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parti... et je \oiis trouverai quelqu'un qui la rendra heureuse.
— Que ne vous devrais -je pas? dil le I ci cen prenant avec effusion les mains de celui qui promettait le bonheur pour sa lille... il me semble que le ciel m'a donné cette enfant comme une consolation...
quand je souffrais trop, quand mon cœur se serrait au souvenir du passé, le sourira d'Élénore... dissipait ce nuage , et maintenant, si elle est heureuse , je croirai. . . que le ciel m'a tenu compte du bien que j'ai voulu faire !... Oui, continua-t-il, oui, mon ami , et votre étonnement. . . ne peut m'empêcher de dire la vérité telle qu'elle est... si je cherchais à faire quelques bonnes actions... à réparer... un mal... peut-être, hélas! irréparable, c'est que je tremblais que les fautes des pères ne fussent comptées pour les enfants.. . c'est qu'il me semblait
-2<iO LE .101 II ni MARIAGE.
que mes sacrifices, mes regrets, mes vertus, s'il était possible, seraient un titre auprès du ciel pour le bonheur de ma lille ; et maintenant... voyez- vous, mon ami , je commence à espérer : car ce mariage, qui se conclut aujourd'hui, il assure un sort brillant à M. de Mauléon; il lui donne une femme belle, bonne etsage. . . une fois. . . j'ai sauve la vie ace jeune homme... eh bien! le passé... doit...
— Ne parlons pas du passe, dit le notaire, qui craignait de voir ce triste vieillard revenir aux idées pénibles qui tourmentaient sa vie... et permettez que je vous quitte, ajouta-t-il, on m'attend chez la marquise de Fontenay-Mareuil.
M. Simon, essayant de se remettre du trouble où le jetaient ses souvenirs , lendit la main a son ami, elle quitta pour se rendre au couvent d'Éléuore; car il avait eu peu-
LE lui H 1)1 MARIAGE. -ici
dan t son voyage une lettre de la jeune fille, qui faisait pressentir une confidence à recevoir aussitôt qu'il serait de retour !
Élénore avait un air de fête quand M. Simon arriva : sa parure élégante annonçait des projets ; un sourire doux et joyeux embellissait sa pâle et mélancolique figure. Il la regarda avec tant de joie, il y avait une satisfaction si grande dans les yeux du vieillard, un intérêt si tendre dans l'expression de son visage, que la jeune fille sentit bien que toutes ses espérances seraient réalisées si elles dépendaient de lui, et qu'il était associé à ses désirs avant même de les connaître.
— Oui, dit-elle en souriant, j'ai une confidence à vous faire! oui, le bonheur que vous avez tant souhaité pour moi, eh bien '
je veux qu'il soit aussi votre ouvragée voujs
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— Oh ! »ju«' je serai heureux alors! s'écria
M Simon.
— .)•■ Le crois, répondit Éiénore en lui tendant la main . vous êtes si bon, qu'en vous demandant un service, il semble toujours qu'on tasse quelque ehose pour vous.
Et L'air gracieux et confiant de la jeun» fille ému! <l^ joie le cœur du bon vieil laid.
— Parle/, lui dit-il, parlez, chère enfant,
que souhaitez- vous?
— Ce que je souhaite? vous le saurez bientôt , reprit Éiénore avec gaieté; mais pas en ce moment : car il nous reste a peine le temps de nous rendre où nous sommes attendus... par Gabrielle.
— Pour son mariage? demanda M. Si 'non