MONSIEUR LE COMTE, DES RESPECTS, ASSEYEZ-VOUS
Frontispice pour La suite du comle de Sininl-Mérnn ou les Nouveaux égarements du cœur et de l'esprit, Bruxelles et Paris, 1789.)
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un air plus posé avant de vous montrer à mes gens... Venez, que je mette une épingle dans une de vos boucles qui tombe... Vous êtes tout dépoudré, tout défrisé... Approchez- vous donc, un peu plus... Les beaux cheveux! et quels yeux î... Ne nous haïssons pas ! — -Moi î vous haïr ! — Soyons sages... une plus longue visite nous exposerait aux commentaires des valets... »
Germeuil, toujours plus enivré, fit de véritables extravagances,
pleura, supplia, se prosterna, eut des accès de désespoir. 11 faut avoir été à la place de Saiiit-Méran. pour imaginer ce (juéprouvait ce jeune homme dans cet orage des sens déchaînés, embrasés de désirs tour à tour excités et contrariés par les appas et par le manège dune f(>mme aussi artilicieuscmeut belle.
.M"'« de Moupal tint fci iMc. avec une douleur prudemment ménagée, bien sûre qu'en se refusant,elle avancerait plus le grand ouvrage de la séduction complète quelle préparait. Heproches entremêlés de soupirs, brusqueries pleines île grâce, invec tives nuancées d'éloges, regards courroucés et toujours caressants, ordres et mouvements de bras et de mains qui s'accordent pour repousser et qu'accompagne imperceptiblement un serrement déli-
Ole-loi tlonr. |ii'lit fripon. In inempêches de
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Cola ol l»oii niielqiiefuis, niai'i trop esl trop.
(Visuelle do Que%erdo fjravée par BInnohard, pour les Uij<ntx indixcrrUAp Diderot, édition df 17117.)
GALANTERIES XVIIl® SIÈCLE
cieux ; indignation, courroux, désespoir, derniers adieux... tout fut employé à propos, et tout porta coup. — « Ne vous verrai-je donc plus ? — Non, non, jamais... jamais... J'y cours trop de risque... Et... méritez-vous mon estime? »
En sortant de ce cabinet, Saint-Méran, éconduit, crut cesser de vivre. Il resta comme un .
corps sans âme, ne sachant plus ni où il va, ni ce qu'il veut; pas même sil existe.