LE JOUR DL MARIAGE. 5IT
et décidée rendait incompréhensibles pour
lui.
Après quelques instants d'un complet silence, Gabrielle reprit :
— Il y a un mois, monsieur, lorsque vous vîntes au couvent, et que l'on conclut.. . ce funeste mariage. . .
Yves de Mauléon fit un geste d'étonnement.
— Ce funeste mariage, répéta la jeune femme, moi... j'ignorais toutes les choses de la vie ! Les avantages de la naissance , les idées du inonde, le prix de la richesse, les plaisirs. . . et les attachements qui avaient pu remplir la vie d'un jeune homme , tout m'était inconnu ; et , quand je donnai mon consentement, j'ignorais et ce que j'accordais et ce que je devais obtenir ! Pour moi ,
Si i u: JOUI I>1 MARIAGE.
M. de.Maulcon était un jeune homme1 que... je...
lei Gubrielle s'arrêta... sans achever sa phrase; et, laissant sa pensée incomplète, elle essaya d'en exprimer une autre.
— Pour vous, monsieur... moi jetais une fille du peuple que vous méprisiez... , et dont vous achetiez la fortune avec un
litre.
— Madame!... ne put s'empêcher de s'écrier le jeune homme offensé ! Mais ne trouvant pas sans doute les mots qui devaient détruire l'accusation de Gabrielle, il s'arrêta...
— N'essayez pas de dire le contraire! \<>s regards aujourd'hui même m'ont trop con- \aincue de votre dédain; car, depuis un mois... , j'ai appris à «Irviner hieu deseho-