‹ Gaëtane de Montreuil et ses œuvres [microforme]Chapitre 2 sur 6 · IMPRIMERIE BEAUREGARDN, 222 AVE. GUIGUES · texte numérisé non relu

IMPRIMERIE BEAUREGARDN, 222 AVE. GUIGUES

Gaetane de Montrevil et ses œuvyres

MADAME 4A.-B, LACERTE ——— "th IE

Gactane de Montreuil et gs œuvres

Conférence donnée à Trois-Rivières, le 18 juillet 1916.

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IMPRIMER, BEAURLGARD, 222 Avr. GuiGuEs

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Gaêtane de Montreuil et ses œuvres

Ce n’est pas sans émotion que je me vois à Trois-Rivières, en présence d'un auditoire dans lequel je retrouve plusieurs des amis de ma pre mière jeunesse ; un auditoire qui a connu mon vénéré père et tous les miens.

Ce n’est pas une petite affaire que de choisir le sujet d’une conférence. D'abord, il m'est défendu de parler ici de Trois-Rivières et de ses destinés, attendu que nul n’est prophète dans son propre pays. La guerre, c’est déjà assez épouvantable, rien que d’y penser. Lessciences....Jene m’ y entends guère.

Il y a bien les grands hommes... Ne trouvez- Vous pas, Mesdames, qu'il y a trop de grands hommes dans le monde?—Qu'ils sont même devenus encombrants ?

À y regarder de près, ces grands hommes, c’est nous, pauvres femmes, qui les grandissons outre Mesure en en parlant toujours. Nous leur cédons toute la place ; eux, de leur côté, ne manquent pas de tirer toute la couverture,

Si nous changions le sujet de la conversation aujourd’hui etnous entretenions, non pas d’un grand homme, mais d’une... Il n’y a pas de grand’ femmes ; il n’en faut pas ; il ne doit pas y en avoir ; mais simplement d’une femme d'un beau grand tilent, aimable, spirituelle, une femme de lettre, poète exquis à ses heures,

Celle que j'ai choisie est une des canadiennes les plus distinguées d'entre celles qui ont la maftrise de la plume aujourd’hui.

Je n’ai jamais compris pourquoi il est d'usage d’attendre qu’un écrivain soit mort pour parler de ses œuvres—en bien s’entend—et j'ai tonjours pensé qu’une juste louange est le tribut mérité du réel talens. Pour moi, les diecours pompeux débités sur la tombe des écrivains— surtout ceux qui sont morts de misère et de désenchantement—ont plutôt une signification équivoque ; s’ils ne sont pas l’expression tardive d’un remords, ils ont le goût amer d’un sarrasme sacrilège et outrageant.

Je ne parle ici que de ce qui se passe chez nous et cela m’amène à vous exprimer ce qui est pour moi ua autre sujet d’étonnement. C’est l'enthousiasme, parfois exagéré, avec lequel on accueille les œuvres étrangères, et la réception plus froide que l’on fait à celles des auteurs canadiens, même quand elles ont valeur égale, Hélas! le vieux proverbe usé :

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“Nul n’est prophète dans son propre pays ” trouverat-il donc éternellement ch:z nous une cruelle application !

Et parce que la France, l’Angleterre, la Russie et d’autres pays ont produit des écrivains dont le génie impose à l'univers entier, faut-il que notre admiration aille vers eux en pas-ant avec dédain au-dessus de la tête de ceux q''i, près de nous, possèdent le feu sacré et à qui i! ne faudrait, pour . le faire briiler dans tout son éclat, qu’un peu d'encouragement, quelques miettes de notre admiration par trop exclusive.

Il ÿ a, en ce pays, des réels talents qui sont méconnus et inconnus par notre faute et il ne faut pas nous”

le dissimuler, notre orgueil national a, en ceci, un gros péché sur la conscience.

