‹ Gaetana drame en cinq actes en prose avec preface inedite et postfaceChapitre 82 sur 99 · BI6B0NE · texte numérisé non relu

BI6B0NE

Vous pense?, bien qu'il s'agit encore du comle Pcriculî. Madame l.i baronne vous a demandé sa grûcc, et vous l'avez refusée un peu durement. Jo serai plus heureux. J'y compte.

01) 1 je connais mes droits... Oui, c'est moi qui devais mourir co matin, et vous avez ménage un tour de faveur à don Gabriel... Mais !e meilleur sérail de ne tuer personne, (iinmmaiu ica fragment! du papier. J Voici notre tlcmanrlo en grâce, les morceaux en sont bons... Recopiez-moi ça de voire plus belle écriture... et signez!

Je porterai la lettre à <t notro 1 » ami le juge Marliuoli, qui l'atend.

LE BARON

Ali ça I me diras-tu quel intérêt te pousse à sauver lo comto Pericoli ?

Quel intérêt? Il aime voire femme et il en est aimé.

LE BARON, déchirant lw morceuui de la Iclira.

Assez plaisanté, mon drôle! va-t'en I

m GAETAN A.

D1RDDNE, se dliipwit Yen le fond.

Prenez gardel vous no savez pas où j'irai si je m'en vais.

LE BARON

Où donc?

Me dénoncer au juge et sauver don Gabriel.

Toi? Tu n'es pas assez fou pour solliciter sa place.

Pardon! Ma peine ^'rait eummuée en faveur do l'aveu sincère. D'ailleurs, le roi sait bien que j'ai trente mille bons amis dans le peuple; car je suis du peuple, moi! Ne sous un simple réverbère, monsieur le baron , tous les réverbères, de Naples se casseraient plutôt que de me laisser mourir 1 .

LU BARON

lit quand le roi daignerait commuer ta peine, lu n'en serais pas quitte à moins de dix ans de galères.

Vous l'avez ditl = Nous comptons sur dix ans 1 ! » Mais les galères de Naplcs n'ont l ii'ii de melimeoliquc. On se promène dans la ville, avec un a beau gendarme 3 » à sa suite. A-l-on une course à Taire; on prend une voilure de louage et l'on s'in- Slallc commodément sur les coiiwin^ [;mli:; que le o gendarme » grimpe sur le siège du cocher. A-t-oo soif; on se fait servir une glace au café do l'Europe, et lo o pondarme « gobe les mouehos à la porte. Je vous assure, e\i:elli>uce, que la chose a son côté plaisant. Du reste, vous en jugerez par vous-môme.

LE BARON

Tu dis?

Je dis que tu en jugeras par loi-mèmo. Car, enfin, il m'est permis de le tutoyer. Nous somme; complices.

ipli^. et proïiiqwS ti's ju'tes icdou.iliuns da 's pnr luits lucalairos.

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