‹ Galanteries XVIIIe siècleChapitre 82 sur 139 · LE LEVER DE L AURORE · texte numérisé non relu

LE LEVER DE L AURORE

Quel spectacle quun beau matin. Répétait Lucette à sa mère !...

Que jaime à voir un ciel serein Oue par degrés laurore éclaire.

Les oiseaux volent au-devant, Le célébrant par leur ramage.

Comme un peuple attend Son souverain à son passage.

Aussi, dès la pointe du jour.

De son lit séchappait Lucette, Happortant toujours au retour Quelques plis à sa collerette :

On disait quun zéphir badin S'était joué dans sa parure ; Il nest que lui (jui, si matin, Soit éveillé dans la Nature.

(le zéphir est bien attrayant.

Se disait la mère sévère.

Sa fille un jour part ; à linstant.

Tout doucement la suit sa mère.

Dans un réduit bien ténébreux La petite court voir laurore :

Et ce zéphir si dangereux Est un beau garçon quelle adore.

On conçoit bien, en pareil cas.

Le bruit quune maman peut faire !

Eh ! mais, d'où vient tout ce fracas.

Dit Lucette d un ton sincère !

Le soleil a plus de splendeur Observé dune grotte obscure Et Monsieur est un amateur.

Nous étudions la Nature.

M. Le Prieur.

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