LE JOUI DU MARIAGE
vos yeux Gabrielle Iiémond; sa faiblesse au moins ne vous donnera pas de nouveaux droits! Quand un pauvre paysan épouse une fille du peuple comme lui, c'est qu'il l'aime! s'il la presse sur son cœur, c'est que ce cœur est à elle ; c'est qu'il est fier de lui donner son nom, de l'avoir pour compagne de sa vie, pour mère de ses enfants, pour partager avec lui toutes les chances de son existence ! et si le mariage n'est pas cela, si ce n'est pas l'amour béni par le ciel, et honoré par la terre, qu'est-ce donc? qu'est-ce que cette fille sans amour et sans défense, qui se livre à un homme qui ne l'aime ni ne la respecte? Je ne le comprends pas, moi ! je ne sais pas si c'est là le mariage dans ce que vous appelez le monde ; mais je sais bien qu'il n'en sera pas ainsi entre nous, monsieur! Rentrez donc dans votre appartement, je veux resterseule dans le mien !