ACTE TROISIÈME
MARTINOLI.
Comment le savez vous?
Vous venez de me le dire. Je suis accusé de meurtre simple, j'en conclus qu'il n'y a pas eu de vol. « L' habitude des interro- « gatoires * ! »
MARTINOLI.
Assez!... Quel a été l'emploi de votre soirée?
BIRBONE.
Désagréable, depuis que ces messieurs m-'ont éveillé en sursaut.
MARTINOLI.
Qu'avez-vous fait depuis le coucher du soleil jusqu'à l'heure où la police est entrée chez vous?
BIRBONE.
J'ai soupe chez le traiteur, médiocrement. Sur les neuf heures, j'ai pris une glace au café, excellente. Après quoi, je me suis promené sur la plage en compagnie de deux amis, fort honnêtes gens, ma foi, « et acquittés à plusieurs reprises par divers tri- « bunaux de la capitale 8 . » Ils m'ont reconduit chez moi , à dix heures un quart, « j'ai fait mes prières en bon chrétien 3 , » et je me suis coulé dans mon lit.
MARTINOLI.
L'effronterie ne peut qu'aggraver votre position. On vous a pris sur le fait.
BIRBONE.
Qui?
LE COMTE
Moi.
BIRBONE, allant au comte.
Oh! monsieur le comte! — Après ça, les honnêtes gens ont leurs idées à eux !... mais je récuse le témoignage.