‹ Galanteries XVIIIe siècleChapitre 53 sur 139 · L AVEU OU CE N EST PAS TA FAUTE · texte numérisé non relu

L AVEU OU CE N EST PAS TA FAUTE

Une'maison connue était toute en rumeur, Voisins, gardes, servants, invoquaient saints et saintes ;

La dame du logis sentoit de la douleur Pour accoucher. Falloit entendre ses complaintes ! Falloit voir les soins de l'époux.

Mais très époux et portant mine D'un être débonnaire et doux !

Aux moindres cris il conjuroit Lucine De regarder en pitié

Sa moitié.

La maligne femelle Crioit encore de plus belle.

L'accoucheur actif travailloit Et l'époux bénin sanglotoit.

Assez souvent on compte sans son hôte; Vous allez voir : « Mon cher petit mari, Dit la femme souffrante au bonhomme attendri. Ah ! ne pleure pas tant, va ; ce n'est pas ta faute. »

(l'essai sur l'art des accouchements, par Sue, prévôt du (Collège Saiiit-( lôuie, 1779.)

'galanteries XVIII® SIÈCLE

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— .1 ;i\ ;»rs le iliuix il'rlr»- v(»lic mari, dit !«• piiij«o, on s«- in«-tl.'iiit h ses uenotix. j«' préfèro (^'rlre voire nmnni, votn* ndonilnir litli'le.

(Vi^'nellc dans le jienre de.Gravelol, pour le Nouvel Aheilard, de Rélif «lo

IntWfetbnne, Paris, 177S.)

— « Kcoule, mon clter-m»ri; je le demande pour («..nlielle Ie< nu'mes t'^ardque pour ma ^M-iir ^i t'IhJ étéit i<i : rendons-la heureuse; elle méritr dr JVlrc; et sois sûre ^\ur I fstiuie ipw nous aurons pour elle nous luinotvra niuisnu^mes.

— « Je l'avais ilrjà pensé. Je ne mrltrai de «lifTt-renoe entre vous el votre amie que celle <pie vous voudrez, vous hirnie. Isabelle vous aime; elle n des droits à mon re.speot. Je oonnnis la sainte sévérité du mariage ot la pureté de votre Ame. Je vous donnei.ii .'.•- i.-.i^.-K mii.. vnr la bouche de votre céleste amie, et plie vous les^rendra.

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