu du cliœur ; que mon appartement soit propre et paré ; enfin, ma chère fille, n'oubliez rien pour que toute la maison de Saint-Louis soit dans son lustre ; madame de Fontevrault ne l'a jamais vue*. » Dans un autre voyage à Paris, le dernier qu'elle devait faire, Tabbesse de Fontevrault dîna (c'est Dan- ^^eau qui nous l'apprend) chez madame de Maintenon, 3t y vit le roi qui revenait de Marly. C'était le 2 dé- :embre 1700. On se figure, autour du même foyer, es trois graves personnages, car le temps avait marché, l'âge était venu, le ciel s'était assombri. Était-on issez loin des jours heureux où tout réussissait à .ouis XIV, où madame de Montespan et madame de laintenon se promenaient ensemble dans les voilures le la reine et vivaient dans la singulière intimité que 'on sail^ où la charmante abbesse de Fontevrault traersait, sans s'y corrompre, la dangereuse atmosphère e Versailles et de Saint-Germain? Mais sans doute le ouvenir du passé ne fut pas évoqué, car le présent urait paru plus triste encore. C'est dans ce voyage
Lcllirs /ùstoriqucs et édifiantes, t. I. p. 475. — Celte lellre purlCj ins lédilioii LavallJe, la date du 1" janvier lO'JT. Or, on lil dans la 'culaire écrite aux couvents de l'Ordre de Eontevrault par la isupceure ([ui succéda à Gabrielle de Roclicchouart que, depuis sa nomiition, celle-ci n'était allée que quatre fois à Paris, en 1075, 1079. i95 et 1700. La lettre doit donc être de 1095 ou de 1700.