Parce que certains poètes, certains romanciers, certains écrivains respirent le même air que nous, qu’on peut les rencontrer tous les jours dans la rue, leur œuvre nous laisse indifférents ; il faut à notre esprit romanesque, le charme du mystère, l’attrait de l’exotisme. On dévore avec avidité et sans toujours bien les comprendre —les romans de Tolstoï, de Tinseau, de Lotti, mais les romans canadiens restent longtemps sur les tablettes des libraires. Et c’est au détriment de notre honneur national, car besucoup de personnes fort bien douées et qui pourraient être des écrivains de première force, s’abstiennent d’entrer dans une carrière qui ne peut, chez

nous, que les conduire à la famine, ‘‘ A quoi bon ?”? se disent-elles et elles renferment dans leur cœur les beaux rêves qui, si on leur permettait de déployer leurs ailes, s’envoleraient en livres magnifiques, qui iraient enrichir notre patrimoine littéraire.

Mais ne nous attardons pas plus longtemps à de vains regrets,

J'ai voulu faire, aujourd’hui, une chose un peu originale en vous parlant d’un écrivain vivant, bien vivant, d’un auteur canadien-français ; cet écrivain c’est une femme et elle à nom Gaëtane de Montreuil,

Gaëtane de Montreuil est née à Québec ; son véritable nom est Georgine Bélanger. Quand elle

s’est choisi un pseudonyme, elle prit le nom de sa mère qui était une Delle de Montreuil, descendante du Marquis de Montreuil qui commandait le régiment de Guyenne, sur les plaines d'Abraham, à côté de Montcalm.

Gaëtane de Montreuil fit son cours dans trois couvents de Québec et ne fut, nulle part, considérée une excellente élève ; non pas qu’elle manquât de talent—loin de là —mais parce que, détestant instinctivement tout te qui lui paraissait niais ou médiocre, méprisant souverainement tout ce qui ressemblait à de l'hypocrisie ou de la fausseté et peu soucieuse de se concilier l'amitié des gens qu’elle n’aimait pas, elle s’exprimait parfois avec une brutale franchise

qui, vous le devinez sans peine, en face de la dissipline rigoureuse du couvent, prenait les proportions d’un scandale,

Aussi, un jour que notre futur écrivain avait dessiné une corbeille de fruits qu’elle trouvait bien, une religieuse, sans l’en prévenir, y fit de copieuses corrections. Toute fière de son travail, la bonne sœur s’en vient en montrer le résultat à notre amie et lui dit de l’air satisfait de quelqu’un qui s’attend à un compliment: ‘Vous ne connaîtrez pas votre dessin.” Mais d’un coup d'œil l'élève jugea les corrections mauvaises et repondit sans cérémonie : — “Hélas oui, je le reconnais, malgré le déguisement dont on l’a affublé.” La religieuse choquée dit vivement :—‘* Vous êtes une ingrate.”” et reçut vivement cette replique articulée d'un ton tranquille et hautain :—‘: Ce qualificatif s’appliquerait plus justes ment à votre crayon.’

Une autre fois une maîtresse générale, qui déplaisait particulièrement à celle qui fait l’objet de cette causerie, arriva dans la classe les bras chargés de couronnes en fleurs de mousselines qu’elle avait fait confectionner en vue de la distribution des prix prochaine. La religieuse faisait admirer les couronnes à toutes les élèves, qui lui adressaient tour à tour des compliments, Une seule garda le silence, c'était notre amie, La maîtresse gé..érale qui l’avait en grippe, ne mauqua pas de le remarquer et lui dit d’un ton piqué: “Il n’y à Que vous qui ne m'avez

pas dit ce que vous pensez de ces couronnes.” Et, d’un air impertwbable Ja jeune fille répondit : —“" Elles me font beaucoup aimer les couronnes d’épines.

Il est inutile de vous dire, je pense, que cette année-là, elle ne fut pas couronnée.

