‹ Galanteries XVIIIe siècleChapitre 19 sur 139 · I.K HAIT · texte numérisé non relu

I.K HAIT

(Composition «le Hinol. gnivro \tn\ .1. l.v n<\v pour les Conlfmporaines^ (if llctir «le In Bretonne.)

mœurs, dira-t-on ! Moi je n'ai qu'un principe en morale, c'est quelle nous doit rendre heureux. On n'est heureux que par la

LA ioipj: 1)i:s bilboquets

(Estampe anonyme <lu coinniencenieiit du xviii'^ siècle.)

(*) Le bilboquet fut, un instant, une véritable folie qui ga<rna toutes les classes de la société. Du petit au jiiand tout le monde voulut > bilboqueter ». D'aucuns en perdaient le manger.

La... . vise le plaisant jeu du bilboquet d'amour.

vertu, je le sais, aussi ma ^opiiie n'en iiiauquera-t-eile jamais. J'ai ouï-dire, ou je l'ai lu, (ju'il y avait un pays en Afrique dont la reine essayait les plus beaux jeunes gens de son royaume avant que de se donner un mari ; je n'approuve pas cela, d'abord parce qu'on n'a que le physique en vue, par cet usage, ensuite, parce que rien n'est plus aisé que d abuser de ce moyen. Je suis bien éloignée de rien concevoir qui approche de cela : mon essai ne sera que pour les umurs, le caractère. Je voudrais voir aussi, néanmoins, si l'homme à qui tout serait permis, userait de cette per mission : s'il en était tenté, certainement je ne le permettrais pas, et je >iendrais au secours de ma lille. Mais mon but le plus sûr à atteindre, c'est que la conduite que je veux observer, tiendra l'amour de mon gendre en haleine, el que je rendrai ma tille heureuse ])ar le mariage, ce grand ennemi du bonheur.

« J'ai le bonheur d'avoir réussi, j'ai trouvé Ibonuiie que je cherchais, ma conduite a été celle que contient cet écrit, et tout va bien. Ce î28 septembre 1779. »

(HÉTiF i)K LA Bretonne, le Mari à Cessai. )

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