‹ Gabrielle (volume 3)Chapitre 35 sur 40 · LE JOIR PL MARIAGE · texte numérisé non relu

LE JOIR PL MARIAGE

— Il ne peut pas... il ne doit pas y avoir en ce monde de raisons d'intérêt qui forcent un homme d'honneur, fier et délicat comme M. le duc de Mauléon , à mentir à son cœur auprès d'une femme , à venir feindre un amour qu'il n'a point ! Non, cela ne doit pas être!... si un homme en était capable... je le mépriserais, moi, et la femme qui le souffrirait... il la mépriserait, lui ! Je sens cela sans pouvoir me l'expliquer. . . car , moi , je ne sais rien , je ne connais rien, je n'agis que par instinct; mais je ne ferai jamais ce qui révolte mon cœur; et je sens que je ne veux pas, que je ne puis pas être la femme d'un homme qui me dédaigne, qui m'a épousée pour ma fortune, qui me hait peut-être, et qui en aime une autre!... Monsieur de Mauléon , ajouta-t-elle en parlant avec force, mais très-vite, moi, fille du peuple, sans éducation, je sens cela quoique je ne puisse l'ex-

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pliquer... que ne deVez-VOUS pas sert tir vous que le monde a formé a (ont appréciai avec délicatesse'

Écoutez, continua-t -elle en parlant ton jours plus vivement, et de cette voix sir cadée et vibrante que donne une violente émotion contenue avec force. . . écoutez ! un marché a été conclu... Gabrielie Rémond, fille d'un ouvrier, a acheté le titre de duchesse... qui n'a pas grande valeur aujourd'hui , dit-on , et qui ne m'apportera peufêtre que l'avantage d'être reçue dans quelques nobles salons, où je serai sans doute encore plus méprisée par vos amis que par vous; mais enfin on a conclu un arrangement, et, dans ce moment, je le ratifie! \ on s aurez , pour ce titre que vous me donnez , la fortune que vous avez souhaitée; mais le marché s'arrêtera là, monsieur ledue!e'e^l kSsez de sa naissnnee qui \oi\(\ méprisable à

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