J'ai voulu vous raconter ces petits incidents parce qu’ils peignent sous son vrais jour le caractère de Gaëtane de Montreuil. Et telle elle était aux jours du couvent, telle est restée dans le monde ; elle ne met pas de gants pour dire leur fait à ceux qui le méritent.

Mais, si elle n’est pas de celles qui prodiguent à la légère des démonstrations d’amitiés que le vent efface et emporte loin du souvenir, quand elle s’est choisi une amie, on peut compter que c'est une affection sincère qui vient d'éclore. Elle se moque philosophiquement de toutes les histoires que la jalousie et le dépit peuvent inventer sur son compte; mais, si vous touchez à ses amis, prenez garde !

Gaëtane de Montreuil débuta dans la carrière des lettres par de modestes essais qu’elle publia dans ‘Le Monde Illustré?’ sous le nom d’Aimée Patrie, puis elle entra, en 1897, dans le journalisme, et fut pendant cinq ans chroniqueuse à ‘La Presce.’? L'entrée de Gaëtane de Montreuil dans le journalisme inaugura un genre nouveau dans la litérature féminime de notre pays : la jeune chroniqueuse tint aux

femmes de chez nous le langage qu’elle aurait voulu qu’on lui tint à elle-même ; elle leur parla, non pas comme à des poupées d’étalage, mais comme à des êtres pensants, Et cela sembla si étrange que l’on “s’en émut dans certains milieux. Le poète Albert Lizeau, dans une biographie très-élogieuse qu’il écrivit il y a une quinzaine d'années, fit cette restriction, qui avait le caractère d’un reproche, que Gaëtane de Montreuil écrivait à la manière d’un homme, et ne laissait pas assez voir, dans ses écrits la sensibilité de son cœur.

Ceux qui ne connaissaient pas Gaëtane de Montreuil la regardaient avec défiance, ceux qui l'aimaient—et ceux-là étaient nombreux—étaient tentés de la plaindre, car ils prévoyaient que sa franchise lui créerait des ennemis. Ces derniers ne se sont pas trompés, Guëtane de Montreuil a des ennemis et des ennemis de Ja pire espèce malheureusement, de ces lâches qui n'osent pas vous attaquer en face mais qui sèment sur vos pas le venin hideux de la calomnie. Mais elle s’en soucie fort peu et poursuit son rêve littéraire en regardant toujours droit devant elle, bien au-dessus des petites gens qui tentent de l’amoindrir.

Très-éprié de littérature, et ayant au cœur des p'nsées que la prose lui semblait impuissante à exprimer, peut-être, notre amie se mit À écrire en vers avec la même facilité et les mêmes succès, Aujourd’hui, Gaëtane de Montreuil, je puis l'affire

mer sans craindre d’être démentie, compte parmi nos meilleurs poètes canadiens-français.

Mais, Gaëtane de Montreuil n’est pas seulement poète; elle écrit aussi admirablement Ja prose. Or, c’est plus rare qu’on serait porté à le croire un poète qui écrit bien la prose : généralement un poëte est un intcrérable posateur.

Gaëtane de Montreuil excèle surtout dans le style descriptif. Vous le savez tous, on peut s’extasier devant un lac encaissé dans de vertes collines, une rivière aux simueux contours, un coucher de soleil, etc; tout cela, c’est splendide, et nos yeux r” peuvent se lasser d'admirer. Mais, quand on veut décrire ces choses, Oh ! c'est toute autre affaire! Lorsque Boileau a écrit: ‘Ce que l’on conçoit bien, s’énone clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément” il n’a pas pensé à la description des paysages je crois !

