V. Courtépée, nouv. édit., t. Ill, p
GUIJON (Jean), né à SauÜèu vers 1510, mort à Autun, père des quatre savants dont de la Ma-
re a fait imprimer les ouvrages. Jean Guijon voyagea avec son Irère Philippe en. Orient, et offrit ses services, ainsique ce dernier, au grandmaître de Malte, Philippe de Villers-Adam; fut blessé en 1322 à la prise de Rhodes , et revint en France où il apporta un manuscrit grec du Nouveau-Testament, datant du XI® siècle, pour se fixer à Autun, où il exerça la médecine avec réputdlion. Jean Guijon, avail, à en croire de la Mare, écrit un journal du siège de Rhodes.
V. De la Mare, præfit. ad Giiiionioruiu opéra et vitas. — Courtépée, nouv. édil., t. IV. p." 106.
GUIJON (Jean), né à Autun en 1344, mort le 26 novembre 1605, fiils du précédent; d’abord professeur d’humanités au collège de Navarre , puis, sur les conseils de Montaigne, de rhétorique à Bordeaux. Guijon, qui excellait dans les mathématiques, là mécanique, la botanique et surtoutdans l’astronomie, fut en 1383 nommé par Henri 111 procureur du roi au bailliage d’ Autun, et proposé, à son dit, par le Pré.sident Jeannin pour être le précepteur de Louis Xlll. Voici les titres de ses diOérenls travaux : 1° Dis.scrtatio de magistratibus Augustodunensis fori, et regundis inter eos finibus (.p. 396-.459 Güijonior. operum). -^ 2® Thema et eclypsis splaris anno 1603 (p. 439-464
U>id.)i— 3® Quelques poésies latines (p; 464t492 ibid.). — 4® • Commentaire sur la botanique.
V. Guijoniorum opéra et vitæ de de la Mare. — De Launoy, Histoire du collège de Navarre. •
GUILLAUME, fils de Burchard de Seignelay et d’Eléonor de Montbard, fut élevé avec son frère Manassès à l’église d’Auxerre. 11 devint successivement trésorier de l’église de Sens , archidiacre de Provins et doyen d’Auxerre. En 1207, le chapitre de ce dernier lieu l’appela au siège épiscopal. Son frère fut aussi bientôt élu évêque d’Orléans. 11 affranchit son église des droits régaliens. Le pàpe Innocent 111 apaisa un différend qiie les deux frères eurent, en 1209, pour le service*militaire avec le roi Philippe- Auguste". Guillaume prit part à la croisade contre les Albigeois. Il rebâtit sa cathédrale et son palais épiscopal. Le pape Honorius Ijl l’ayant obligé, en 1219, d’accepter le siège de Paris, Guillaume se distingua par "des règlements sévères contre les étudiants; il mourut le 23 novembre 1223 et fut inhumé à Ponti snv.
GUILLAUME (d’Auxerre), né à Auxerre à laûn du Xll® siècle, docteur en théologie, archidiacre de Paris, écrivit la grande Sqmme de théolqgie.
GUILLAUME (Gabriel), né à Dijon le i2 mai 1632, mort dans la même ville le 20 septembre 1717 ; avocat au Parlement de Dijon , conseiller de la province de Bourgogne et substitut du procureur général pendant' cinquante- un ans. On a de G. Guillaume, qui passait pour orateur de mérite, plusieurs discours : 1® Discours qu’il prononça au Parlement de Dijon, au mois de janvier 1671, à la présentation des lettres de provision de S. A. S. Monseigneur le duc d’Anguyen, pour le gouvernement des provinces de Bourgogne et Bresse; Dijon, 1671, in-4®. — 2® Discours prononcé au Parlement de Dijon, le 20 mai 1710, en y piésentant les lettres par lesquelles S. A. S. Monseigneur le Duc (Louis-Henri) a été pourvu du gouvernement de Bourgogne; Dijon, Jean Ressayre, 1711, in-4®. — 3® On trouve à la page 137 et suivantes de ta Coutume de Bourgogne, par M. Taisand, une requête de M. Guillaume et de M. Petit, avocats, sur le franc-alleu, présentée à M. d’Argouges, intendant de la province, par le procureur syndic des Elat< de Bourgogne. — 4® Discours à l’occasion de la pi ésentation des lettres du prince Louis de Bourbon (resté manuscrit).