‹ Gaetana drame en cinq actes en prose avec preface inedite et postfaceChapitre 30 sur 99 · CARDILLO, LÉONORA · texte numérisé non relu

CARDILLO, LÉONORA

Et bien?

LÉON OU A, lorlnnl par le porte de gauche, un coHral à le mêle.

Elle dort comme une innocente qu'elle est.

OAKK1LLO.

Innoccnto? Nous verrons bien. Nous avons le coffre aux secrets 1

LÉ ON O n A.

Je n'ai pas eu pour do lo prendre, parce que je suis sûre que vous n'y trouverez rien do mal. (canaiiio prend le cocrei.) Qu'est-ce que vous aveï fait do votre monsieur ?

Monsieur est sorti dès lo matin, après s'elro promené toulo la

nuit dans son cabinet. [H r<i porter le coûVet sur le eheminée.l LÉONORA, sou ment les bougicj.

Ça se voit. Il faut avouer que votre maître passe drôlement ses nuits do noces. La première sur le chemin do l'Amérique, la seconde en voyage dans ta maison]

G A. ET AN A

Il n'y a pas de quoi rire ! Hon-ez plutôt à plaindre un udeie serviteur qui s'est mis on frais de |>oésie pour fêter le retour de son maître, et qui, pour tout remerciaient, so voit menacé d'une destitution.

Oui, mademoiselle Léonora, vous aurez la douleur de mo perdre si nous ne trouvons pas là dedans le secret de madame. LÉONORA, reltnanl ion bras.

, Mais quoi secret peut-el!e avoir?

Mon pauvro monsieur Cardillo ! vous me toiles do la peine avec votre (on solennel. Je no sais peut-être pas ce que c'est qu'un amant?

caudillo.

Vous, mademoiselle Lconora?

Oui. Un amant est un monsieur qui donne des pièces d'or aux femmes do chambre, liais sachez qu'en trois mois je n'ai pan touché un sou de plus que mes im^c?. Voue, soyez persuadé que madame n'a pas d'amant.

CAUDILLO ts m collrol.

Monsieur sait ce qu'il dit, et c'est monsieur qui m'a fait l'honneur do me préposer à cette enquête.

LÉON 0 H A , lai urtunl la bras.

Gomment! c'est votre vieux jaloux qui vous a dit?... Rendezmoi mon coiTretl (eue prend m cubet.) Jo me haïrais comme un serpent, si j'avais eu la malheur de vendre madame à votre niou-

CAHDILLO.

lit mni, in me. mépriserais comme un s prostitué, » si jo no veillais pas à l'honneur do mon maître. |n prend m coffrai.)

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