‹ Galanteries XVIIIe siècleChapitre 49 sur 139 · DIALOGUE ENTRE DEUX SERVANTES · texte numérisé non relu

DIALOGUE ENTRE DEUX SERVANTES

Eh bien ! notre nouveau curé? —

Ah ! palsangué, c'est un brave homme I Le premier était bon, mais je veux qu'on m'assomme Si le second n'est meilleur, à mon gré. — Comment cela ? — Comment ? Tiens, juges-en, commère ; Il me donne par an quarante bons écus ;

Voire quelque chose de plus ?

J'ai la clef de la cave et je n'ai rien à faire.

— Et la nuit...?- — Uh ! la nuit nous faisons lit à part ;

Messire Arlot est un saint prêtre.

Qui ne ressemble en rien à messire Chouart,

— Dieu me garde d'un pareil maître I

Il me ferait mourir d'ennui :

Oh ! que j'aime bien mieux servir chez son vicaire. Je n'ai que dix écus et je fais maigre chère.

Mais du moins on couche avec lui.

{Étrennes gaillardes, 1782.)

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(Gravure de Dunrker. pour le Tnhleau de Pnris, de Mercier, 1789.)

GALANTERIES XVIII^ biÈCLE

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