‹ Gaetana drame en cinq actes en prose avec preface inedite et postfaceChapitre 83 sur 99 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Holà ! maraud 1

mnnoN-T-, reculant ud peu.

Maraud, soitl Mais, si j'obtiens dix mis pour tentative tl'afsa.— sinat, Ton Excellence on aura bien quatre ou cinq pour faux témoignage. Déclaration mensongère devant M. le juge d'inslructionl dé]io=ili'in milieu se en audience publique, sous la foi du serment, devant toute la ville de Naplesl Comprenez- vous maintenant pourquoi j'ai fait le mort pendant près do deus mois? Je voulais vous laisser le loisir do vous enferrer jusqu'à la garde. C'est fait 1

LE BARON

Je comprends. Combien veux-tu?

BIRHONE.

Je veux que vous alliez aux galères on qualité de forçat. Je veui, un jour quo nous nous promènerons ensemble, la chaîne au pied, sur la route du Pausilippe, vous montrer don Gabriel et madame Gactana assis l'un près de l'autre, et la main dans la

Ce n'est pas cela quo tu veux ; c'est vingt mille ducats : je te les donnerai.

El 1 R BON E.

Non, non, non!

LE BARON

Trente! (Birbone hocho m wio.) Quarante I Cinquante I

BIRBONE, raro.sjsnt les morceau de papier.

Ne vous égarez pas dans les chiffres. Donnoz-moi plutôt l' autographe que je vous ai demandé.

LE BARON

Jamais 1

BIRBONE.

Une fois, deux fois, trois fois?

LB BARON

Trois fois non! cent fois nonl mille fois nonl

BI KBONE.

Adieu I le boulet que vous traînerez au pied est fondu.

LE BA&ON, lui barrant le pgga.ee.

Prends gardel

Vous n'avez pas la prétention de m'intimider, peut-Être? J'ai passe ma vie dans le mal et je n'ai jamais eu peur. Je ne commencerai pas, aujourd'hui qu'il se présente une occasion de faire le bien. Ali ! je comprends votre dépit ; voici le jour qui se lève. |n omre im lidouj La foule se rassemble, l'hcuro approche; votro vengeance est un fruit mùr, excellent s cueillir, délicieux à savourer; et c'est moi, Bïrbonc, qui vous dis : N'y louchez pas! (h

LE B A HO N lai coupe la retraits el Loi parle eu le poursuivant.

Sais-tu, drôle, que tu viens de t'inlroduiro nuitamment dans mon domicile?

bihbone.

Co n'est pas la première fois.

LE BARON

Sais-tu que lu as ouvert ma porle avec une fausse clof , que le flagrant délit est constant,., que ?...

B1RBONE.

Allons chercher les magistrats, nous ferons d'une pierre deux coups.

le baron.

Sais-tu qu'il est imprudent de pousser un homme à la dernière extrémité lorsqu'on a son secret, qu'on est chez lui, ot qu'il peut, en appuyant son doigt sur un ressort..,

Ah! monsieur le baron, je suis sans armesl

LE BARON) poumriwit.

Tant mieux ! traître t ton secret va mourir avec toi t

BIHBONE.

J'en appelle! |U court nu timbre et sonne Ires-fort; la porte Je gaucho faune, Carilllo parait avec deux domestiques. Le baron s'utIlU);)

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