L’an dernier, je visitai une caverne: cette excursion me laissa une impression profonde d’admiration. J'aurais voulu peindre, et par des mots, les merveilles que j'avais tant admirées.. .Je n’y parvins qu’imparfaitement. Quelques jours plus tard, il me tomba sous Ja main un roman de Gaëtane de Montreuil intitulé ‘‘ Fleur des Ondes,’ au troisième chapître duquel je lus la description d’une grotte... J'enviai au charmant écrivain son style discriptif : C’était tout simplement splendide! Je vais vous lire une partie de ce chapttre intitulé

‘* La Grotte,” vous en jugerez par vous-même. Mais auparavant, je vais vous raconter le roman ‘‘ Fleur des Ondes,”’ en quelques mots; vous jouirez mieux ersuite de la description de Ja grotte.

Dans le prologue de ‘* Fleur des Ondes 7, Gaëtane de Montreuil raconte que le comte Samuel de Savigay et son frère Olivier surpris par l'orage, demandent l’hospitalité au duc d’Alombrès, personnage assez suspect, dont la sœur Mercédes est belle à ravir ; le Comte Samuel trois mois plus tard, épouse Mercédes d’Almbrès, Le comte et sa femme vivent heureux peniant quelques mois ; mais un jour, le Comte de Savigny est obligé de quitter le château ; c’est sa première séparation d'avec sa femme qu'il adore,

Ee Comte Samuel dans une hotellerie où il s’arrête, rencontre un étranger qui, lui, se rendait au château de Savigny faire au Comte Samuel une grave communication. Cet étranger fait connaître au Comte Samuel la femme qu’il a épousé : Mercédes d’Alombrès n’était qu'une aventurière du nom de Jeanne Duval, qui, un jour, de concert avec son frère Jean Duval, avait mis le feu au château d’Alouibrès (l'étranger était le véritable duc d’Alombrè:-) et avait volé ses parchemins et ses titres, Le Comte Samuel de Savigny, fou de désespoir, revient chez lui et comfronte sa femme, qui tombe à ges pieds morte de honte et de douleur. Puis le Comte Samuel de Savigny, découragé, part pour ne plus revenir, laissant ea fortune et son titre à soa frère Olivier,

Dans le premier chapitre de ce roman ensuite, on voit le fils du comte Olivier, Philippe de Savigny. Olivier de Savigny est mort. Son fils s’en barque pour le Nouveau Monde et c'est ]à qu’il rencontre l'héroïne Fleur des Ondes. Philipe de Savigny, fait prisonnier par les Iroquoir, va mourir. Fleur des Ondes lui sauve la vieet l’amène dans sa grotte— ici se trouve la description de Ja grotte que je vais vous ’ire dans un instant.— Bref, Fleur des Ondes est la fille du comte Samuel de Savigny, qui, bien des années auparavant, s'était, lui aussi, dirigé vers le Nouveau Monde et qui y avait épousé une Indienne, Philippe devient amoureux de sa cousine ; il ramène Fleur des Ondes en France et l'épouse

Maintenant voici la description de la grotie que je vous ai promise :

C'était une caverne profonde dont l'entrée, une crevasse étroite, de trois pieds au plus, se prolongeait à ciel ouvert

une dizaine de pas, et aboutissait à un élargissement irrégulier formant une salle naturelle.

On y pénétrait par cinq degrés descendants, taillés à même le roc. Ce logis étrange recerait la lumière par une fissure qui donnait à l’est, et allait en rétrécissant vers le haut, rappelant vaguement une fenêtre ogivale sang châssis, Un jour déclinant y filtrait, en ce moment, de pâles rayons qui ajoutaient à l'aspect fantastique du lieu, L.8 cassures du granit semblaient bordées de perles et de diamants ; la voûte, hérissée, de pointes et d’arrêtes nombreuses, prenait l’aspect imposant d’un cintre gigantesque, surchargé de sculptures. Chaque anfractuosité avait l'allure sci.itillante d’un feston de pierreries ; tout coin d'ombre semblait receler les étonnantes beautés d'une architecture innommée,

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La fenêtre à mi-hauteur et arrangée en foyer, servait en même temps de cheminée. Il y flambait des bûches qui répandaient une chaleur parfumée. La lueur mourante de ce bûcher ajoutait son caprice à la fétrie locale : lorsque montait un bouquet d'étincelles, les parois de la grotte s’illuminaient d’une substance fugace ; on eut dit des étoiles jouant à cachecache dans les insondables profondeurs de la nuit.

