V. Dcvisch, Bibliotlicca Cisterciciisis, p
GRENAN (Bénigne), né à Noyers vers 1680, mort à Paris le 13 mai 1723. Grcnan, professeur de seconde et de rhétorique au collège d’Harcourt pendant près de vingt ans, a laissé les ouvrages suivants : 1° La X” et la XI* satires de Despréaux, traduites en vers latins' par M. Grenan, et imprimées à Paris en 1705. — 2® Epistola clariss. viri Nie. Boileau-Despréaux, de Amoredivino, conversa e galiico in latinum;
Paris, Cl. Thiboust, 1706, in-8“. — 3“ Ode sur le vin de Bourgogne, avec la traduction en vers français. Cette pièce a été imprimée avec la traduction de M. de Beliccbaume, in-12 et in-8®, en 1712, dans le procès poétique, touchant les vins de Bourgogne et de Champagne, jugé souverainement par 1a faculté de médecine de Pile de Co, etc.; avec une requête lutine de Grenan à M. Fagon, premier médecin du Roi. Cette dernière pièce donna occasion à quelques épigrammes insérées dans le dernier supplément de Moréri. — 4“ Paraphrasis lamenlationum Jeremiæ carminibus expressa; Paris, 1715, in-8®. — 5® Oraison funèbre de Louis XIV, prononcée en Sorbonne le H décembre 1715. (Dans les Selectæ orationcs clarissimorum quorumdam in universitate Parisiensi professorum, 2* volume, publiées par Gaullyer, professeur au collège du Plessis, et imprimées en 1728). Cette pièce excita une dispute entre l’orateur et le P. Porée, jésuite , détaillée dans le Supplément de Moréri de 1735 et dans la bibliothèque française du même auteur, tome II, 2® édition. Grenan répondit à la critique de quelques endroits de son oraison censurés par le P. Porée. Un am; du professetir seconda Grenan, et se déclara pour lui contre le Jésuite dans une lettre de 20 pages. Toutes les pièces de cette dispute ont été imprimées in-12 en
1716. Dans le môme recueil de Gaullyer, on voit aussi plusieurs discours de Grenan). — 6® li’abbé Archimbaud fait mention d’une épître latine de Grenan à M. le chancelier Daguesseau. — 7® Eloge des .vins de Bourgogne, ode latine. Elle a été traduite en vers français par de 1a Monnoye, et imprimée à Dijon,' in-8®, chez de Fay ; et à Paris, sous ce titre ; Deffehse des vins de Bourgogne. Celte pièce, avec la réponse de Coffin, intitulée : La Charhpagne vengée, ou réloge du vin de Champagne en vers latins, se trouve aussi dans les Seleclà' carmina clarissimorum qûoruindàm in ùniversitafe pfofessorum, où l’on voit encore une ode de Grenan sur le vin de Bourgogne et une vingtaine d’autres pièces du même auteur, qui forment à elles seules le septième livre du recueil. — 8® Lettre à M. le Chancelier, vers contre Platon , etc.
V, Supplément ilé Moréri , par Tabbé Gouget. — Mercure de mai 1723. — L*abbé Arebimbaud, Nouvelles lillôrairos, t. l, p. 27 et suiv., et recueil de pièces fugitives, etc. — Courtépée‘, nouv. édit., lll, .527. — Girault, Essais sur Dijon, p. 457.
GRENAN (Piehre), rié à Noyers en <660, mort le 17 février 1722. Frère du précédent, membre de la congrégation de la Doctrine chrétienne, dont il fut trois fois provincial, et
où 11 se distingua comme professeur de bcllesletlres cl comme prédicateur ; Pierre Grcnan, écrivain délicat et facile , mais d’une mauvaise santé qui le priva de travailler comme il l’aurait voulu, a laissé un échantillon de son savoirfaire en poésie, intitulé ; Apologie de l’équivoque, satire ; 1710, in-12. — On allribue en outre à P. Grenan quelques lettres écrites à l’évêque de Blois, Tclaumarlin, mais qu’il a toujours désavouées , et plusieurs pièces, tant en prose qu’en vers, restées anonymes.