Tout ce que l’ingénuosité et le bon goût avaient pu tirer de la forêt se réunissait dans cette demeure rustique pour la rendre coquette. Au milieu de la chambre, une grande pierre plate, posée eur quatre gros cailloux, tenait lieu de table ; dans une coquille remplie d'huile, lampion primitif et fumeux, brûlait une poignée de mousse, Le sol disparaïsenit eniè. rement sous des fouriures, L’ameublement com prenait encore trois escabeaux, faits de troncs d'arbres, dépouillés de leur écorce et taillés de telle sorte que trois branches fourchues tenaient lieu de pieds. De chaque côté du corridor, c’est-à-dire dans la partie la plus abritée, étaient deux lits de sapin recouverts de peaux d’ours. Une large daie servait de porte. Les murailles eh roc massif, diseimulaient leur sévérité sous une avalanche de fluurs sechées, de feuilles d'érables et de grands papillons. De place en place, de larges panneaux en écorce de bouleaux, décorés artistement, donnaient à ce logis un étrange aspect de sauvagerie et de ci vilisation,

Et voici maintenant deux pièces de poésies descriptive de Gaëtane de Montreuil que je vais aussi lire: l’une de ces pièces a été publiée, l'autre est inédite.

— “Je voudrais bien pouvoir parler des poésies de Gaëtane de Montrenil comme je le devrais ! ?? dis. je l’autre jour à un écrivain très distingué, Membre de l'Académie Française,

—"" C'est facile?” me répondit-il ; dites la vérité : dites que les vers de Mde de Montreuil ge lisent aussi facilement que de la belle prose ; c’est là le meilleur éloge que vous puissiez faire.”

Il n’en est pas un parmi nous peut-être qui n’aie reculé devant la tîche de lire une longue tirade en vers. Pourquoi?.... ‘ Des vers, moi, je ne com. prends pas ça parfaitement ”, dit-on. Encore une fois, pourquoi ? Si ces vers sont écrits en bon français, Pourquoi ne les comprendrions-nous pas aussi bien que la prose? —Ah ! c'est que pour faciliter la rime, certains rimeurs contortionnent la phrase par l’abus des inversions, à tel point que la syntaxe ne s’y reconnait plus. Voilà un moyen dont Gaëtane de Montreuil se garde bien : elle possède trop l’art d’é. crire pour avoir recours à detels ex pédients ; sa phrase est toujours correcte et ses vera, tout en étant on ne peut plus poétiques, sont souples et d’une lecture agréable,

Tous les pe ètes ne font pas de la poésie poétique : cela, vous le savez sans doute. Mais les vers de Gaëtane de Montreuil sont, je le ré pète, simples, poétiques et suffisamment sonores. Je dis suffisamment sonores, car, l'excès de sonorité même peut être un défaut, £t, à propos de sonorité des vers, VOUS COnnaissez peut-être cette petite chose sarcastique qui a été écrite à propos de certains vers de Victor Hugo, à qui on reprochait de mettre un peu trop de roulades dans ses vers, au point que, pe-fois, on eut pu les croire écrits en latin plutôt qu’en français :

1Où, 6 Hug, juchera-t-on ton nom ?—

‘Poète enflu nommé que ne t'a-t-on ?-

‘Quand donc au Mont qu’Académique on nomme, ‘* De roc en roc, grimperas-tu, rare homme ? ’’—

Nul ne sera jamais tenté d'écrire àe telles lignes à l'égard des vers de Gaëtane de Montreuil, car ils n’ont de sonorité que juste assez pour plaire à l'oreille : Gaëtane de Montreuil est un vrai poète.

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